J’ai testé pour vous : le site byhappyme

unbrindemaman © EM – J’ai testé pour vous : le site byhappyme

Je suis le genre de maman qui garde tout, tout ce qui a du sens pour moi concernant mon bébé : j’ai gardé toute mes échographies, j’ai gardé la première minuscule tétine de ma fille, son tout premier petit body de naissance, le si petit bracelet en plastique de maternité orné de son si doux prénom. J’ai gardé la carte qui était collée à son berceau en plexiglass, celui des premiers jours, celui qui indiquait son poids et sa taille. J’ai même gardé la pince qui maintenait son cordon, ce cordon qui s’en ait allé pour signifier que j’avais bel et bien donné naissance et que ma fille était désormais là, dans ce monde, prête à affronter la vie à nos côtés.

Plus tard, j’ai voulu continuer d’alimenter cette boîte à souvenirs, avec de nouveaux éléments, toujours un peu plus grands à chaque fois.

J’ai voulu faire une empreinte de la main et du pied de ma choupette à ses 1 mois pour garder en mémoire ce miracle qu’est la vie, cette vie particulière, celle qui est de moi, qui fait partie de moi et que j’ai contribué à livrer à ce monde… un si petit corps pour une grande personne.

Le temps est passé, et entre-temps j’ai ouvert ce blog qui s’est développé aussi et qui continue de grandir chaque jour grâce à toutes les brindilles qui viennent interagir ici. Merci pour cela.

Et puis il y a environ une semaine, j’ai reçu un message. Une proposition de partenariat pour tester des produits personnalisables byhappyme. Après un contrôle du site, je n’ai pas hésité une seconde.

Aujourd’hui en toute sincérité, je tiens à vous partager cette belle découverte qui pourra intéresser toute les mamans qui, comme moi, aiment garder en souvenirs des objets qui attestent des différentes étapes de la vie de nos mini-nous.

Pour commencer, le site est classique en terme d’utilisation, vous vous y retrouverez facilement. Vous pouvez personnaliser des tétines, des couverts, des bavoirs, des étiquettes, des attaches-tétines, des boîtes à sucettes… Le site propose également des produits sans personnalisation tels que des accessoires, des doudous, des mobiles, d’autres tétines ou couverts…

Byhappyme propose des coffrets cadeaux personnalisables tout prêts à l’envoi.

Je suis absolument convaincue que ce service est tout a fait approprié pour un cadeau. Je vous laisse d’ailleurs ici une photo à l’ouverture du colis.

unbrindemaman © EM –  byhappyme : colis

Colis très soigné, élégant avec des petits rubans, une carte, et des petits bonbons en prime ! Décidément ils ont tout compris. (Même si j’aurais préféré des Dragibus…)

Pour ma commande, j’étais intéressée par plusieurs produits, à savoir les couverts personnalisés, les étiquettes… j’avais également besoin de renouveler les couverts en plastiques en attendant laisser manger ma choupette avec des couverts en acier, ainsi qu’un verre à bec avec des anses.

Pour commencer, le concept des couverts personnalisés m’a vraiment plu. Dès que ma fille mangera elle-même avec des couverts, elle pourra avoir son prénom à portée de main. J’ai pensé que ses couverts pourraient rester dans la famille, en souvenir.

Ce sont de petits objets de son enfance qu’elle pourra choisir d’emporter avec elle dans une vingtaine d’années, ou de laisser auprès de moi.

unbrindemaman © EM –  byhappyme : couverts gravés

Je n’ai pas été déçue ! Ils sont de très bonne qualité, en acier inoxydable, assez lourds, assez petits pour les mains et la bouche de bébé mais pas ridicules non plus. Le set est composé de deux cuillères, d’une fourchette et d’un couteau à bout rond. Selon les modèles, vous pouvez choisir de garnir le manche de petits dessins d’animaux ou d’un ourson.

La personnalisation est très simple, vous entrez le prénom de votre enfant et vous pouvez choisir entre trois polices différentes. Un aperçu vous aidera à choisir.

Sur les photos, j’ai choisi de flouter le prénom de ma fille pour préserver son anonymat, mais je peux vous assurer que la gravure est parfaitement réalisée. Je suis extrêmement satisfaite de ce produit.

Ensuite, ce sont les étiquettes personnalisées qui ont attiré mon attention. J’ai eu la surprise d’en recevoir un petit set pour les tester. Je les utiliserais lorsque ma fille entrera en maternelle. Pour le moment, je la garde exclusivement, alors je ne tiens pas à marquer ses petits habits de son prénom. Je ne manquerai donc pas d’utiliser les étiquettes le moment venu.

Pour ces étiquettes, vous pouvez choisir d’intégrer une petite icône ou de simplement laisser le prénom de votre enfant avec la police de votre choix.

Ici, j’ai reçu mes étiquettes surprises ornées de deux petits papillons avec le prénom de ma fille. Je craque littéralement.

unbrindemaman © EM –  byhappyme : étiquettes

L’avantage de ce produit est que les fines étiquettes se collent. Pas besoin de repassage ou de coutures. De plus, elles passent à la machine. Je pourrais coller les petits papiers sur le col des habits de ma choupette quand elle sera en présence d’autres enfants pour mieux identifier ses affaires.

Je n’ai pas encore testé ce produit, mais j’accroche complètement avec le concept et je pourrais très bien en commander d’autres si elles tiennent dans le temps.

Enfin, comme je vous le disais, en attendant de laisser manger ma fille avec ses propres couverts en acier, je continue d’utiliser de longues cuillères en silicone pour ne pas « choquer » ses petites dents qui poussent.

Je n’ai pas hésité à déborder de l’enveloppe qui m’avait été attribuée pour le test de byhappyme, pour renouveler les petits couverts de ma fille. J’avais aussi envie de commencer à lui apprendre à boire seule avec une tasse à bec. Alors j’ai poursuivi le test du site.

J’ai choisi d’essayer leurs couverts en bois ainsi qu’une tasse à bec avec anses (30% bambou et 70% mélamine), sans BPA.

unbrindemaman © EM –  byhappyme : tasse à bec et couverts en bois

Je n’ai rien à dire, le couvercle du bec tient bien. Les produits sont de très bonne qualité. Les couverts sont enfin adaptés aux petites mains de ma fille. Elle va pouvoir, petit à petit, commencer à s’approprier ses nouveaux couverts avec le temps.

Pour le moment, elle mange avec les mains mais c’est moi qui lui donne sa soupe du soir. Ses nouveaux petits couverts seront bienvenus pour commencer, avant de passer aux vrais couverts de grands, frappés de ses belles lettres.

Le colis est arrivé assez rapidement, je dirais une petite semaine avec un suivi possible.

