#RDVdesmots – Élève tes mots (Rumi)

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots – Élève tes mots (Rumi)

 Le #RDVdesmots, c’est une semaine, une citation, une production libre.

Vous souhaitez participer au rendez-vous des mots ? C’est très simple, il vous suffit d’être inspiré par la citation, vous pouvez participer sur votre blog, sur Instagram, Facebook, Twitter ou même en commentaire. Il n’y a pas de jour imposé ou d’ordre, pas de contraintes. Tout le monde peut participer. Faites parler votre imagination ! N’oubliez pas d’utiliser le hashtag #RDVdesmots et de faire signe en commentaire pour que nous puissions nous retrouver les unes les autres.

Je vous laisse ici les citations des semaines passées, que vous pouvez vous approprier à tout moment :

« Elève tes mots, et non ta voix.
C’est la pluie qui fait grandir les fleurs,
non pas le tonnerre. »

Rumi

Que cette citation est belle ! Elever ses mots, employer le meilleur registre qu’il soit pour éduquer nos enfants au lieu de faire résonner des cris qui ressemblent au son du tonnerre qui fait peur et qui crispe plus qu’il n’apaise. Tel est le sens que j’attribue sans surprise à ces mots très imagés.

Cette citation me fait tout de suite penser au grand courant en marche au moment où j’écris ces lignes. Je ne parle pas là de politique, mais plutôt de cette tendance que l’on voit fleurir un peu partout : l’éducation bienveillante (la parentalité positive…).

Vous connaissez ? Utiliser le « je » pour exprimer son mécontentement plutôt que d’employer le « tu » accusateur… ça vous parle ? Ne pas utiliser la négation dans la construction des phrases pour éduquer nos enfants mais tout basculer en affirmation positive. Par exemple, ceux qui disent « Ne te barbouille pas le visage avec ta purée, on ne joue pas avec la nourriture » devraient dire : « Mange proprement s’il te plaît et avale ta purée ».

Ce mode d’éducation est très en vogue, il tourne le dos à l’éducation traditionnelle que vous pouvez notamment retrouver dans des émissions telles que Super Nanny par exemple (que je n’affectionne pas non plus).

Cette émission doit être un véritable cauchemar pour les adeptes de l’éducation bienveillante, car cette dernière rejette les punitions au profit de dialogues coopératifs où la décision de l’enfant a autant de poids que celle de l’adulte qui se tient en face de lui, et qui n’est généralement autre que l’un de ses parents.

Vous le ressentez peut être dans le ton de ce début d’article, ma pratique de l’éducation est légèrement plus édulcorée que celle dont je viens de parler. J’ai dit édulcorée ? Je n’ai pas nommé ladite éducation ? Laissez-moi vous dire pourquoi.

La première chose que je note, ce sont ces appellations tranchées qui nous sont imposées : éducation bienveillante ou éducation positive (nous avons même déjà parlé d’éducation neutre, qui est tout sauf neutre). Le problème réside dans le fait que nous ne pouvons pas dire : « Je ne pratique pas l’éducation bienveillante » ou « Je suis contre l’éducation positive ». Les termes employés pour nommer ces éducations sont forcément en parfait accord avec tout ce que des parents en quête de perfectionnement aimeraient atteindre.

Et si demain je sortais « l’éducation joyeuse », pourriez-vous être contre ? Ces appellations me chatouillent les oreilles. Elles mettent les gens dans des cases. Nous sommes inconsciemment poussés à être naturellement en faveur de certaines structures sans même savoir ce qui se cache derrière leur nom.

Ensuite, je pense vraiment que l’éducation que je souhaite donner à mes enfants est plus édulcorée que ces éducations qui s’autoproclament « bonne, positive, joyeuse, sans contraintes, bienveillantes… » Je le dis car paradoxalement, il me semble justement que ces systèmes de pensée contiennent des formes de sévérité. Cette sévérité n’est peut-être pas directement destinée à l’enfant, mais elle est indéniablement imposée aux parents.

J’ai parcouru énormément de témoignages, des lignes et des lignes de parents qui se mettent dans la posture du parent parfait qui n’est là que pour donner de bons conseils aux autres parents, mais qui se retrouve à donner des leçons plus qu’autre chose. Ce genre de dérive me semble dangereuse quand l’on sait pertinemment que tous les dialogues coopératifs avec les très jeunes enfants (en fonction de l’âge, de la position dans la famille, mais aussi du caractère propre de l’enfant) ne mèneront pas forcément à un résultat concluant.

L’application de certaines de ces règles strictes pourrait mener à bon nombre d’échecs ajoutés à un ressentiment de culpabilité de ces parents impuissants.

Pour ma part, je trouve la citation de la semaine particulièrement belle. Je partage l’idée générale que crier ne résout rien. L’éducation que je souhaite offrir à mes enfants se veut douce, et respectueuse des petits êtres qui grandissent devant moi.

Je ne comprends pas en quoi imposer certaines règles serait néfaste pour l’enfant. Pourquoi l’emploi de la négation ferait de moi une mère malveillante (ça n’est pas dit comme tel, mais c’est ce qui est sous-entendu) ?

Voici une phrase que je pourrais typiquement énoncer : « N’approche jamais les clefs de la prise, c’est très dangereux, tu pourrais t’électriser et avoir très mal alors joue un peu plus loin. »

Notez que cela impliquerait déjà que mon enfant soit en train de jouer avec des clefs…

J’essaie simplement de montrer qu’une éducation peut être détendue, respectueuse, protectrice, bienveillante et douce sans pour autant exclure ce qui pourrait être perçu comme « un ordre » ou une négation.

Je pense vraiment que l’enfant à besoin d’être encadré par une autorité qui se présente comme telle, sans cris, ni violence évidemment. Plutôt une éducation encadrée qui n’hésite pas à recadrer les dérives d’un enfant qui pourrait se faire mal ou faire mal à son tour.

La vie est pleine de règles, et je ne parle pas encore des règles de bienséance qu’il devra de toute manière assimiler, car un parent qui pratique l’éducation bienveillante, aussi parfait soit-il, aura aussi des comptes à rendre à la société sur ce plan-là. Il y a aussi des règles primaires telles que la pesanteur et j’en passe…

Prenons un exemple : si je voyais mon enfant s’enrouler la tête avec un sac en plastique, je suis absolument certaine que ma réaction serait vive et tranchante pour son bien. Avec trois temps : le premier, celui de l’action durant lequel j’ôterais le sac en plastique. Le second, celui de l’explication. Le troisième, celui du réconfort.

Cependant, si l’enfant venait à récidiver je pense vraiment qu’une punition serait bienvenue pour qu’il saisisse que ce qu’il prend pour un jeu est en fait dangereux pour lui. Attention, comme je le disais plus haut, je suis contre toute forme de violence. Lorsque je parle de punition, je pense à le priver de dessert. A le mettre au coin, ou une autre forme de punitions légères mais assez significatives pour qu’il n’ait pas envie de recommencer.

