#RDVdesmots – Doutes VS certitudes

unbrindemaman © EM – RDVdesmots – Doutes VS certitudes

L’heure du rendez-vous des mots a sonné ! Au menu cette semaine :

« Le problème avec le monde
c’est que les gens intelligents sont pleins de doutes,
alors que les imbéciles sont pleins de certitudes. »

Charles Bukowsky

L’esprit de cette citation rejoint beaucoup celle de la semaine dernière ou même beaucoup d’autres thèmes dont j’ai déjà parlé ici. Aujourd’hui, je voudrais passer par une anecdote pour illustrer un peu mieux le sentiment d’inconfort qui s’empare de moi lorsque je comprends que certaines de mes décisions, qui sont parfois prises sans assurance mais avec conviction, sont balayées d’un revers de la main par des personnes à qui je n’ai rien demandé, un peu trop impliquées à tort ou simplement très mal renseignées.

Pour cette anecdote, je vous amène avec moi il y a quelques mois de cela. Ma fille devait avoir un mois ou deux tout au plus. À cette période, je me rappelle bien que j’étais remplie de doutes. Je pense que j’étais simplement à l’image de toutes les padawans tout juste sortie de la maternité, ma mission était claire : protéger ce petit être, et répondre à tous ses besoins. Pour ce faire, je me posais mille questions et j’avais une crainte spécifique : j’étais terrifiée à l’idée que mon petit bout puisse tomber malade dans ses premières semaines de vie. J’avais entendu des choses atroces et j’étais pétrifiée en pensant aux bronchiolites et autres virus…

Alors dans les premières semaines, j’ai préféré rester dans le cocon de la maison avec l’air du jardin. C’était très bien, calme, maîtrisé… puis j’ai ressenti le besoin de sortir marcher plus longuement, revoir le monde et prendre le grand air…

« Il ne fait pas trop chaud aujourd’hui ? »
« On remet la sortie à demain, elle risque de se déshydrater. »
« Mince il pleut, elle risque d’attraper froid. »
« Pas en week-end il y aura trop de monde non ? »
« Pas plus de deux heures, je ne veux pas la changer en extérieur, elle est encore trop petite, ça va la stresser je pense… »

Et finalement, un beau jour, tous les voyants étaient enfin verts, et mon instinct maternel avait parlé : « C’est pour aujourd’hui ! » Je me sentais fin prête à sortir faire une vraie ballade en ville. J’étais sereine et ma fille était de très bonne humeur.

Ni une, ni deux, nous sommes sortis. Je n’étais pas encore très à l’aise avec le porte-bébé à cette époque, alors elle était dans sa poussette. C’était une belle journée ensoleillée, il y avait une petite brise… Tout était parfait, ma fille avait même fini par s’endormir et j’avais décidé d’en profiter pour rebrousser chemin avant qu’elle ne se réveille et que son estomac crie famine…

J’attendais à l’arrêt de bus pour rentrer… Et c’est là que le point noir de la sortie est apparu. (C’est moi où il se passe toujours quelque chose aux arrêts de bus ?) En fait, il n’y avait pas un, mais deux points noirs. Deux post-adolescentes, ou jeunes adultes si vous préférez, étaient plantées à ma droite. Le genre de filles à demi assises sur les rambardes à commérer discuter depuis 4 heures un bon moment. Vous voyez le tableau ? Plein de monde à l’arrêt de bus, beaucoup de mouvement, moi jeune maman hyper-protectrice qui a pris son courage à deux mains pour enfin sortir avec mon petit bébé au milieu de tout ça, coincée à côté de deux bonnes copines qui ont du temps à tuer.

Ma merveille était endormie et lorsque ces deux jeunes femmes l’ont aperçue, elles ont stoppé net leur discussion. J’ai ressenti un léger rapprochement de curiosité au-dessus de mon épaule, au-dessus de la poussette (ce genre de rapprochement me gêne vraiment, je trouve cela très déplacé, trop intrusif), et leur discussion a repris dans une direction complètement improbable. Les deux filles se sont mises à converser à voix basse en pensant que je ne les entendais pas : « Non mais elle est complètement folle, son gosse a une ou deux semaines grand maximum et elle le sort dehors, elle est tarée. »
« Non mais après un accouchement on se repose, on ne sort pas comme ça au bout de deux jours, je rêve, non mais attends… »

Elles ont marmonné des tas d’autres choses que je n’ai pas entendues à ce sujet avant de ricaner plus fort que les hyènes du Roi lion.