Je suis très satisfaite et ne peux que recommander ce site aux mamans ou aux amies pour faire un cadeau de naissance par exemple.

Merci à byhappyme d’être venu à moi et de m’avoir fait confiance. En réalité, c’est en leurs produits qu’ils ont confiance, car j’aurais pu émettre un mauvais retour. Il n’en est rien. Je recommande !

EM.

 Merci de m’avoir lue et à très vite pour le rendez-vous des mots de la semaine !

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#RDVdesmots – Indignons-nous

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots – Indignons-nous

Le #RDVdesmots, c’est une semaine, une citation, une production libre.

Vous souhaitez participer au rendez-vous des mots ? C’est très simple, il vous suffit d’être inspirée par la citation, vous pouvez participer sur votre blog, sur Instagram, Facebook, Twitter ou même en commentaire. Il n’y a pas de jour imposé ou d’ordre, pas de contraintes. Tout le monde peut participer. Faites parler votre imagination ! N’oubliez pas d’utiliser le hashtag #RDVdesmots et de faire signe en commentaire pour que nous puissions nous retrouver les unes les autres.

Je vous laisse ici les citations des semaines passées, que vous pouvez vous approprier à tout moment :

Comme je vous le disais sur Instagram, cette semaine, j’ai été moins présente sur le blog mais non moins productive. Je vous prépare une petite surprise qui, je l’espère, vous plaira. Suivez-moi en plus sur Instagram pour être tenues au courant de détails supplémentaires dans les semaines qui viendront.

En attendant, je vous retrouve aujourd’hui pour le désormais légendaire rendez-vous des mots de la semaine avec la citation suivante :

« Quand on s’indigne,
il convient de se demander si l’on est digne. »

Abbé Pierre

Cette citation m’a beaucoup travaillé cette semaine, puis j’ai simplement pensé que le média que j’avais sous la main, qui n’est autre que le blog, était un outil fort adapté pour s’indigner. Si les mots restent respectueux, il me semble que l’écriture est une manière des plus nobles, simples et potentiellement dignes pour exprimer une indignation.

L’actualité est riche d’événements qui me soulèvent le cœur et qui heurte ma conscience morale. Alors aujourd’hui, ici, modestement et avec dignité je l’espère, avec mes mots, ma réflexion et ma conception du monde, je m’indigne.

  • Je m’indigne de notre justice qui prône le mensonge.

Lorsque Alain Jakubowicz, avocat de Nordahl Lelandais (coupable de l’enlèvement et du meurtre de la petite Maëlys et de l’assassinat d’Arthur Noyer), mais aussi avocat de François Hulot (actuel ministre d’Etat), nous dit que « le mensonge, en droit français, n’est pas un délit », je tombe des nus et me demande ce que nous pouvons attendre d’une justice à qui le mensonge fait la courte échelle.

Même si le système semble détraqué, je m’indigne et me demande si Alain Jakubowicz aurait oublié que les avocats doivent ainsi prêter serment : « Je jure, comme avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité. »

Que penser de l’intégrité d’une telle justice ? Je laisse ce problème de conscience à ceux qui exercent des professions qu’ils ne choisissent pas de transcender quand leurs convictions, leur dignité ou leur conscience sont mises à mal.

  • Je m’indigne, une fois de plus, de toute les personnes à qui le travail incombe de prendre soin des autres êtres humains, et qui prennent ce travail à la légère, avec dégout et dédain. Méprisant le monde, ils sont lourdement atteints d’antipathie.

Je pense à l’exemple de la très triste histoire de Naomi, cette jeune maman qui avait appelé le Samu pour de violentes douleurs abdominale et qui a dû luter pour faire passer sa détresse, qui à été entendue, raillée puis simplement ignorée.

Je n’ose imaginer les derniers moments sur terre de cette jeune femme qui ont dû être un déchirement d’incompréhension et de désespoir.

Lorsque l’homme appel à l’aide et que personne ne répond présent, c’est déjà grave. Mais que penser encore de ceux pour qui cette tâche n’est autre que ce pourquoi on les paye ? Ou est passé l’humanité ? Quand même l’argent ne suffit plus à motiver l’homme pour faire l’effort d’être humain avec son prochain, quel espoir reste-t-il ?

Cet enregistrement me glace le sang et me rappelle bien des histoires. Il y a peut-être peu de personnes qui meurent finalement au bout du fil, mais je m’indigne du fait qu’il y ait beaucoup de membres du personnel hospitalier, d’hôtesses… qui détestent leur travail, qui semblent en vouloir au monde et qui laisseront des séquelles.

  • Je m’indigne de l’oppression indéniable qui est injustement affligée aux enfants de Palestine.

Vous avez probablement entendu parler des 59 morts et des 2400 blessés palestiniens suite à la violente répression de l’armée israélienne lors d’une manifestation le 14 mai dernier, jour du 70ème anniversaire de la création de l’État d’Israël et de l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Suite à des tirs à balles réelles en pleine foule, des civils et des enfants ont été tués. Je ne peux pas même croire que je suis en train d’écrire ces lignes aujourd’hui, en 2018. Pourtant les faits sont bien réels.

Plus fou encore, je suis abasourdie et choquée d’allumer ma télévision et de voir que M6 choisit de diffuser une émission dans laquelle Cyril Lignac se balade dans le paysage paradisiaque de Jérusalem à la recherche d’un petit déjeuner israélien dans les restaurants dorés et bien rangés de la ville au lendemain d’un crime de guerre ignoble et sans nom, sans regard pour le peuple palestinien, comme si de rien n’était, comme si tout allait bien…

Pourtant, le 14 mai 1948, près de 750 000 Palestiniens étaient dépossédés de leur terre. Aujourd’hui ils n’ont rien, vraiment rien, du moins rien de plus que leur détermination à faire valoir des droits qui ont été balayés d’un revers de la main.

Les exilés sont dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, dans les territoires palestiniens, en Syrie, en Jordanie ou encore au Liban.

J’entends souvent qu’ils constituent une menace pour l’Etat d’Israël et que c’est pour cela que la répression doit être dure, mais je me demande comment des hommes en haillons, qui ripostent avec des lance-pierres, en manifestant face à des chars et des militaires armés en combinaison, peuvent constituer une menace au point de faire appel à de telles violences.

Le rapport de force est complètement déséquilibré.

Le tableau est limpide : les Palestiniens survivent, ils ont tout perdu, ils luttent, mais ils le font parce qu’ils cherchent simplement à rester dignes.

Je m’indigne du fait que les nations qui ont de l’argent et du pouvoir le soient si peu à l’égard de ces hommes, ces êtres humains, à qui on a tout spolié.