Globalement, mon éducation ne s’éloigne pas énormément des éducations dites « bienveillantes » ou « positives » puisqu’elles prônent le respect de l’enfant, l’expression d’un amour constant pour son enfant et le dialogue comme outils privilégiés. Mais il y a quelques subtilités sur lesquelles mon regard diverge.

Pour moi, l’important est de veiller à ce que nos réactions de parents, quelles qu’elles soient, ne résultent pas de l’expression d’une forme de « vengeance », mais qu’elles soient justes et mesurées, dans le seul et unique but d’éduquer l’enfant.

Autrement, nos réactions pourraient résulter d’une colère néfaste pour l’enfant et pour nous-mêmes. Et comme un grand homme l’a énoncé à juste titre : « La colère est la clé de tous les vices. » Nos enfants sont de petites éponges : s’ils nous voient hors de nous, il faut s’attendre à ce qu’ils se comportent de la sorte. Avec des réactions probablement démesurées dues à leur état d’enfants, en pleine découverte de leurs émotions et qui testent leur limites.

Personnellement, je pense que les parents ne doivent pas être dépourvus d’autorité verbale, sans pour autant faire usage de force (morale ou physique) mais seulement de logique et de bon sens, d’amour et de tendresse.

EM.

Voici pour ma participation au #RDVdesmots de cette semaine. Une fois encore, je suis impatiente de venir découvrir ce que cette citation vous a inspiré, dans l’espoir de vous voir de plus en plus nombreuses. Je vous laisse ici une citation pour la semaine prochaine :

 Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

Jean de la Fontaine

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Publié dans #RDVdesmots, Éducation | 11 commentaires

La mine de plomb

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots – La mine de plomb

La vie, c’est comme en dessin. On a des envies, des projets, des ambitions, et puis un beau jour on se lance. La feuille est blanche, le champ est large, il laisse libre cours à notre imagination et nous sommes là, penchés sur les vastes possibilités qui s’offrent à nous.

A mesure que le temps avance, les choses se dessinent. Le plomb se répand et répond aux effusions d’idées qui nous traversent l’esprit. La mine est guidée, elle s’engage sur le chemin vers le dessein, celui du destin qui attend le dessin. Sera-t-il réussi ?

Souvent, très souvent il y a ce moment très particulier qui survient. Cet instant suspendu durant lequel l’esquisse ne ressemble plus à rien. N’importe qui pourrait passer derrière vous et vous suggérer de tout arrêter, de laisser tomber. A juste titre sûrement, seulement le dessin est à vous, il est entre vos mains.

Qui d’autre peut savoir et avoir cet espoir si ce n’est pas celui qui appose la mine ? La vie, c’est comme en dessin, et nous le savons bien. Il suffit d’estomper les deux ou trois aplats qui sont bien trop foncés. Il faudra prendre le temps, frictionner le papier ; effacer tout le plomb trop longtemps délaissé par l’atmosphère de plomb qui entoure le crayon.

Et puis il y a ce temps, celui-là, le dernier. Celui qui vous permet enfin de contempler, de récolter le blé. Les perspectives sont nouvelles. Les profondeurs se révèlent. C’est à peine si vous saviez où la mine allait vous mener. Pourtant vous avez réussi à force d’essayer.

Vous aurez beau montrer, afficher le papier, vous étiez et serez l’observateur privilégié. Vous avez orchestré le chef-d’œuvre toutes ces heures. Reste à s’en délecter, partager, recommencer…

EM.

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#RDVdesmots – Pas de fumée sans feu

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots – Pas de fumée sans feu

 Le #RDVdesmots, c’est une semaine, une citation, une production libre.

Vous souhaitez participer au rendez-vous des mots ? C’est très simple, il vous suffit d’être inspiré par la citation, vous pouvez participer sur votre blog, sur Instagram, Facebook, Twitter ou même en commentaire. Il n’y a pas de jour imposé ou d’ordre, pas de contraintes. Tout le monde peut participer. Faites parler votre imagination ! N’oubliez pas d’utiliser le hashtag #RDVdesmots et de faire signe en commentaire pour que nous puissions nous retrouver les unes les autres.

Je vous laisse ici les citations des semaines passées, que vous pouvez vous approprier à tout moment :

 

« Il n’y pas de fumée sans feu »

Proverbe français

 

L’autre jour, en voulant préparer un goûter discrètement, je me suis surprise à allumer une allumette pour faire fonctionner ma gazinière. Allumette sur laquelle j’ai aussitôt soufflé machinalement après m’être aperçue une fois encore que j’avais désormais des plaques chauffantes.

J’ai dû perdre entre cinq et huit allumettes inutilement à cause de cet oubli. Avec pour chaque allumette éteinte par mon souffle, son émanation de fumée.

Fumée qui rend visible mon oubli par sa brume et son odeur, et qui me condamne en mettant en lumière mes faits et gestes, alors même que ce n’est pas le feu de l’allumette qui chauffait le goûter surprise.

Pour le proverbe de cette semaine, j’ai noté que dans son usage collectif, le feu a tendance à faire référence au « crime » alors que la fumée désigne tout les signes qui peuvent prouver que ce « crime » a bien eu lieu.

En fait, en y réfléchissant bien, je pense bien que c’est ce type de proverbe qui amène à simplifier une situation par un : « Ah ben si on en entend autant parler, c’est sûrement qu’il doit avoir quelque chose à se reprocher ! »

Le sous-entendu étant qu’il n’y aurait pas autant d’émanation, de tapage, si il n’y avait pas un feu au cœur de l’affaire.

Ces derniers temps, il y a eu pas mal d’affaires de justice très médiatisées où j’ai pu entendre ce genre de proverbe qui met l’individu suspecté sur le bûcher avant même d’avoir vérifié s’il n’y avait pas une plaque chauffante caché derrière la fumée d’une allumette n’ayant pas servi.

Porter un jugement hâtif à la simple vue d’une fumée trouble, sans se soucier de la source réel du foyer, est très dangereux.

Et puis d’ailleurs, si je ne me trompe pas, il arrive fréquemment qu’en essayant de faire un feu, une forte fumée résulte de la friction des morceaux de bois, sans parvenir pour autant à produire du feu. (Oui, souvenez-vous de ces émissions de survie ou il y a trois bonhommes perdus qui essayent d’allumer un petit foyer pendant des heures en vain…)

Vous l’aurez compris, je n’affectionne pas ce proverbe du tout. Il me semble beaucoup trop accusateur, et dépourvu de sens étant donné la réalité, puisque à mon sens, eh bien si, il peut y avoir de la fumée sans feu. Au sens propre comme au figuré.