Je n’ai pas pris la parole pour leur dire que je les entendais ou pour leur dire que ma fille n’avait pas une ou deux semaines, mais bien plus. Je n’ai pas pris le temps d’expliquer tout le cheminement et la force qu’il m’a fallu pour accepter de mettre mes craintes de côté pour enfin sortir prendre l’air. Je n’ai pas pris la peine de leur dire que ça ne les regardait pas, et que quand bien même, si ma fille avait eu un jour ou deux de vie, chaque personne est libre de ses faits et gestes. Non, au lieu de cela je suis restée calme. J’ai fait mine de n’avoir rien entendu et je suis rentrée chez moi. Néanmoins, cet épisode désagréable ne m’a pas laissé de marbre et je ne suis pas ressortie d’aussi tôt.

La réalité c’est que beaucoup de personnes ont des visions tranchées sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas, dans des situations qui ne les regardent pas. Il n’ont aucune légitimité à émettre un jugement, eux qui ne sont en rien concernés par nos vies, nos choix, nos actions et qui ne sont pas invités à l’être.

Beaucoup de mamans me rejoindront là-dessus je pense : durant la grossesse et dans les premiers mois qui suivent l’accouchement, la maman vit des modifications autant physiques qu’émotionnelles ou morales, et j’ai vraiment le sentiment que c’est justement à cette période que les remarques, jugements malvenus et comparaisons absurdes, font plus qu’être simplement exacerbés, ils se multiplient !

Une fois que vous avez fait tout le travail et que vous avez finalement mis votre bébé au monde, c’est pire encore, j’ai le sentiment que c’est le moment où tout le monde veut s’approprier la chair de votre chair, votre bébé, celui pour qui vous avez donné votre corps, celui pour qui vous avez vomi 9 mois sans broncher, celui pour qui vous avez manqué d’y laisser votre vie et celui pour qui vous n’auriez pas hésité à la donner.

Ces personnes oublieraient-elles que la mère est toujours la plus à même de savoir ce qui est le mieux pour son propre nourrisson ? Que c’est vraiment la personne au monde qui gardera son enfant dans son cœur pour toujours ? Qu’elle possède un instinct puissant et que son amour est infini, complètement sincère, bienveillant et pur, juste irremplaçable ?

Voilà pour ma proposition de la semaine. Cette citation m’a renvoyée à ce triste souvenir qui, dans le fond, ne s’arrête pas qu’au sujet de la maternité. Ce fléau est présent dans bien d’autres domaines. Je parle de cette façon d’émettre des affirmations sur des décisions déjà prises, sur des modes de vie privés. Certaines personnes passent leur temps à porter des jugements et vont systématiquement à l’encontre du choix des autres avec insistance. Elles ne se rendent pas compte que leur jugement est vain puisque leur avis n’a pas d’importance pour celui qui sait où il va.

Je pense vraiment que cette intrusion provient souvent de personnes qui passent plus de temps à regarder autour d’eux pour passer le temps plutôt que de se questionner sur ce qui les regarde en premier lieu.  Pour se remettre en question eux-mêmes et remettre en question leurs propres certitudes, pour pouvoir redonner une place au doute et en tirer des bénéfices.

EM.

Vous aussi, vous avez rencontré des « madame je-sais-tout » ? Avec les modes « jugement » et « Je m’incruste dans ta vie et je remets en question tous tes choix » activé ?
Si si, vous savez, je parle du mode : « Moi si c’était mon enfant je ne ferais pas ça comme ça. »
Sans que vous n’ayez rien demandé…

Pour la semaine prochaine :

« Ceux qui sont assez fous
pour penser qu’ils peuvent
changer le monde
le font en général. »

Steve Jobs

 

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27 réponses à #RDVdesmots – Doutes VS certitudes

  1. Dinde De Toi dit :

    Ton anecdote me rappelle au niveau professionnel les personnes qui savent tout, qui veulent me dire quoi faire et comment faire alors qu’ils ne sont absolument pas du métier et qu’ils n’ont aucune idée de la réalité de ce travail. Cela m’exaspère mais je les écoute, parfois (rarement) une idée potentiellement intéressante surgit. Par exemple quand on me dit « tu devrais embaucher un employé, je suis sûr que tu trouverais facilement, tu lui fais faire ça pendant que toi tu fais cela, tu le payes tant, tu vas voir au final tu feras des économies » (+ blabla pendant 3 heures).