Je laisse ici un bel hymne à la gloire des Palestiniens, composé par un groupe Corse sur lequel je me suis arrêtée.

Sur une musique originale, la vidéo contient la traduction des paroles, mais elle livre surtout des images d’une violence insoutenable affligée au peuple opprimé. Je déconseille donc le visionnage en plein écran de ces images.

Mais je choisis quand même de partager ces images car, bien qu’elles soient peu mises en avant par nos médias, elles font tristement partie du monde dans lequel nous vivons. De plus, j’avoue avoir agréablement été surprise par la digne initiative de ce groupe.

Partager leur travail permet donc de diffuser cet effort d’humanité indispensable à la quête raisonnée d’une justice équilibrée.

  • Je m’indigne contre l’industrie pharmaceutique et plus spécifiquement contre le lobby industriel vaccinal qui joue avec la santé de nos enfants pour leur propre intérêt financier.

Je ne m’attarderai pas longtemps sur ce point et je vous laisse une vidéo de l’ancien pharmacien Serge Rader qui est auteur de plusieurs études sur les médicaments.

Cette vidéo parle d’elle-même : si vous êtes intéressées par cette question, je vous invite vivement à consulter cette interview très alarmante.

Il y a beaucoup d’autres sujets que je prends à cœur et qui m’indignent, mais cet article est déjà assez chargé comme cela.

Je n’ai pas pour habitude de faire des articles aussi « politiques ». Il est vrai que mon indignation comme je l’ai présentée ici reste à l’échelle du blog avec le rayonnement qu’il a, elle aura donc probablement assez peu d’impact. Mais la citation de l’Abbé Pierre m’a vraiment donné envie d’exprimer mon regard sur ces quelques petits points de notre société. Cela ne reste bien entendu que mon point de vue personnel.

Et si ne serait-ce qu’une personne pouvait lire ses lignes en ayant le pouvoir à son échelle d’améliorer ce monde en s’indignant à son tour, alors ma participation à ce rendez-vous des mots de la semaine n’aura pas été vaine, du moins si cette personne parvenait à le faire dignement.

EM.

Je remercie toutes les personnes qui auront pris le temps de me lire. Le champ des commentaires reste libre à condition de rester respectueux dans nos échanges. Je vous laisse une citation pour la semaine prochaine et vous dis à très vite pour un nouvel article :

«L’amour est plus précieux que la vie ;
l’honneur plus que l’argent :
Mais plus précieux que tous deux, la parole donnée.»

Edmund Spenser

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Pensées farfelues : les mille-pattes (1)

Pour poursuivre cette semaine en humour, je vous partage une petite production originale.

Depuis l’arrivée des beaux jours, je commence à croiser des bestioles qui font leur apparition sous mon toit. De grands milles pattes dont j’ai une peur bleue. Et je ne vous parle pas des petits mille-pattes parisiens, tout fins et quasiment transparents. Non non, je vous parle des mille-pattes bien noirs aux longues longues pattes. Je n’avais jamais connu cela avant de m’installer plus près de la campagne.

Alors en voyant ces insectes, j’ai eu des tonnes d’idées farfelues qui me sont montées à la tête et j’ai ressenti un besoin viscéral de les mettre en images pour les partager avec vous.

Heureusement que les milles pattes pondent, n’est-ce pas ?

Cette pensée farfelue ouvre la porte à un vrai sujet. Celui des femmes qui ont une trouille bleue de l’accouchement. Celles pour qui la péridurale ou même la césarienne restent une solution pour surmonter cette charge lourde et difficile qu’est l’accouchement.

J’ai beaucoup repensé à la participation au rendez-vous des mots de Jocelyne en commentaire du #RDVdesmots avec Confucius. Elle y parle de son regard sur l’idée d’« épreuve nécessaire » et de souffrance indispensable. Il est vrai que je partage son avis. Si quelque chose peut permettre de réduire la douleur sans pour autant ôter l’expérience, alors pourquoi s’en servir annulerait-il le sentiment fort que procure la naissance ? L’expérience doit-elle nécessairement être douloureuse pour être reconnue ?

Lorsque j’étais enceinte, j’ai reçu beaucoup de conseils. Lu beaucoup d’articles. La péridurale était toujours très mal vue : « Ne le fais pas ! », « Essaye sans ! », « C’est mieux pour toi et le bébé si tu ne le fais pas… », « Prends ton courage à deux mains », « Avant les femmes n’avaient pas le choix, c’était mieux »… Accoucher sous péridurale semblait à chaque fois être perçu comme une fausse expérience, un faux accouchement.

J’ai vu fleurir nombre de témoignages, de vidéos, de femmes qui exposaient fièrement le courage avec lequel elles avaient supporté cette épreuve avec une acceptation de la douleur digne d’un moine tibétain. Le problème ne se trouve pas dans le fond. Il est évident que la démarche est honorable. Le problème réside dans la forme du message avec une conclusion bien trop souvent culpabilisante.

Alors que le message aurait pu être un plein d’espoir, voici ce que j’entendais : « J’ai morflé mais j’ai réussi, je suis la meilleure. Si tu te fais piquer, tu seras d’emblée une mauvaise mère… »

Finalement, chaque histoire est différente et l’expérience de donner la vie reste très puissante pour moi. Elle n’aurait pas pu l’être plus au moment précis où je l’ai vécue. Quelles que soit les circonstances dans lesquelles je l’ai vécue.

Une chose est sûre, si au lieu d’être ovipares, les mille-pattes étaient vivipares, avec une grossesse multiple, sans péridurale et avec un accouchement par voie basse, je ne donne pas chère de la survie de la maman…

Si ce format vous plaît, je pourrais vous partager quelques autres petits dessins au sujet de la grossesse atypique hexa-chorial, hexa-amniotique de cette future maman mille-pattes, de temps à autres, ou même d’autres pensées farfelues…

EM.

Je tiens à préciser que je suis très admirative de toutes les femmes qui accouchent sans aide, sans péridurale, à domicile parfois même… Et vous, vous avez peur des mille-pattes ? De l’accouchement ? Des deux ? Racontez-moi tout dans la section des commentaires.

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#RDVdesmots – Qui voit peu voit toujours trop peu

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots –Qui voit peu voit toujours trop peu

Le #RDVdesmots, c’est une semaine, une citation, une production libre.

Vous souhaitez participer au rendez-vous des mots ? C’est très simple, il vous suffit d’être inspirée par la citation, vous pouvez participer sur votre blog, sur Instagram, Facebook, Twitter ou même en commentaire. Il n’y a pas de jour imposé ou d’ordre, pas de contraintes. Tout le monde peut participer. Faites parler votre imagination ! N’oubliez pas d’utiliser le hashtag #RDVdesmots et de faire signe en commentaire pour que nous puissions nous retrouver les unes les autres.