EM.

Voici pour ma participation au #RDVdesmots de cette semaine, dans lequel je suis resté volontairement très proche de l’image première du proverbe (parce que c’était plus amusant à écrire comme cela, en entremêlant les images et la réalité). J’en profite pour adresser un grand merci à Suzanne du blog Les chroniques de Sallia qui participe régulièrement à ce rendez-vous des mots. Je vous invite à découvrir ses propositions et une fois encore, je suis impatiente de venir découvrir ce que cette citation vous a inspiré, dans l’espoir de vous voir de plus en plus nombreuses. Je vous laisse ici une citation pour la semaine prochaine :

« Elève tes mots, et non ta voix.
C’est la pluie qui fait grandir les fleurs,
non pas le tonnerre. »

Rumi

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Publié dans #RDVdesmots | 10 commentaires

Les crêpes extra fines, le goûter idéal

unbrindemaman © EM – Les crêpes extra fines.

C’est une recette des plus basiques que je vous partage aujourd’hui. Une bonne recette de crêpes !

Je choisis de le faire quand même parce que j’ai testé bon nombre de recettes au fil du temps : des crêpes avec de la Maïzena, avec plus ou moins de lait…

Finalement j’ai trouvé LA recette qui me plais le plus, et qui me permet d’obtenir des crêpes savoureuses mais surtout extra fines !

Pour la pâte à crêpe, mélangez ensemble :

  • 4 œufs.
  • 30 g de sucre.
  • Sucre vanillé (en extrait ou même en gousse, au choix).
  • 250 g de farine.
  • 1 demi-litre de lait.
  • 50 mL d’huile de tournesol (pas d’olive, je précise sait-on jamais…), ou bien 50 g de beurre, au choix.

Dans une poêle anti-adhésive chaude et préalablement beurrée ou huilée, versez une louche de pâte à crêpe, de telle sorte à ce que la pâte s’étale tout juste dans le fond de la poêle (sans surplus).

Laissez chauffer environ 30 secondes de chaque côté et c’est prêt ! (La première crêpe est toujours un peu trop grasse, mais pas de panique, les autres seront parfaites.)

Avec cette recette, vous obtiendrez des crêpes légères et extra extra fines. Il ne vous restera plus qu’à les accompagner à votre convenance (pâte à tartiner, miel, sucre, confiture…).

Bon appétit !

EM.

Faites parler votre imagination pour faire évoluer cette recette et n’oubliez pas de laisser un petit commentaire pour partager vos découvertes !

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Publié dans Miam | 6 commentaires

Alerte info ! Le blog rouvre ses portes

Suite à un changement d’hébergeur, le blog est resté inaccessible une bonne partie de la journée d’hier, mais aujourd’hui il est de nouveau sur pied et il me tarde de lire vos commentaires sous le dernier article ! Ça, c’était pour la bonne nouvelle…

Dans cette épreuve, il y a malheureusement eu des pertes. Mis à part deux ou trois choses à recaler comme il faut et deux commentaires perdus à jamais, je vous annonce avec tristesse que suite à une mauvaise manipulation, j’ai perdu la liste des abonnées à la newsletter du blog.

Je lance donc un appel plein d’espoir aux nombreuses lectrices qui s’étaient abonnées, à vous, communauté de fidèles brindilles, et à toutes celles qui souhaitent se joindre à nous. Venez de nouveau vous inscrire sur le blog pour que nous puissions garder ces liens si enrichissants que nous apportent les échanges que nous entretenons.

Je vous attends nombreuses !

EM.

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Publié dans Infoblog | 16 commentaires

#RDVdesmots Proverbe Touareg

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots

  Le #RDVdesmots, c’est une semaine, une citation, une production libre.

Vous souhaitez participer au rendez-vous des mots ? C’est très simple, il vous suffit d’être inspirée par la citation, vous pouvez participer sur votre blog, sur Instagram, Facebook, Twitter ou même en commentaire. Il n’y a pas de jour imposé ou d’ordre, pas de contraintes. Tout le monde peut participer. Faites parler votre imagination ! N’oubliez pas d’utiliser le hashtag #RDVdesmots et de faire signe en commentaire pour que nous puissions nous retrouver les unes les autres.

Je vous laisse ici les citations des semaines passées, que vous pouvez vous approprier à tout moment :

 

Durant le long et très doux weekend qui vient de s’écouler, j’ai été très peu présente, pour ne pas dire absente sur le blog. Il faut dire que le blog tourne tambour battant depuis son ouverture, alors quand le soleil a fait son apparition, je dois avouer que je n’ai pas hésité une seconde à remettre mes articles pour pus tard. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

Ceci étant dit, je vous retrouve comme prévu pour notre rendez-vous des mots hebdomadaire. La citation du jour m’est tombée dessus la semaine passée. Je l’ai découverte grâce à une publication de Toptopicleblog sur Instagram et cela m’a semblé être un bon défi :

« On entend le fracas des arbres qui tombent,
mais pas le murmure de la forêt qui pousse. »

Proverbe touareg

A première vue, la citation est claire et limpide à mes yeux. Elle m’inspire le fait que la société a tendance à mettre le focus sur ce qui est mauvais au lieu de mettre en lumière ce qui est bon.

Avec une réflexion accélérée, j’aurais pu en arriver à me dire que cette présentation des choses apporte le pessimisme.

J’aurais pu illustrer cette idée par une image pour étoffer l’article, et j’aurais pu m’arrêter là. Mais comme je suis l’instigatrice du #RDVdesmots et que mon souhait est qu’un plus grand nombre de personne ait envie d’y participer, je vais aller plus loin.

Il y a donc la forêt qui est un tout. Dans l’image, il y a l’idée que la forêt résonne pour le fracas de ses arbres qui tombent, au lieu d’être entendue pour l’exploit de sa survie et de son expansion.

Pourtant la forêt, qui vie et qui pousse, est peuplée de sons, plus bruyants les uns que les autres. Tous ces petits bruits qui rendent compte de quelque chose de positif sont masqués par les grands bruits gênant des arbres qui tombent. (Parfois ils n’ont même pas besoin d’être masqués, on les oublie juste. A force, on ne les entend plus.) Mais pourquoi ?

Parce que le bien est une base de travail. C’est ce qui est commun et normal, presque attendu. Alors que l’arbre qui tombe est l’élément nouveau qui vient interrompre ce grand bruit blanc et calme du quotidien qui va bien.

Ce proverbe rappelle à quel point nous pouvons oublier de nous attarder sur ce qui est banal, positif et bon dans nos vies. Dans ce cas, il ne tient qu’à nous de faire résonner le positif, en dépit des fausses notes qui viennent perturber la mélodie.