  2. Paty dit :

    Cc EM,
    Eh, oui, en psychologie, çà porte des noms selon la situation… Mais comme je ne suis pas spécialiste, je les mets dans la case « manipulateurs et autres personnes toxiques »… et ces personnes sont bien plus nombreuses qu’on ne le pense, y compris dans l’entourage proche… Quand ce sont des « étrangers » au sens « pas de la famille » ( 😉 ), çà peut blesser, mais on arrive à faire abstraction… Quand ce sont des gens proches, ou des « spécialistes » (médecins, professeurs…), c’est plus compliqué et çà laisse des traces beaucoup plus tenaces…
    J’ajouterais, pour compliquer le tout, que certaines maman n’ont pas cet instinct de protection, ou sont trop égoïstes (?) pour ne vouloir que le bien de l’enfant…
    Oui, la vie est compliquée, et le mieux est de s’occuper de son jardin sans trop faire attention aux remarques … mais c’est tout un apprentissage que nous donne la vie au fil du temps, avec des hauts et des bas, le temps que l’on prenne conscience et qu’on ait la preuve que nous avons bien fait … ou pas ! Et il est vrai que certaines personnes ne se posent jamais ce genre de questions…
    Alors, signe d’intelligence ou pas ? En tout cas, pour moi, signe que l’on sait qu’on n’a pas la science infuse et que l’on apprend tous les jours et à tout âge 😉
    Bonne journée, EM 😀

    • EM dit :

      Bonsoir Paty,
      Je suis d’accord, il y a de tout. Les personnes qui t’assomment avec leur « savoir », c’est mal amené, direct et insistant. Et il y a les gens qui donnent un simple conseil à la jeune maman qui apprend et qui ne sais pas tout sur tout. Il faut être à l’écoute, rester ouvert évidement. Accepter les critiques, savoir les entendre, se remettre en question… Mais quand ça pointe des sujet privé, des choix de vie qui n’ont aucune incidence sur le monde, sur la santé mental ou physique de qui que ce soit, alors ces choix assumés ne regardent que les parents et leurs enfants.
      Tu as raison certaines personnes sont imperméables aux conseils, elles sont insensible, elles ont probablement trop d’orgueil, la communication est bloqué, elles ne veulent rien entendre. Dans ce cas, cet égoïsme est bien sur à déplorer car il faut toujours aspirer au meilleur pour l’enfant. Dans mon exemple je parle surtout de tout ce qui ne touche PAS au fond, mais plutôt aux préférences des parents. Je pense que ça les regardent, l’intrusion du reste du monde n’a pas lieu d’être.
      Merci beaucoup pout ton petit mot ! :*

  3. Marine dit :

    Coucou ! J’adore te lire, vraiment, c’est un réel moment de plaisir !
    Je me souviens d’une journée, mon fils devait avoir un mois tout au plus, nous avions été dans ma famille pour leur présenter le loulou. Tout le monde y allait de son petit conseil « non mais il faut le laisser pleurer, il va s’habituer », « ne le gardez pas dans votre chambre jusqu’à ses 10ans quand même » (parce que j’avais eu le malheur de dire qu’il dormait dans notre chambre pour l’instant), « ah non mais moi mes filles elles sont parties dans leur chambre dès le retour de la maternité » etc. Honnêtement sur le moment je suis restée bouche bée devant tant de certitudes et de conseils mal placés (surtout que je n’en avais pas demandé !). Je pense qu’en tant que jeune maman, on a toutes au moins une anecdote de ce genre malheureusement…!
    Merci pour ton article en tout cas 🙂

    • EM dit :

      Bonsoir Marine,
      Merci beaucoup c’est très gentil 🙂 Le plaisir est pour moi.
      Oui ! je connais très bien les remarques dont tu parles (avec la fatigue post-accouchement c’est encore plus difficile à encaisser). Généralement je les prends bien, j’écoute sagement et je garde que ce qui peut réellement m’aider. Je pense que les pires remarques sont celles qui viennent de personnes qui ne nous connaissent pas, qui ne savent rien de notre histoire et qui apportent une teinte de jugement dans ce qui leur semble être un simple conseil.
      Merci beaucoup pour ton passage et ton petit mot ! On est dans le même bateau, je pense que toute les mamans ont connu cela 😉
      EM.

  4. Honeymum dit :

    Et oui, c’est bien une réalité… que je ne supporte pas bien, d’ailleurs. Pas que je pense avoir la science infuse, mais je pense qu’on sait ce qui est bon ou pas pour notre petit. Je n’ai rien contre un conseil bienveillant (dans n’importe quel domaine de la vie), mais quand je reçois un jugement que je trouve peu constructif, je réponds « oui oui » et je puis fais ce que je veux! 🙂
    Fini les discussions sans fin qui souvent, ne regardent personne. A bientôt Em et merci pour tes articles et tes réflexions.
    Estefania.