Je vous laisse ici les citations des semaines passées, que vous pouvez vous approprier à tout moment :

 

« Qui voit peu voit toujours trop peu ;
qui entend mal entend toujours quelque chose de trop. »

Friedrich Nietzsche

 

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots – problèmes de communications

Voilà ce que la citation de la semaine m’a inspirée. Elle dépeint assez bien le sentiment de se retrouver en face d’un mur lorsque qu’il y a des problèmesde communication par exemple. Cela peu généralement arriver par SMS où les intonations ne sont pas transmises. Avec un petit clin d’œil à ma copinaute Suzanne du blog les chroniques de sallia, qui participe aux rendez-vous des mots, et qui a écrit un article assez drôle sur le « lol ».

EM.

Voici pour ma participation au #RDVdesmots de cette semaine dans lequel j’ai imaginé la discussion difficile d’une maman avec son fils. Je suis impatiente de venir découvrir ce que cette citation vous a inspiré, dans l’espoir de vous voir de plus en plus nombreuses. Je vous laisse ici une citation pour la semaine prochaine :

« Quand on s’indigne,
il convient de se demander si l’on est digne. »

Abbé Pierre

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Les différents types de sages-femmes

unbrindemaman © EM – Les différents types de sages-femmes

Ces derniers temps, j’ai lu pas mal d’articles qui ont fait resurgir des souvenirs de ma grossesse. Je pense notamment au récit d’accouchement de famille tout à dire, que je viens juste de découvrir, où même au témoignage si drôle du récent arrachage des dents de sagesse de dinde de toi

Ces nombreux articles m’ont rappelé la période si particulière de ma grossesse où j’ai été en observation un temps et où j’ai du côtoyer bon nombre de membres du personnel hospitalier. J’ai déjà écrit un article sur le sujet. Mais mon article du jour met le focus sur une « branche particulière » : celui des sages femmes.

Ah les sages femmes, j’en ai rencontré des tas ! Alors en exclusivité, je vous livre une palette bien fournie des types de sages–femmes que j’ai pu côtoyer.

Il y a celle qui est au bout de sa vie, elle déteste son boulot, elle traîne les pieds et elle soupire au moins quatre fois par minute. Elle a la fâcheuse tendance à lever les yeux au ciel dès que quelque chose lui percute l’esprit.

Il y a celle qui ne manque pas de vous faire remarquer que vous avez une mine fatiguée à chaque fois qu’elle passe votre porte. Généralement, elle porte deux couches de fond de teint trois fois trop foncé pour sa carnation. Si vous tendez l’œil, vous pouvez peut-être même apercevoir un faux grain de beauté dessiné au crayon khôl sur son visage. Si si regardez bien, il change de place un peu chaque jour.

Il y a celle qui se prend pour votre meilleure amie. Elle commence par vous poser deux ou trois questions de contrôle en débranchant le monitoring et finit par déplier une chaise pour s’asseoir auprès de vous. Vous vous surprenez alors à être en train de répondre malgré vous à une forme d’interrogatoire intrusif sur votre vie privé, vos habitudes… Terrifiant.

Il y a celle qui vous fixe du regard comme si vous étiez la première femme enceinte qu’elle voyait. Elle n’hésite pas à vous lancer qu’elle aimerait être à votre place. Elle laisse sous-entendre qu’elle le mérite plus que vous.

Il y a celle qui a manqué son concours d’entrée au cours Florent, et vous vous demandez bien pourquoi. C’est bien simple, elle semble avoir plusieurs personnalités. Vous êtes étonné de constater à quel point elle peut être exécrable avec vous, alors qu’elle peut devenir douce comme un ange quand votre conjoint ou votre famille apparaissent. Gardez un Gaviscon à portée de main : si votre nausée s’était calmée, elle pourrait bien revenir de plus belle à la vue de ce théâtre d’hypocrisie.

Il y a celle qui est énervée. Elle s’est levée du mauvais pied. Le ciel semble lui être tombé sur la tête. Elle ne vous regarde pas, ne vous adresse pas un mot. Des sons sortent de sa bouche mais vous ne distinguez rien de plus que sa colère. Vous ne cherchez même pas à lui adresser la parole. Qui sait ce qu’elle pourrait vous faire…

Il y a celle qui ne sait absolument pas ce qu’elle est en train de faire. Elle ne connaît rien à son métier. Elle n’est capable de répondre à aucune des questions que vous lui posez. Elle semble tout bonnement perdue. Elle a généralement des gestes lents et le regard vide. Etrangement, vous tombez souvent sur elle lorsque vous avez une prise de sang à faire.

Il y a celle qui n’entend rien. Vous avez beau lui dire que le monitoring est trois fois trop serré et que vous avez mal, elle fait mine de ne pas vous entendre et continue de se parler à elle-même. Vous avez le sentiment d’être le énième sujet d’un exercice de travaux pratiques. En trente minutes, vous n’avez quasiment eu aucune interaction humaine.

Il y a celle qui vous regarde de haut. Elle sait pertinemment qu’elle vous verra sous votre pire angle et qu’elle sera indispensable à votre survie, elle se permet des remarques et vous prend pour une illettrée qui ne connaît rien à rien. Elle méprise les aides soignantes en les envoyant balader d’un revers de la main. Etrangement, elle change de posture quand elle réalise que je suis architecte. Sa vision du monde semble vraiment tordue, sûrement la faute à la médecin qui, dès son arrivée sur ses échasses dorées, l’enverra balader à son tour.

Il y a la muette, celle-ci donne l’impression qu’elle fait des découvertes phénoménales durant votre échographie. Elle analyse les tracés du monitoring en émettant des sons incompréhensibles. Ces sourcils prennent toutes les formes possibles et inimaginables. Elle vous fait peur, mais vous aurez beau lui poser des questions au bon moment pour ne pas la déranger, elle restera muette et vous n’en saurez pas plus.

Il y a celle qui essaie de plaisanter avec vous en médisant d’une autre patiente du service. Elle manque d’insulter une femme enceinte, en rigole et cherche votre regard approbateur. Pire, elle le fait avec sa collègue, en face de vous. Vous êtes abasourdie mais vous restez de marbre. Vous savez que vous aurez besoin de ces personnes.

Il y a l’homme. Heu comment dire… Si vous avez déjà du mal avec le concept de sages-femmes, que dire des « sages-hommes » ? Vous vous demandez comment ce bonhomme a atterri dans cet environnement de femme et surtout comment il fait pour y survivre. (Halte ! Ne me parlez pas là de misandrie. Je ne juge pas les hommes qui font le choix de faire ce métier. J’avais simplement envie d’intégrer mon ressenti. En tant que femme exposée à ce service, j’ai aussi ce droit de dire que j’ai du mal avec les sages-femmes et encore plus lorsque la sage-femme s’avère être un homme.)