Mais en y réfléchissant bien, le fracas de l’arbre qui tombe doit-il toujours être perçu comme quelque chose de négatif ? Certains grands arbres font du bien à la forêt en tombant. Parfois ils jonchent le sol parce qu’ils étaient malades ou parce que le vent avait besoin de décharger son énergie.

Quoi qu’il en soit, un arbre à terre à de bon qu’il laisse passer de nouveau les rayons du soleil à l’endroit où il est tombé. Paradoxalement, il arrive parfois que ce qui nous semble mauvais soit en fait bon, et inversement.

Jusqu’ici, je suis restée très proche du champ lexical du proverbe. Mais depuis que j’expose mon interprétation, il y a un parallèle qui me vient à l’esprit.

La forêt pourrait représenter notre société et le bruit serait les médias. Considérons que les arbres qui tombent sont les faits divers. Dans cette configuration, les choses prennent une tournure légèrement plus gênante, car il y a peu de chance que le négatif soit en fait bon.

Plus gênant encore, dans cette configuration ce sont les médias qui choisissent quel instrument attribuer à quel événement. Ici, ce sont encore et toujours les médias qui choisissent le volume du tapage qu’ils souhaitent répandre.

Ainsi, si je regarde BFM TV plus d’une demi-heure, je peux entendre un enchaînement de fracas. Un homme qui meurt écrasé par un poids lourd, suivi d’ossements humains retrouvés je ne sais où.

Pas le temps de retrouver mon souffle que BFM me propose un sujet de 15 minutes sur Johnny, avant de reprendre sur des images atroces… Tout cela interrompu par des publicités de yaourts, de liquide vaisselle et de voyages…

Suite à cela, j’ai peur, peur et encore peur. La télévision est très bien faite, car si vous changez de chaîne, des programmes insipides seront là pour vous changer les idées. Et nous voilà tombés dans une société d’hommes et de femmes endormis. Incapables de faire face à ce concentré de violence et de haine. Bien gentiment aiguillés par deux ou trois politiciens bien rasés qui apparaîtront après trois ou quatre nouvelles publicités.

Je ne suis pas en train de dire qu’il faut cacher les faits divers choquants ou violents. Le fait est qu’on ne peut pas tout montrer, alors comment la sélection se fait-elle ? Ma question est la suivante : les bruits que produisent les médias sont-ils déterminés par les attentes de l’audience (pire, des politiciens ?) ou par le poids de l’arbre ?

Bon détende-vous, je ne suis pas complotiste, mais parfois je me demande vraiment comment les chaînes d’informations fonctionnent. Souvent, ces bruits semblent calculés, et très dépourvus d’humanité puisque vite oubliés.

Cette semaine, j’ai reçu un message qui m’a fait pensé à ce #RDVdesmots. Un message d’une maman blogueuse, Claude Such, qui est bénévole pour retrouver un jeune garçon disparu depuis trois ans maintenant, et qui m’a invitée à contribuer à son opération un dessin = un soutien pour faire vivre la mémoire du garçon disparu. J’ai à mon tour participé et je vous laisse l’image que vous pouvez partager à votre tour (ou en produire une nouvelle), juste ici :

unbrindemaman © EM – Ma participation à 1dessin=1soutien #JeChercheLucas

Pour ce genre d’affaire qui interpelle et intéresse (malheureusement par simple curiosité) un grand nombre de citoyens, les chaînes d’informations ont généralement un intérêt médiatique qui se révèle, à mon sens, assez hypocrite.

Violon et gros titres, tout est bon pour faire monter les audiences. Mais dans le fond, quel rapport entretiennent-ils avec les êtres humains qui se cachent derrière chaque fait divers ?

Cette affaire a bien été médiatisée, puis le bruit s’est affaibli et aujourd’hui, le visage du jeune Lucas Tronche ne passe quasiment jamais à la télévision… Heureusement que des personnes continuent à faire connaître cette affaire irrésolue.

Dans un tout autre registre : cette semaine encore, j’ai reçu un autre mail qui m’a fait penser à notre #RDVdesmots. Un mail de Vertbaudet.

Mail très classique : « Nous avons besoin de connaître votre avis suite à votre achat… ». Je ne sais pas vous, mais moi je ne prends jamais le temps de répondre à ces mails (j’oublie généralement de le faire). Dans mon cas, ce genre de rapport à l’information confirme le proverbe du jour.

Quand il n’y a rien à dire et que tout va bien, nous avons tendance à ne pas nous faire entendre, alors que lorsqu’il y a réclamation ou déception, les voix se lèvent.

Il y a sûrement encore mille manières de retourner ce proverbe pour lui donner un sens. Ma proposition consistait à essayer de montrer à quel point les bruits qui font référence au bon et au mauvais doivent être équilibrés, car les uns alertent, protègent et informent, et les autres donnent de l’espoir et de l’optimisme. Ils aident à avancer.

Moi je profite de ce #RDVdesmots pour remercier toutes les personnes qui me soutiennent au quotidien, les abonnées qui sont de plus en plus nombreuses un peu partout.

Ma famille qui m’encourage sans relâche dans mes projets. Avec une mention particulière pour mon époux (unbrindepapa) qui, en plus de décupler le son du murmure de notre forêt qui pousse, fait partie intégrante de la symphonie qui rythme ma vie.

EM.

Voici pour ma participation au #RDVdesmots de cette semaine, un peu décousue mais comme d’habitude, écrite avec le cœur. Je suis impatiente de venir découvrir ce que cette citation vous a inspiré et je vous laisse ici une citation pour la semaine prochaine :

« Il n’y pas de fumée sans feu. »

Proverbe

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Publié dans #RDVdesmots | 17 commentaires

S’occuper quand on est enceinte

unbrindemaman © EM – Mes broderies sur mouchoirs

Vous êtes peut-être enceinte ou vous ne l’avez plus été depuis des années ? Vous n’êtes pas encore enceinte ou vous souhaitez ne jamais l’être ? Pas de problème, vous pouvez quand même lire cet article. Il fallait bien lui donner un titre qui soit facile à retrouver pour ces femmes, alitées ou non, mais pour qui le temps semble long.

Si vous êtes enceinte et que vous avez du temps à revendre, vous avez peut-être la fâcheuse tendance à lire, lire et relire des récits d’accouchement sur le net, plus terrifiants ou émouvants les uns que les autres. Que vos larmes découlent d’une crainte, d’un attendrissement, ou bien même si elles sont inexpliquées (merci aux hormones de grossesse), je vous propose d’écarter votre ordinateur, de sécher vos larmes et de vous procurer un tout autre « mouchoir »…

Aujourd’hui, je souhaite vous parler d’une activité qui a sauvé des heures d’ennui lorsque j’attendais impatiemment mes bébés. Aujourd’hui je vous parle d’une activité trop rarement mise en avant et pourtant tellement gratifiante puisqu’elle vous permettra de confectionner un vrai petit cadeau de bienvenue à votre enfant.