    • EM dit :

      Coucou Estefania,
      Oui je suis absolument d’accord ! Oui aux conseils constructifs et gentiment amené avec délicatesse. Non aux affirmations, jugements et autres froncement de sourcils, signe de désaccords au sujets de préférences de choix de vie qui ne regarde personne d’autres que les parents et leur bébé 🙂
      Merci à toi de me lire et de passer de dire des petits mots un peu partout ! ;*
      EM.

  5. J’en parlais justement hier avec deux jeunes mamans ! Je n’en revenais pas des remarques dont elles étaient les cibles au quotidien… Pour tout et pour rien ! Par tout le monde et n’importe qui… C’est désolant. Chacun fait ce qu’il veut !
    Merci pour cet article !

    • EM dit :

      Coucou Charlotte,
      Oui chacun fait ce qu’il veut. LEs conseils sont et seront toujours les bienvenus, mais il faut savoir les amener et surtout que lorsque c’est pour corriger un point qui pourrait amener à une meilleur « protection » de l’enfant.
      Dire à une maman « fait attention a boire beaucoup d’eau pour ta lactation » c’est un bon conseil délicat et intéressant pour la maman et l’enfant.
      Dire à une maman « non mais tu fait n’importe quoi, tu ne devrait pas donner de lait maternel tu vas en faire un pot de colle » … là c’est un jugement, une prise de position illégitime pour la personne qui parle et à qui aucun avis personnel n’a été demandé. C’est juste lourd. Ce choix revient à la mère et non à un tiers…
      Nous sommes d’accord. Merci beaucoup pour ton petit mot :*
      EM.

  6. Coucou,
    un sujet qui peut fait débat !
    Je ne pense pas être quelqu’un d’envahissant, ni d’intrusif, ni encore moins d’abusif.
    Pourtant, quand je vois quelque-chose qui me choque ou qui me parait peu « adapté » ou prêtant à conséquence, je me permets de le dire sous forme de conseil tout en ajoutant, que les conseils, chacun en fait ce qu’il en veut !
    En fait, ce RDVdesmots m’a fait revenir en mémoire un petit clash que j’ai eu avec mon frère et ma belle-soeur il y a quelques-mois.
    C’était le soir et leur fille d’à peine 1 an, avait une grosse fièvre. Leur médecin ne pouvait la prendre en visite que le lendemain à la première heure et leur avait conseillé d’aller aux urgences si vraiment ils se faisaient trop de soucis ou alors de faire tomber la fièvre avec un bain de 2 degrés de moins que sa température et des antipyrétiques d’une certaine marque.
    Comme ils n’en avaient pas, ma belle-soeur m’avait téléphoné pour savoir si j’en avais. Comme c’était le cas, je les lui emmenais chez elle.
    Quand j’arrivais chez eux, ils sortaient la petite du bain et l’habillaient.
    Mais si chaudement, body, babygros en velours et turbulette matelassée, que j’en ai pris peur et leur ai dit que lorsqu’on avait de la fièvre, il ne fallait pas trop s’habiller, surtout les enfants. Bien au contraire !
    Je tenais ça de mon médecin et de l’hôpital où un de mes fils qui avait eu une méningite à l’âge de 2 mois 1/2 avait été soigné. Le mot d’ordre était « à poil! » et même si ça m’avait fait peur de le voir grelotter, sa fièvre avait été combattue ainsi, nu, sans même une couche, au sein même de l’hôpital.
    Et lorsque je les ai vu tant l’habiller, j’ai vraiment eu peur pour elle et je me suis permise de leur dire, en insistant même car ils trouvaient ça bizarre et pas normal que je veuille faire déshabiller leur fille alors qu’elle risquait de « prendre encore plus froid! » en la mettant juste en body comme je leur disais.
    Bref ils l’ont un peu mal pris mais je suis contente que leur instinct de parents n’ait pas aggravé l’état de santé de leur fille.
    Nous n’avons jamais reparlé de cet incident mais 1 ou 2 mois plus tard, alors que je passais les voir et que ma choupinette de nièce était encore malade (fièvre), j’ai eu le soulagement de voir qu’elle était juste en body et pas une fois de plus emmitouflée sous des couches de vêtements : je ne saurai jamais mais je suppose qu’ils avaient demandé à leur médecin si ce que je leur avais dit était vrai ou peut-être que c’est de lui-même que leur médecin leur avait dit qu’il fallait faire ça !

    Tout ça pour dire qu’il ne faut pas toujours voir le mauvais côté du conseil, que donner des conseils ce n’est pas seulement se mêler des affaires des autres juste pour le plaisir de contredire ou parce qu’on croit savoir ce qui est mieux. C’est aussi apprendre à celui qui ne sait pas, c’est aussi aider, c’est aussi partager et qui sait, peut-être sauver des vies.