Il y a la pressée, celle qui déboule en flèche dans votre chambre. Elle ne prend plus la peine de frapper à la porte. De toute façon, elle sait bien que toutes les autres frappent tout en entrant, alors à quoi bon perdre ce temps ? Elle s’active et ne vous explique les choses qu’elle a faites seulement après les avoir faites. Elle n’appuie jamais sur le coton avant de mettre le pansement une fois la prise de sang effectuée. Pansement qu’elle vous demande d’ailleurs de mettre par vous-même. Vous n’avez pas le temps de la remercier qu’elle est déjà partie. Vous réalisez à ce moment qu’elle a laissé votre porte ouverte…

Et puis il y a les autres, celles que je n’ai pas eu la chance de rencontrer. Les bonnes sages-femmes, attentives, bienveillantes, patientes et gentilles. Passionnées par leur travail, compétentes, professionnelles et altruistes tout simplement. Où sont-elles ? Si vous le savez, dites-le moi. Je cherche toujours…

EM.

Etonnant, n’est ce pas ? Je tiens à préciser que ces sages-femmes existent bel et bien. Et pourtant je ne suis pas une patiente difficile. La « big boss » des médecins du pôle maternité a même pris le temps de me dire, du haut de ses échasses dorées, que j’étais une patiente agréable, c’est dire ! Et les autres patientes, comment supportent-elles ces types de sages-femmes ? Et vous, vous en connaissez d’autres ? Venez partager vos expériences dans les commentaires.

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Publié dans Découverte, Pensées | 31 commentaires

C’est la fête chez les brindilles ! Venez goûter cette tarte pomme/poire cannelle

unbrindemaman © EM – Tarte pomme/poire cannelle

Aujourd’hui, le blog fête ses 4 mois ! 4 mois de créativité, 4 mois d’échanges, 390 brindilles sur Facebook, 270 sur Instagram, un peu moins sur Tweeter, mais surtout une vingtaine de personnes directement abonnées au blog… une vraie petite communauté réactive et bienveillante.

J’adresse un grand merci aux personnes qui me suivent, pour la qualité des commentaires que je reçois et la pertinence des sujets soulevés dans les échanges que nous avons ici.

Pour fêter ce jour, je vous propose une petite recette que j’ai improvisée et qui s’est avérée délicieuse. J’avais fait trop de compote de pomme pour ma fille. Nous avions une envie de pomme alors j’en ai tout simplement pris une quantité pour réaliser la recette que je m’apprête à vous partager.

Pour la garniture :

En premier lieu, vous pouvez réaliser votre compote vous-même, elle n’en sera que meilleure. Pour cela, pelez et coupez en gros morceaux 5 belles pommes et 1 poire (selon vos envies). Faite-les cuire 20 minutes dans de l’eau bouillante.

Une fois les fruits bien fondants, mixez-les avec un peu d’eau et hop, vous voilà avec une bonne compote maison, sans conservateur et sans sucre pour votre bébé.

Pour notre recette, vous pouvez remettre la mixture sur le feu et y ajouter une belle cuillère de sucre avec une belle pincée de cannelle (selon vos goûts). Faites cuire 1 à 2 minutes avant de retirer du feu.

Au tour de la pâte :

Préchauffez votre four en chaleur tournante, à 175°C.

J’adore pâtisser, alors pour éviter « d’ingérer » trop de beurre, j’ai trouvé une recette de pâte brisée sans beurre. Pour cela, faites bouillir ½ verre d’eau + ½ verre  d’huile de tournesol + 1 pincée de sel.

A côté de cela, dans un bol, préparez 250 g de farine et versez le mélange bouillant dessus.

Commencez à mélanger à la cuillère en bois avant de poursuivre à la main quand la pâte devient maniable. Faite une boule. Protégez votre moule à tarte d’un papier sulfurisé (ou de beurre + 1 brin de farine) et étalez votre pâte en recouvrant bien les bords.

Dernière ligne droite !

C’est le moment de mettre votre compote maison sur votre pâte.

Videz, pelez et coupez en fines tranches 3 nouvelles pommes et disposez-les sur la confiture.

Répartissez plusieurs petites noisettes de beurre sur votre tarte et saupoudrez le tout avec du sucre roux.

Vous pouvez maintenant enfourner, plus ou moins 40 minutes (selon votre four), toujours à 175°C.

Cette tarte à la garniture toute fruitée est un délice. A déguster tiède ou bien froide à la sortie du frigo ! Une chose est sûre, vous ferez des heureux.

EM.

Merci d’avoir suivi la recette, bon appétit et à demain pour un nouvel article.

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Publié dans Miam | 5 commentaires

#RDVdesmots – Confucius – Le 5-10-15 pour endormir bébé

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots – Confucius – Le 5-10-15 pour endormir bébé

Le #RDVdesmots, c’est une semaine, une citation, une production libre.

Vous souhaitez participer au rendez-vous des mots ? C’est très simple, il vous suffit d’être inspirée par la citation, vous pouvez participer sur votre blog, sur Instagram, Facebook, Twitter ou même en commentaire. Il n’y a pas de jour imposé ou d’ordre, pas de contraintes. Tout le monde peut participer. Faites parler votre imagination ! N’oubliez pas d’utiliser le hashtag #RDVdesmots et de faire signe en commentaire pour que nous puissions nous retrouver les unes les autres.

Je vous laisse ici les citations des semaines passées, que vous pouvez vous approprier à tout moment :

 

« Nulle pierre ne peut être polie sans friction,
nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »

Confucius

J’aime ma fille. Je peux aisément dire que c’est l’être présent sur terre, à l’instant où j’écris ces lignes, que j’aime le plus au monde. Elle est ma chair, elle a grandi en moi. J’ai senti ses coups. Nos cœurs ont battu en rythme durant de longs et parfois douloureux mois. La grossesse est une épreuve indélébile dans la vie d’une femme, et cette étape de ma vie reste vive dans mon esprit tant elle a été parsemée de surprises. De belles surprises, de belles rencontres. Et puis de la douleur, de la longueur aussi mais finalement c’est le positif que je retiens. Celui d’être devenue mère. La joie d’être maman à mon tour et d’avoir quelque chose à offrir à ce monde.

Notre fille est là parmi nous et elle m’inonde de bonheur chaque jour et chaque seconde. Je l’aime du fin fond de mes entrailles et je sais qu’elle perçoit mon affection et mon attachement. Je le vois dans son regard profond. Dans ses grands sourire. Et je le sens tout simplement dans l’air que nous partageons ensemble. Tous les trois, un brin de papa, un brin de maman et notre bébé.