Aujourd’hui je vous parle de broderie. La broderie, c’est une production pleine de sens, que vous aurez vous même réalisée durant ce temps d’attente. Un objet fait main dont vous serez l’auteur et qui naîtra au fil de ce temps partagé où vous vous retrouverez avec vous-même et où vous pourrez vous surprendre à parler à votre ou vos bébés.

Pour ma part, j’avais choisi de broder le prénom de mes enfants, mais si vous ne souhaitez pas connaître le sexe de l’enfant ou si le prénom n’est pas encore déterminé, vous pouvez tout aussi bien broder un nounours, un oiseau, des initiales…

Vous l’aurez compris, cette activité peut se pratiquer aussi bien si vous êtes future maman ou non. C’est un temps que vous prendrez pour vous et vous verrez que le résultat en vaut la peine.

Comment j’ai procédé ?

La première chose à dire est que je me suis lancée dans la broderie en procédant par intuition.

  • Je me suis munie d’un tissu légèrement épais en coton blanc/crème (pas un tissu élastique sur lequel il aurait été trop difficile de broder sans déformer le tissu).
  • J’ai découpé le tissu en rectangles d’environ 50 x 30 cm pour obtenir des genres de mouchoirs.
  • J’ai réalisé les motifs que je souhaitais broder (vous pouvez le faire à la main ou à l’ordinateur) et je les ai imprimés en m’assurant que les lettres étaient bien pleines.
  • Cela m’a ensuite permis de caler les feuilles sous les rectangles de tissu blanc et de les disposer comme je le souhaitais.
  • J’ai ensuite reporté les motifs que je voyais en transparence, au crayon, directement sur le tissu.
  • Vous obtenez alors un aperçu de votre « mouchoir » avec le motif à la bonne échelle et au bon endroit.
  • Je me suis ensuite procuré du fil (pour ma part, c’était du fil à broder mouliné DMC de la couleur de mon choix).
  • Il me restait à me procurer une aiguille assez fine et le tour était joué.
  • Il suffisait de faire passer le fil dans l’aiguille en n’hésitant pas à le laisser doublé. Faire un petit nœud et commencer à remplir la forme préalablement dessinée au crayon sur le tissu.
  • Je n’ai utilisé aucun autre matériel, ni de cadre, ni de pochoir… Mais si l’envie vous prend, n’hésitez pas à investir dans ce qui vous permettra d’être plus à l’aise. (Mais il n’y a pas besoin de plus que ce que je vous présente ici pour commencer.)
  • L’essentiel est de bien suivre les contours du dessin en piquant toujours au plus près de chaque piqûre qui précède. Ne tirez pas trop fort non plus pour éviter de déformer le tissu…
  • Une fois la broderie terminée, j’ai cousu à la main les bords des mouchoirs en repliant les bords deux fois. Vous pourrez trouver des techniques sur différents sites de couture.
unbrindemaman © EM – fils à broder mouliné DMC que j’ai utilisé

Croyez-moi, chaque accouchement est différent. Durant votre grossesse, vous pouvez éviter de faire des recherches qui pourraient vous inquiéter au lieu de vous détendre. Avouez-le, au fond vous savez bien que les détails que vous cherchez sont des réponses que personne ne pourra vous donner, car votre expérience sera unique. Patience ! Tout vient à point à qui sait attendre.

Si vous vous lancez dans la broderie, vous constaterez que ces petits objets précieux auront une valeur sentimentale toute particulière, en plus de quoi ils pourront se transmettre de génération en génération.

Je vous laisse ici avec l’une des vidéos sur laquelle j’étais tombée qui m’avait beaucoup inspirée lorsque j’ai commencé. (Le motif est bien plus complexe, mais ça donne envie de s’y mettre !)

EM.

N’hésitez pas à partager vos broderies ou même à nous dire quelles ont été vos activités favorites pour vous occuper lorsque vous étiez enceinte. Si vous êtes enceinte et que vous avez aimé cet article, ou si la broderie ne vous tente toujours pas, vous pouvez vous occuper en lisant les nombreux autres articles présents sur le blog…

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Publié dans Découverte | 6 commentaires

#RDVdesmots Mahatma Gandhi

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots

Le #RDVdesmots, c’est une semaine, une citation, une production libre.

Vous souhaitez participer au rendez-vous des mots ? C’est très simple, il vous suffit d’être inspiré par la citation, vous pouvez participer sur votre blog, sur Instagram, Facebook, Twitter ou même en commentaire. Il n’y a pas de jour imposé ou d’ordre, pas de contraintes. Tout le monde peut participer. Faites parler votre imagination ! N’oubliez pas d’utiliser le hashtag #RDVdesmots et de faire signe en commentaire pour que nous puissions nous retrouver les unes les autres.

Je vous laisse ici les citations des semaines passées, que vous pouvez vous approprier à tout moment :

 

« Un individu conscient et debout est plus dangereux pour le pouvoir
que dix mille individus endormis et soumis. »

Mahatma Gandhi

Pour le rendez-vous des mots d’aujourd’hui, la citation m’a semblé légèrement difficile. N’ayant pas vraiment de piste à creuser, j’ai décidé de vous proposer une petite nouvelle fictive pour ouvrir la citation à notre quotidien et ouvrir la réflexion.

C’était une nuit d’hiver. Sortie du métro, il devait être 20h30, il faisait très froid et il faisait nuit. Nala était épuisée par la journée qui venait de s’écouler. Elle avait les yeux dans le vague. Elle attendait le bus qui devait avoir près d’une demi-heure de retard, debout, depuis une dizaine de minutes lorsque elle se décida à balayer, une énième fois, les quatre sièges vides du regard, avant de s’installer sur le plastique froid de l’assise centrale.

Elle était seule à ce moment-là, mais plus les minutes passaient, et plus le temps d’attente semblait long. Sans surprise, dans la pénombre de l’arrêt de bus, elle pressentit petit à petit quelques ombres s’ajouter à la sienne. Ils devaient être quatre ou cinq, peut-être plus… En petit comité, sans « bonsoir », ni regard, les sièges remplis, ils étaient là, et ils partageaient, malgré eux, le même espace et le même temps, celui de cette attente interminable dans ce froid glacial.

Immobile, elle se surprit à rêver d’une soupe chaude, baignée dans la lumière réconfortante jaune-orangée de son chez-soi, entourée de sa famille qui l’attendait.

Elle aurait même pu se risquer à affirmer avec une probabilité quasi certaine qu’ils avaient tous le même objectif commun, celui de rentrer chez eux, au chaud.

Ce temps calme, où elle était seule avec elle-même, était très reposant, mais il fut soudainement contrarié par une complainte. À un peu plus de cent mètres, des gémissements résonnaient clairs jusque leurs tympans. Nala ne pouvait pas être la seule à les entendre.

C’était une voix masculine, probablement d’un jeune adulte. Il était difficile d’apercevoir quoi que ce soit. Il semblait se trouver sous l’un des porches de l’arrêt de tram qui n’était pas éclairé. Par curiosité, ou par inquiétude, elle tendit le regard et elle put apercevoir avec plus de précision qu’ils étaient deux. L’un à terre et l’autre debout. Les gémissements de l’homme à terre s’ensuivirent de lamentations et de cris, entrecoupés par un « Arrête » qui lui glaça le sang. Elle était pétrifiée à l’idée qu’un homme se fasse battre à mort, ici devant elle, devant eux.

Après quelques effusions d’insultes au loin et alors que les trois ou quatre paires d’yeux qui l’entouraient étaient rivés sur le sol, elle regardait fixement le sombre porche dans l’espoir d’y voir plus clair.

C’est avec beaucoup de soulagement qu’elle vit un premier tram passer avec l’espoir que ce cauchemar s’arrête enfin. C’est là que la scène se mit en lumière : deux jeunes hommes, jogging et cheveux plaqués. L’homme à terre se faisait violemment frapper à coups de matraque et de coups de poing. Ces gémissements avaient réduit en intensité tellement il était devenu faible. Cette scène ressemblait à un règlement de compte de quartier entre deux jeunes adultes.

Une poignée d’usagers descendit de ce tram et à sa grande surprise, parmi les hommes qui descendaient, aucun ne daigna intervenir. Les passants les suivaient pourtant du regard. Nala put apercevoir le chauffeur, éclairé par les néons du tram, lui-même observateur de cette scène devenue spectacle.

Puis ce tram est parti et les cris ont repris. Elle était jeune et elle avait peur, alors au lieu d’agir seule, elle décida de rompre le silence pour faire appel au groupe en lançant un « On ne fait rien ? » Autour d’elle, tout le monde se mit en mouvement. L’homme à sa gauche se leva de son siège en faisant mine de n’avoir rien entendu. La femme à sa droite se mit à ranger son sac devant ses yeux ébahis. Un autre homme debout sortit son téléphone. Allait-il appeler la police ? Le SAMU ? Non, il voulait probablement finir sa partie de Candy Crush… Qu’en savait-elle ?

Les cris s’arrêtèrent, Nala resta en apnée quelques minutes avant de constater que la bagarre s’était dissipée. Il n’y avait plus rien ni personne. Avait-elle les yeux mouillés à cause du vent froid ? À cause de ce sentiment de lâcheté ? Celui des gens ? Ou la sienne ?

Son bus arriva et elle monta avec des questions par milliers. « Pourquoi tant de violence ? Pourquoi est-ce arrivé ? Entendre la souffrance est un supplice. » Mais comment pouvait-elle blâmer qui se soit alors qu’elle n’avait rien tenté ? Au fond d’elle, elle savait pourquoi personne n’était intervenu. « Parce que les deux hommes avaient une allure de voyous des cités, et qu’ils n’en valaient pas la peine ? Non. » Elle pensa que les gens avaient, tout comme elle, peur, et qu’un règlement de compte entre jeunes de quartier était quelque chose de très sérieux qui pouvait mener à la mort. « Étaient-ils armés ? Oui. Pourquoi ne pas avoir téléphoné ? Il y a la peur de cette violence que rien ne peut raisonner et il y a aussi la peur des représailles », se dit-elle.

« Mais si c’était une femme ? Auraient-ils réagi ? Et moi ? Je sais que moi, oui, pour une femme ou un enfant, j’aurais réagi. Mais là, je ne sais pas… »

Fin.

Cette nouvelle vous a plu ? Donnez-moi votre avis dans les commentaires ! J’ai voulu l’imaginer de telle sorte à ce qu’elle dépeignent une situation qui serait malheureusement possible d’imaginer dans la vraie vie.

Au moment où l’homme debout frappait, il exerçait son pouvoir (dans le sens de la force) et il était libre de le faire tant qu’aucun autre individu ne se levait à son tour contre lui.

Nala était consciente de la situation, pourtant elle ne s’est pas levée. La citation de Gandhi me semble bien appropriée pour une telle histoire. Le personnage principal de l’histoire évolue dans un quotidien banal, agréable et elle va finir par retourner à son quotidien comme s’il ne s’était rien passé.  Elle ne sait pas ce qu’il est advenu de l’homme à terre lorsque elle monte dans le bus. Le jeune homme avait-il une famille ? A-t-il pu goûter au souper chaud du foyer doux et rassurant, après ce qui lui est arrivé ? Mon histoire ne le dit pas…

En fait la citation du jour parle de courage, et plus précisément du « courage politique ».
Pas celui dont nous nous croyons capables, mais celui dont nous faisons preuve.
Celui qui fait que nous ne restons pas observateur, mais que nous agissons.
Faire preuve de courage, c’est risquer sa vie pour autrui.
C’est se lever pour une cause, même si on est seul au monde.
Avoir du courage ne signifie pas : ne pas avoir peur.
Pour remettre en question un pouvoir, il faut en avoir, du courage.
Par cette nouvelle, j’ai voulu donner un aperçu de ce que pouvait être le vrai « courage politique » d’après moi.

En réalité, je pense qu’il est pratiqué par une petite minorité de personnes, si l’on considère les sept milliards d’habitants que compte le monde. Le courage peut être porté par des individus singuliers ou des populations qui se lèvent. Très souvent ils sont seuls, ou en minorité. Ils se battent pour faire valoir leur droit. Leur droit de vivre et d’exister. De se nourrir, d’habiter sur leur terre, de penser. Ils peuvent être au nombre de soixante-douze, deux millions, ou même se compter sur les doigts d’une main. A ces hommes et ces femmes, je tire mon chapeau.

Vous n’êtes pas sans savoir que le groupe a un effet sur nos prises de décisions et nos agissements. Parfois, il suffit qu’une personne intervienne pour qu’une poignée de personne décident d’intervenir également. Dans la vraie vie, combien se seraient levés contre une telle violence inacceptable ?

Je parle de « courage politique » pour faire référence à la citation de Ghandi, pour le dissocier du courage d’une mère qui donnerait la vie par exemple. (Ça aussi, c’est une sacrée forme de courage !)

Aujourd’hui je suis maman, et le « courage politique » est une valeur fondamentale que je souhaite transmettre à mes enfants. Si une telle situation se présentait devant moi, j’espère que je saurais faire preuve de courage pour montrer l’exemple à mon tour.

EM.