Actuellement, nous n’avons que notre fille à choyer sur cette terre. Toute notre énergie converge dans sa direction. Avec elle, nous apprenons pour la première fois notre nouveau métier de parent et avec elle, nous découvrons une nouvelle facette de la vie qui nous était complètement inconnu auparavant.

J’ai eu beau côtoyer nombre d’enfants au cours de ma vie, il n’empêche que le lien fusionnel qui m’unit à ma fille reste unique et inédit.

Ce lien magique est peut-être invisible aux yeux du monde et pourtant, il est bien réel. Très présent et bien marqué entre nous. Ma fille le sait bien et elle a fortement contribué à l’enrichir, l’étoffer et le tisser davantage à mesure que le temps avançait, et qu’elle grandissait…

Pour décrire notre relation, je peux vous parler de la réactivité avec laquelle j’accours lorsque je l’entends pleurer. Je pourrais aussi vous décrire nos longs et délicieux échanges de regards qui ne se quittent jamais avant d’être sur que les messages que renferment nos cœurs ont bien été transmis.

Je pourrais vous dire que depuis sa naissance, il y a bientôt un an, je n’ai dû me séparer d’elle qu’à deux petites reprises. Pour aller au bout de la rue. Moins d’une demi-heure à chaque fois. Je me déplace toujours avec mon bébé. Nous sommes toujours ensemble.

Notre relation est calme et nos échanges sont très tendres et réconfortants, ce qui n’empêche pas à des éclats de rires de venir ponctuer nos journées. En bref, je ne peux pas me passer de ma fille, elle est mon remède pour me sentir toujours bien et joyeuse. J’ai besoin de sentir sa présence et je me surprends à chercher sans arrêt son regard, ce qu’elle ne manque pas de faire en retour. Elle me fait voir la vie en rose et je me réjouis chaque jour de la complicité que nous entretenons.

Notre fille est allaitée depuis sa naissance, ce qui démultiplie encore ce sentiment de fusion. L’allaitement est régulé en fonction de la demande de l’enfant mais aussi par sa simple présence. Cela signifie que la simple vue du bébé peut stimuler le mécanisme de la lactation. Plus encore que moléculaire ou émotionnel, notre lien est donc quasiment chimique. Magique.

Les mamans qui me liront ont probablement ressenti cet instinct maternel dès la naissance de leur bébé. Pour ma part, j’ai la sensation que ce sentiment ne fait qu’accroître de jour en jour. Les besoins physique et émotionnels de mon bébé ont été comblés avec beaucoup d’attention depuis que nous la comptons parmi nous. Ceci dit ,depuis quelques semaine j’ai noté que la dépendance que nous avions l’une pour l’autre s’était incroyablement développée au point de perturber les nuits de ma choupette de façon assez phénoménale.

Alors qu’un bébé de près d’un an n’a plus besoin de se nourrir la nuit, ma fille qui a fait ses nuits jusqu’à ses quatre mois environ s’est mise à se réveiller près d’une dizaine de fois par nuit pour s’assurer que j’étais bien auprès d’elle.

Plus elle grandissait et plus elle avait de l’énergie pour nous faire comprendre qu’elle voulait rester auprès de nous. Nous sommes devenus des formes de « doudous » géants, à disposition. Si nous voulions qu’elle se rendorme rapidement, il fallait la rassurer avec du lait dans les secondes qui suivait un gémissement.

Au-delà du fait que ces réveils nocturnes tranchaient ses nuits (et les miennes au passage), je me suis mise à m’inquiéter de la confiance que ma fille pouvait retrouver en elle.

A un an, nous souhaitons que notre fille puisse commencer à gérer ses émotions dans des situations dans lesquelles elle sera de toute façon amenée à être seule dans sa vie future. Nous avons vu dans le cadre du sommeil un contexte idéal pour l’accompagner progressivement et en douceur vers cet apprentissage de la confiance en soi.

Voici un rapide état des lieux au moment de notre prise de conscience :

Moi, maman surprotectrice à un point que vous ne pouvez pas imaginer. A l’affût de la moindre contrariété, le sommeil léger. Très léger. Très très léger.
Nos nuits tranchées et loin, très loin d’être réparatrices.
Moi, gaga et complètement attendrie de voir concrètement que je suis indispensable au bonheur de mon bébé.
Ma fille, fatiguée et plus facilement irritable la journée, puisque mal reposée la nuit.
Moi, le dos complètement déséquilibré, la nuque courbaturé.
Mon mari, qui a développé une dextérité digne de 007 pour éviter de réveiller bébé.
Moi, fatiguée.
Mon bébé, heureux mais terriblement dépendant.
Moi, réveillée de longues minutes à observer, les yeux larmoyants, ma merveille qui dort paisiblement.

C’est dans de telles problématiques que la citation de Confucius prend un grand intérêt à mes yeux. « Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »

Oui, vous avez bien lu, nous avons décidé de mettre à l’épreuve les nuits paisibles de notre bébé pour l’aider à avoir de vraies nuits réparatrices. Faire l’expérience du vrai repos devait passer par une nuit complète sans réveil. Parvenir à s’endormir seule était l’une des clés du succès.

Je souligne qu’en règle générale, ma fille est un bébé très facile à vivre, vraiment adorable, qui se réconforte très vite et qui pleure très peu, surtout lorsque l’on répond à ses demandes assez vite. Notre mode de sommeil nous convenait donc plutôt bien puisque bébé s’endormait vite et sans crise.

Nous étions donc conscients que notre confort serait perturbé un moment, au profit de quelque chose de meilleur sur un plus long terme.

Quoi qu’il arrive, je savais que notre attachement inconditionnel l’une pour l’autre allait rester intact, car il dépasse le simple cadre du coucher… mais dans sa forme, je souhaitais laisser du jeu à mon bébé pour lui permettre de s’épanouir avec assurance dans la vie pleine d’épreuves qui l’attend. Nous avons eu de longues réflexions sur l’avenir. Ses nuits seule, sa première rentrée à l’école, l’équilibre qu’elle pourrait trouver si notre petite famille s’agrandissait à l’avenir…

Chacune des étapes ne devrait alors pas être perçue comme un déchirement mais plutôt comme une épreuve surmontable amortie par un bagage que nous aurions contribué à lui fournir année après année.

La décision était prise. Notre fille devait grandir et nous devions l’aider et l’accompagner dans cette étape indispensable à son bien être.