Voici pour ma participation au #RDVdesmots de cette semaine, avec une petite nouvelle. Je suis impatiente de venir découvrir ce que cette citation vous a inspiré et je vous laisse ici une citation pour la semaine prochaine, que j’ai découverte grâce à une publication de Toptopicleblog sur Instagram et qui me semble être un bon défi :

« On entend le fracas des arbres qui tombent,
mais pas le murmure de la forêt qui pousse. »

Proverbe touareg

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Choux à la crème, éclairs et religieuses

unbrindemaman © EM – Choux à la crème, éclairs et religieuses.

Bonjour à toutes, hier j’ai eu une très belle surprise en consultant mes réseaux, alors aujourd’hui nous nous retrouvons pour fêter le fait que nous soyons désormais 300 sur Facebook ! Merci à toute les abonnées et bienvenue aux nouvelles ! J’en profite pour remercier particulièrement les lectrices qui me suivent régulièrement et qui laissent des commentaires, ici-même sur le blog. Vous ne vous en doutez peut-être pas, mais tous vos messages m’encouragent énormément à continuer.

Cette semaine, je vous présente donc une recette que j’affectionne tout particulièrement : les choux à la crème que vous pourrez décliner en éclair ou en religieuses.

Cette recette est tirée du très complet livre Ladurée sucré de Philippe Andrieu. Je l’ai trouvé illustré en vidéo sur cette chaîne Youtube que je vous avais déjà partagée et que j’apprécie énormément.

Nous procéderons en 4 temps : confection de la crème pâtissière, confection et cuisson de la pâte à choux, confection de la ganache, pour finir par le remplissage des choux.

Contrairement à la recette de fraisier qui nécessitait une crème mousseline, ici nous aurons besoin de réaliser une crème pâtissière. Je la préfère mille fois, pour sa légèreté et sa douceur (Dieu sait comme j’aime la crème mousseline pourtant)…

Pour la crème pâtissière :

  • Dans un bol, mélangez : 4 jaunes d’œufs + 70 g de sucre + 40 g de Maïzena. Laissez de côté.
  • Dans une casserole, faites chauffer 480 mL de lait jusqu’à ébullition.
  • Incorporez ensuite 1/3 du lait bouillant sur le premier mélange (œufs, sucre, Maïzena).
  • Mélangez bien et reversez ce mélange dans les 2/3 restant de lait.
  • Mettez le tout à chauffer et mélangez constamment jusqu’à ce que le mélange épaississe.
  • Vous pouvez retirer du feu et ajouter de la vanille (liquide, en sachet ou en gousse)
  • Laissez refroidir une dizaine de minutes à température ambiante avant d’incorporer 15 g de beurre doux.
  • Mélangez bien et laisser refroidir au frigo, en attendant la fin de la recette. (Pour éviter que de l’eau ne se forme, vous pouvez apposer un film plastique au plus près de la crème avant de mettre au frais.)

Pour la pâte à choux :

  • Préchauffez votre four à 180 degrés.
  • Préparez 125 g de farine près à l’emploi et laissez de côté.
  • Préparez également, dans un autre contenant, 4 œufs.
  • Dans une casserole, faites bouillir 100 mL de lait + 100 mL d’eau + une pincée de sel + 10 g de sucre + 80 g de beurre.
  • Une fois que le mélange est bien entré en ébullition, ajoutez hors du feu la farine et mélangez énergiquement jusqu’à ce que le mélange devienne pâteux.
  • Remettez sur le feu et laissez cuire 2 à 3 minutes en mélangeant toujours.
  • Hors du feu, vous pouvez désormais ajouter un à un les 4 œufs que vous aviez préparés. Mélangez bien entre chaque ajout. Vous devriez constater que la pâte est de plus en plus lisse.
  • Bravo, vous avez fait le plus gros du travail. Votre pâte est prête à l’emploi.
  • Installez un papier sulfurisé sur votre plaque et munissez-vous d’une poche à douille avec une ouverture d’environ 1 cm. Formez à votre guise des petits tas, si vous souhaitez obtenir des choux, ou bien des lignes de 10 à 12 cm si vous souhaitez obtenir des éclairs. Amusez-vous !
  • Vous pouvez saupoudrer vos petits tas de sucre glace avant d’enfourner, dans un four préchauffé, à 180°C pendant 10 min, le four fermé, puis 30 minutes avec un four entrouvert (servez-vous du manche d’une spatule en bois pour faire tenir la portière du four, 1 cm d’ouverture suffira). Il vous faudra donc attendre 40 min par fournée, au total, pour obtenir des choux bien dorés, et creux à l’intérieur.
  • Une fois vos choux bien cuits, vous pouvez les laissez refroidir en les piquant à l’aide d’un cure-dent pour les aider à rejeter l’air chaud qu’ils contiennent.

La ganache :

  • Pour la ganache, vous êtes des spécialistes dorénavant, je vous l’explique en détail dans la recette des macarons. (200 g de chocolat + 150 mL de crème liquide, ou même beurre).

Il est temps de remplir vos choux :

Pour ce faire, rien de bien compliqué, il vous suffit de planter l’embout de votre douille au dos de chaque choux et de les remplir délicatement de crème. Vous sentirez les choux se gonfler et se gorger de crème. N’allez pas trop vite pour ne pas qu’ils craquent sous la pression de la crème !

Une fois cette étape effectuée, vous pourrez enfin plonger le dessus de vos petits choux dans la ganache tiédie.

Laissez vos choux au frais avant de vous lancer dans la dégustation, ils n’en seront que meilleurs.

unbrindemaman © EM – Choux à la crème coupé en deux.

Et voici pour cette recette du dimanche ! C’est un vrai régal ! Un brin de papa a adoré à tel point qu’il ne reste plus que ceux de la photo ! Bon appétit et à très vite pour un prochain article !

EM.

Avec les blancs d’œufs qu’il vous reste, vous trouverez une recette de macarons ou encore de petits gâteaux à la noix de coco sur le blog. 😉 Faites parler votre imagination pour faire évoluer cette recette et contrairement à moi, n’oubliez pas de faire des choux plus petits si vous voulez avoir un effet « religieuses ». N’oubliez pas non plus de laisser un petit commentaire pour partager vos découvertes !

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Peter Pan, où es-tu ?

unbrindemaman © EM – Peter Pan où es-tu ?

Il était une fois un monde rempli de fées et d’êtres surnaturels. Leur ciel était peuplé de milliers d’étoiles apparentes le jour et plus brillantes qu’un disque de lune en pleine nuit. Au crépuscule, les pierres qui jonchaient le sol, se déplaçaient ensemble pour former des abris, pour les habitants de cette terre, respectueux et gentils. Ce monde était loin et bien caché. Il y régnait une harmonie que nul ne pouvait perturber. Mais c’était sans compter sur une brèche qui était en train de se former. Celle de la réalité.