Après plusieurs lectures, je suis tombée sur la méthode du 5-10-15 : le principe est simple, il consiste à mettre en place un rituel du coucher rassurant, puis dire à son enfant qu’il est l’heure de dormir et le laisser seul dans son lit 5 minutes, puis venir le revoir aux 10 minutes suivantes et encore aux 15 minutes suivantes s’il n’a pas cessé de pleurer. En ne restant pas plus de 3 minutes dans la chambre à chaque visite et en ne laissant jamais l’enfant pleurer seule 20 minutes ou plus, sans quoi il aurait le sentiment d’avoir été abandonné.

Enoncée comme cela, cette méthode semble inhumaine. Je vous le dit tout de suite : cette méthode est extrêmement difficile à appliquer.

Les éléments indispensables à la réussite de cette méthode ont été le soutien, la patience et le calme olympien de mon époux qui a su gérer les situations de stress.

Nous avons pris le 5-10-15 et nous avons modifié les règles du jeu pour le rendre plus facilement applicable.

Notre rituel ne dure pas 15 minutes mais plutôt 40 voir plus. Après le dîner, la toilette et le lait, bébé se défoule en jouant dans le salon un bon quart d’heure sous une lumière tamisé qui annonce la fin de la journée. Elle dissocie ainsi la nourriture et le sommeil.

Arrive ensuite le moment de monter dans sa chambre en famille, toujours sous une lumière toute douce où elle a le droit à une histoire racontée par maman suivie de belles paroles réconfortantes récitées par papa. A ce moment, je vérifie de nouveau que la couche est bien propre et que mon bébé n’a pas de fièvre, pas de problème avant de lire une dernière histoire très courte.

A ce moment et seulement à ce moment, nous l’embrassons une dernière fois, ainsi que les deux ou trois doudous qui l’accompagnent, en lui souhaitant une bonne et paisible nuit ; après quoi nous sortons de la chambre pour 4 minutes au lieu de 5.

Nous avons réduit les temps pour réussir à supporter cette méthode et éviter à tout pris que bébé ne se sente abandonné. Ainsi, le 5-10-15 devient le 4-8-12…

Lors de nos visites, nous restons environ 3 minutes et nous portons bébé hors du lit lorsque nous en ressentons le besoin, alors que la méthode le déconseille.

Autrement dit, nous n’avons pas pratiqué cette méthode à la lettre. Les 4 premières minutes m’ont déchiré le cœur. Les 8 minutes suivantes semblaient interminablse et que dire des 12 minutes…

La première nuit, il a bien fallu 1 cycle et demi (4-8-12-4-10) avant que ma fille ne s’endorme seule. Mais ses réveils nocturnes avaient diminué de moitié !

Cette première nuit était très difficile à supporter pour moi qui ne laisse jamais mon bébé pleurer en temps normal. J’ai bien failli pleurer, mais c’est le lendemain que les larmes ont coulé quand j’ai surpris ma fille fatiguée en train de se forcer à fermer les yeux pour réussir à trouver son sommeil par elle-même, au moment de sa sieste.

La machine était lancée et les résultats ont été très rapides. Le jour suivant ma fille s’est endormie en 1 cycle et le jour suivant, 4 puis 8 minutes ont été suffisantes. Aujourd’hui, et alors que cela ne fait même pas encore une semaine que nous appliquons cette méthode, ma fille s’endort en 5 minutes, seule après un rituel chaleureux et réconfortant en famille. Elle peut dormir 10 heures d’affilée avec assurance et autonomie.

Jusqu’à cet instant, je ne sais que penser de cette méthode qui reste très difficile à supporter dans ses débuts.

J’ai lu beaucoup d’articles qui fustigeaient cette méthode, la qualifiant d’irresponsable, d’inhumaine. Laisser son bébé pleurer étant contraire aux éducations dites bienveillantes, positives…

Nous avons remanié cette méthode que nous avons cherché à appliquer avec douceur, en revenant vers notre bébé et en la rassurant sans arrêt, même lorsqu’elle semblait endormie, au risque de la réveiller. L’important pour nous était qu’elle sente notre présence constamment, qu’elle se sente soutenue.

Le fait est que les résultats sont là. Pour le moment, cette épreuve porte ses fruits. Notre fille nous aime toujours autant, elle nous le montre chaque jour. Elle est capable de s’endormir seule.

Elle a toujours autant besoin de nous et de notre réconfort, autant que nous avons besoin d’elle, ce qui est entièrement normal.

Elle fait preuve de plus de patience. Elle est reposée et de bonne humeur en journée. Cette expérience l’a fait grandir.

Elle a trouvé une solution seule, elle ferme les yeux lorsqu’elle a sommeil parce qu’elle a compris qu’elle parvenait plus facilement à s’endormir comme cela.

Je passe toujours autant de temps à observer mon bébé dormir. Je suis toujours aussi attentive à ses besoins. Au cœur de la nuit et pour les siestes en journée, je n’applique pas systématiquement cette méthode qui me semble trop brutale parfois.

La citation du rendez-vous des mots de la semaine m’a inspiré ce sujet, mais je n’ai pas écrit cet article pour inciter des parents à appliquer cette méthode (qui est formellement contre-indiquée pour les bébés de moins de 6 mois qui n’utilisent pas encore le mécanisme de la « manipulation ». Avant 6 mois, un bébé qui pleure a vraiment besoin d’être rassuré dans les meilleurs délais. Un bébé de moins de 6 mois pleure pour réclamer de l’aide).

Chaque mère gère sa maternité comme elle l’entend, je suis une maman poule, surprotectrice et cette gestion de ma maternité me regarde. A 11 mois, nous avons considéré que notre bébé avait développé quelque chose qui pouvait être néfaste pour lui à long terme. Cette dépendance excessive devait cesser la nuit pour lui permettre de retrouver une sérénité nocturne, réparatrice et durable. Et c’est en bonne voie, avec douceur et bienveillance à son égard.

Quoi qu’on en dise, j’aime ma fille. Elle est, et elle restera, la fille chérie à sa maman, depuis sa naissance, bien avant cela, et pour toujours. Pour mon plus grand bonheur, et le sien je l’espère.

 EM.

Voici pour ma participation au #RDVdesmots de cette semaine. Très long ! Une fois encore, je suis impatiente de venir découvrir ce que cette citation vous a inspiré, dans l’espoir de vous voir de plus en plus nombreuses. Je vous laisse ici une citation pour la semaine prochaine :

« Qui voit peu voit toujours trop peu ;
qui entend mal entend toujours quelque chose de trop. »

Friedrich Nietzsche

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[Chut, les enfants lisent] Roule ma poule ! par Edouard Manceau

unbrindemaman © EM – [Chut, les enfants lisent] Roule ma poule ! par Edouard Manceau

Aujourd’hui mercredi, j’ai comme une envie de participer à « Chut, les enfants lisent » lancé par le blog devinequivientbloguer (même si le blog est actuellement en vacances).

Roule ma poule ! C’est un album tout rose publié aux éditions milan qui nous a tapé dans l’œil en librairie.

Les illustrations y sont très simples, les décors sont dépouillés mais le rendu est très efficace.

Toute l’histoire tourne autour de la ressemblance qu’entretien une poule avec une boule. La pauvre poule se met à rouler comme une boule en chute libre dès qu’une pente pointe le bout de son nez.

unbrindemaman © EM – [Chut, les enfants lisent] Roule ma poule ! par Edouard Manceau

Vous l’aurez compris, l’histoire n’a ni queue ni tête. Ce sont surtout les jeux de mots très bien rythmés qui rendent l’album attrayant.

En ce moment, nous cherchons à établir une routine de sommeil, rassurante et réconfortante pour notre fille.

A bientôt un an, il nous est apparu qu’elle était assez grande pour véritablement saisir et appréhender les différents temps de la journée.

Nous avons donc ritualisé le coucher par différents temps forts. Toute cette « construction » pourra même faire l’objet d’un prochain article, qui sait !

La lecture d’une histoire avant de s’endormir fait partie intégrante du « protocole » et Roule ma poule ! s’est révélé être un compagnon idéal pour tenir cette place.

L’histoire est drôle, le personnage est mignon et attachant. L’histoire est courte mais les mots se répètent, et par conséquent, racontée doucement, elle peut avoir un effet soporifique sur votre grand bébé.

Les couleurs sont douces, elles favorisent la mise en place d’un temps calme.

En bref, cet album pour tout petit est un réel coup de cœur qui est entré dans notre routine et qui nous aide au quotidien !

EM.

J’espère vous avoir donné envie de vous procurer cette petite merveille ! A très vite pour le rendez-vous des mots de la semaine. N’oubliez pas de vous inscrire à la newsletter pour ne rien manquer.

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#RDVdesmots – Patience et longueur de temps

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots – Patience et longueur de temps

 Le #RDVdesmots, c’est une semaine, une citation, une production libre.

Vous souhaitez participer au rendez-vous des mots ? C’est très simple, il vous suffit d’être inspirée par la citation, vous pouvez participer sur votre blog, sur Instagram, Facebook, Twitter ou même en commentaire. Il n’y a pas de jour imposé ou d’ordre, pas de contraintes. Tout le monde peut participer. Faites parler votre imagination ! N’oubliez pas d’utiliser le hashtag #RDVdesmots et de faire signe en commentaire pour que nous puissions nous retrouver les unes les autres.

Je vous laisse ici les citations des semaines passées, que vous pouvez vous approprier à tout moment :

 

« Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage. »

Jean de la Fontaine

Pour le rendez-vous des mots de la semaine, je dois bien avouer que j’ai complètement séché. J’ai eu beau tourner et retourner la citation de la Fontaine dans ma tête, je n’ai rien trouvé d’intéressant à dire. Mais comme vous le savez, ce rendez-vous offre diverses possibilités !

Je suis déjà passée par le poème, la nouvelle, l’actualité… Aujourd’hui, j’ai choisi de répondre avec une petite illustration que j’ai dessinée sur papier et que j’ai rapidement colorisée ce matin.

Dans la vie, il y a le temps. Le temps, c’est comme une machine qui tourne, tourne et jamais ne s’arrête. Il y en a qui mettent toute leur force à la détraquer. Il y a ceux qui essaient de la contourner, de s’en cacher, de la modifier, de l’érafler… en vain.

Et puis il y a les autres. Ceux qui ont compris que la meilleure chose à faire est de prendre son mal en patience lorsque des épreuves se présentent à eux.

Le temps avance et il n’attend personne. Ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui avancent avec lui, car les autres y perdent leur temps.

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots – illustration #RDVdesmots7 Fontaine

EM.

Voici pour ma participation au #RDVdesmots de cette semaine, principalement sous forme d’illustration. Qui sait, cette version pourrait peut-être inciter de nouvelles personnes à participer. Une fois encore, je suis impatiente de venir découvrir ce que cette citation vous a inspiré, dans l’espoir de vous voir de plus en plus nombreuses. Je vous laisse ici une citation pour la semaine prochaine, sur une proposition indirecte de Paty (PATYCréations) :

« Nulle pierre ne peut être polie sans friction,
nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »

Confucius

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Publié dans #RDVdesmots | 13 commentaires

Mousse au chocolat !

unbrindemaman © EM – mousse au chocolat !

Aujourd’hui, je vous retrouve un dimanche de plus dans la catégorie miam du blog !

Je vous partage l’une des recettes les plus simples de mon carnet à recettes : la mousse au chocolat !

  • Faites fondre une tablette de chocolat (environ 200 g de chocolat à 50%) avec 50 g de beurre et laissez refroidir.
  • Faites monter 2 blancs en neige avec une belle cuillère de sucre.

Pour montrer les blancs en neige, j’ai arrêté d’utiliser la technique du fouet et du bol dans le congélateur 5 minutes avant de battre les blancs, depuis que j’ai découvert que le disque émulsionneur de mon mixeur faisait très bien le job ! Les blancs et le sucre doivent être bien fermes.

  • Vous pouvez ensuite mettre 2 cuillères de blancs montés en neige dans le bol où se trouve le chocolat fondu.
  • Mélangez doucement et mettez ce mélange dans le reste des blancs. Mélangez tout doucement avec une cuillère ou un maryse pour éviter de casser les blancs !
  • Disposez enfin le tout dans des petits bols, protégez avec du cellophane et hop ! direction le frigo pour 4h d’attente.

Bravo ! Vous avez réalisé votre première mousse au chocolat ! Elle est savoureuse, crémeuse et aérienne.

Récemment, j’ai eu l’idée de l’intégrer à des recettes plus travaillées. Une fois le mélange réalisé, je l’introduis directement dans un gâteau pour obtenir une couche de mousse au chocolat, avant de laisser le tout refroidir 4 heures.

unbrindemaman © EM – Fraisier revisité avec une couche de mousse au chocoltat

Bon appétit !

EM.

Je remercie sincèrement toute les personnes qui me suivent. Vous êtes 60 sur Twitter, 254 sur Instagram et 370 sur Facebook ! Je suis heureuse de voir chaque jour que notre petite communauté de brindilles s’agrandit. Je prends toujours beaucoup de plaisir à répondre à vos commentaires, sur le blog, en message privé sur Facebook ou ailleurs… Je reçois de gentils commentaires de soutien, des témoignages, des avis, et à chaque fois c’est le même plaisir pour moi, de constater qu’il existe encore des personnes qui aiment lire et partager, échanger, et réfléchir sur des sujets qui nous touchent et nous marquent.

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Publié dans Miam | 17 commentaires