Il était une fois, autrefois, ce temps où vous auriez pu être à l’origine de cette histoire fantastique. N’est-ce pas ? Vous êtes ici en face de votre écran d’ordinateur, vous avez peut être 25, 52, 34, ou 19 ans… Quel que soit votre âge, vous avez été enfant, vous avez rêvé, et vous avez, vous aussi, imaginé des mondes aussi étranges que surprenants. Et puis un jour vous avez mûri et Peter Pan est parti.

Nous sommes ancrés dans une réalité qui laisse peu de temps à la rêverie. Aujourd’hui nos rêves sont à base d’augmentation de salaire, de belle maison et de succès. Il est bien révolu le temps des fées. Mais à un moment de ma vie où je constate l’arrivée d’une nouvelle tête innocente et pensante, je me demande à quel point je vais devoir la guider vers ces univers imaginaires.

J’ai moi-même été bercée par des histoires d’ogres, de sorcières et de crapauds qui parlent (j’ai aussi connu des histoires plus terre à terre mais souvent bien moins captivantes à mes yeux) et je sais que je devrais assurément lui transmettre quelques clés pour lui permettre à son tour de profiter de ce temps court que la vie nous accorde.

J’ai été témoin hier même d’une scène de quatre à cinq jeunes enfants qui devaient avoir 9 ou 10 ans, dans la rue, Red Bull à la main. Il est indéniable que les nouvelles générations, tout va à vitesse grand V. Leur imagination est déjà établie, ils ont leurs préférences et certains veulent déjà jouer aux grands. Il doit probablement encore exister de jeunes pré-ados qui nourrissent encore leur imagination enfantine, mais ce n’est pas sur cette tranche d’âge que je souhaite m’attarder (elle mérite un article en soi).

Ce sont pour les enfants plus jeunes, de moins de 5 ans, que cette question m’interpelle. Au fil de mes recherches, j’ai découvert deux grandes tendances : les mamans qui privilégient les histoires à caractère anthropomorphique ou irréel et les mamans qui préfèrent présenter à leurs enfants des histoires totalement et seulement ancrées dans la réalité (tendance à la mode en ce moment).

Les histoires à caractère anthropomorphique se définissent comme telles lorsque les protagonistes de l’histoire sont des animaux ou des insectes qui évoluent à la manière des humains. Pour exemple, nous avons l’âne Trotro qui se lève sur ses deux pattes tel un vrai petit garçon ou encore les castors des histoires du père Castor.

Alors pourquoi y a-t-il des réfractaires à de tels procédés ? Il y a trois raisons majeures qui sont convoquées : avant 5 ans, l’enfant a besoin de repères pour pouvoir s’identifier. Avant 5 ans, l’enfant ne sait pas faire la part des choses entre imaginaire et réalité. Avant 5 ans, l’enfant en construction et en quête de savoir risque de passer du temps à partager ses connaissances entre imaginaire et réalité au lieu d’augmenter ses connaissances sur le seul monde réel qui l’attend.

J’ai pu lire que des enfants qui ne faisaient pas encore la part des choses, pouvaient avoir peur de certaines histoires contenant des ogres ou des êtres imaginaires. J’ai entendu des mamans expliquer à quel point il était difficile d’expliquer à leur enfant que ces histoires étaient irréelles. J’ai aussi entendu des mamans s’insurger du fait que ce genre d’histoire puissent apporter une certaine hostilité erronée vis-à-vis de certains animaux catalogués comme étant méchants (tels que les loups…).

Je me suis donc demandé à quel âge je pourrai introduire ces éléments pour nourrir davantage l’imagination de mon enfant.

J’ai remarqué que j’ai un avis beaucoup plus nuancé sur la question. Enfant, j’ai eu peur de deux personnages terrifiants : les pieuvres, qui me faisaient peur suite à un conte où une pieuvre cherchait à dévorer un homme. Aujourd’hui, je n’ai plus peur des pieuvres, je pense que je serai simplement impressionnée par ses nombreuses tentacules.

Il y a aussi les clowns, pour une raison que j’ignore. La différence est que je pense avoir encore aujourd’hui une crainte envers les clowns. Un mal-être s’installe lorsque j’en aperçois un. Pourtant, dans ce second exemple, le clown est bien humain, et de ce fait il est en capacité de me perturber jusqu’à aujourd’hui, tandis que la pieuvre imaginaire, qui parle, ne le peut pas.

Prenons un autre exemple : dans La couleur des émotions, le monstre change de couleur en fonction de ses émotions. L’enfant pourra aisément comprendre que c’est une manière imagée d’exprimer à son tour ce qu’il ressent en retrouvant au fond de lui la couleur du moment. Exprimer une émotion est un concept difficile. La couleur du monstre devient un outil.

Dans le livre Grosse colère, la colère est personnifiée. La colère est un monstre qui ravage tout sur son passage. L’enfant doit comprendre qu’il peut canaliser cette colère. Je trouve cette image tout aussi intéressante.

Je pense donc que pouvoir proposer des histoires par le biais de montres fantastiques, ou d’animaux qui prennent vie, peut permettre de transmettre un message à son enfant, sans pour autant limiter ses schémas de penser. Au contraire, dans les histoires bien pensées, ces monstres ont un sens.

Pour ce qui est des contes à caractère anthropomorphique, nous avons l’exemple du petit chaperon rouge qui rencontre ce loup qui la suivra et ira se faire passer pour sa grand-mère pour mieux la dévorer. Cette histoire est très violente, mais elle est porteuse d’un message qu’il est bon de transmettre à un enfant : ne pas faire confiance à un inconnu qui pourrait se révéler être une personne de mauvaise intention, un criminel, un violeur… Présentée ainsi, l’enfant n’aura pas peur d’un visage d’homme ou de femme en particulier, il sera tout simplement plus prudent, et une fois devenu adulte, toutes ces images s’envoleront pour laisser place à de vrais faits divers qui donnent froid dans le dos et qui le rappelleront à l’ordre.

Les enfants de moins de 5 ans ne sont pas moins exposés aux dangers de la vie réelle que nous autres, adultes. Au lieu de les projeter directement dans cette réalité violente qui les attend, il me semble que les alerter par l’intermédiaire de contes imagés, employant des animaux qui parlent et des monstres magiques, est un bon moyen de leur laisser cette part d’innocence et de rêverie.

Vous l’aurez compris, au regard de ma propre expérience et au vu des différents contes qui m’entourent, je pense pouvoir dire que je ne suis pas spécialement contre de telles histoires.

EM.

Et vous ? Plutôt pour les histoires fantastiques, à caractère anthropomorphique avant 5 ans ? Complètement contre ? N’hésitez pas à me donner votre point de vue dans les commentaires.

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Publié dans Pensées | 18 commentaires