    Belle journée EM et à toutes celles et ceux qui me liront,
    Ma’

    • Paty dit :

      C’est vrai aussi … il y a conseil et conseil, si je puis dire, tout dépend des circonstances et de la manière dont est « donné » le conseil…
      Puisqu’on est dans les anecdotes, j’en ai une 😉 Pour mon 2ème, sûre de moi, je me pointe à la pharmacie pour « préparer » mon allaitement. On m’avait conseiller, pour le premier, d’essuyer le mamelon avec un morceau de gaz imbibée d’eau neutre (mrd le nom m’échappe !!!!!!!) La Pharmacienne : « c’est pour quoi faire ? » Je lui explique avec un grand sourire, et là, douche froide, d’un ton péremptoire : « c’est idiot, çà ne nettoie pas, vous n’en avez pas besoin » … à quelques années près, les méthodes et préconisations avaient changé. Autant dire que ces « conseils » sont très déstabilisants…
      Bonne journée à toutes 🙂

      • Oui Paty, c’est aussi vrai !
        Par contre, ça ne change pas le fait que souvent les gens prennent les conseils pour une attaque personnelle, comme si c’était pour les pointer du doigts.
        Un conseil n’est pas une obligation que je sache !!
        Moi aussi j’en ai reçu des « tu devrais faire ça… », « si j’étais toi… » et alors, y a rien de grave !
        J’ai laissé les gens dire, j’ai cherché à savoir si ce qu’ils disaient était bon, j’ai pris ce que je voulais dans leurs recommandations, j’ai laissé ce qui ne m’intéressait pas et j’ai continué à avancer !
        De toute façon, la Vie se charge de nous apprendre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, c’est en se plantant qu’on apprend et normalement on ne commet pas 2 fois les mêmes erreurs !
        La seule chose que je ne veux pas avoir à me redire un jour c’est « Ah si j’avais su je t’aurais écouté », c’est pour ça que je ne rejette pas d’emblée les conseils qu’on me donne comme certaines personnes et comme j’ai pu le faire à une époque.
        Je n’ai pas envie de dévoiler une partie intime et douloureuse de ma vie, mais je sais où mène le refus systématique des conseils.
        Quelques-fois à rien, tout ce passe bien puis quelques-fois, il y a des douleurs tellement profondes que jamais elles ne pourront s’effacer … Peut-être que si j’avais écouté ce qu’on me disait …

        • Paty dit :

          Cc, EnTouteSimplicitéMAG,
          Oui, il ne faut pas rejeter systématiquement les conseils, mais je comprends les jeunes mamans qui reçoivent trop de conseils, plus ou moins contradictoires parfois, de faire un rejet… J’en donne aussi, quand on me le demande ou qu’une situation me parait non adaptée, mais encore une fois, tout est dans la manière de le dire pour ne pas froisser la maman qui essaie de bien faire… Le ton est la manière dont est donné le conseil a une grande importance pour que le « bon » conseil passe et soit entendu 😉

          • EM dit :

            Absolument ! Vous avez raison toute les deux, les conseils sont primordiaux. Il faut impérativement rester ouvertes à la communication sinon on court droit dans le mur. Il faut calmer son orgueil et accepter d’apprendre des autres (surtout quand on est novice sur la question ! mais il faut apprendre à suivre son instinct aussi et ne pas avoir peur de se faire confiance à la fois, tout en restant ouvert…). Prendre les conseils, écouter, dire oui et garder ce qui nous semble bien et cohérent avec nos envies et notre bon sens.
            Comme le dit Paty, et comme le démontre mon exemple dans l’article, tout dépend de la manière dont le conseil est donné. Ces jeunes filles auraient pu venir me voir et me poser la question de savoir pourquoi j’était en ballade avec mon nourrisson. Je l’aurai très bien pris, et je leur aurais parlé avec beaucoup de calme et de joie. Mais juger et se moquer dans le dos, sans savoir, sans chercher à savoir c’est très laid. Les faux conseils sur de faux sujet qui relèvent de la subjectivité et non pas de vraies sujets importants et utiles pour la maman et son bébé, non merci…
            Merci beaucoup, ces échanges sont super riche ! 🙂

    • EM dit :

      Coucou ! je répond tardivement mais je suis bien là et je lis tout attentivement ! Je trouve ton anecdote très interessante et je partage ton avis. Pour moi, tout ce qui requière de la santé de l’enfant doit être mentionné, que l’on connaisse la maman ou non (j’aurai fait comme toi). Le but c’est simplement d’amener le conseil sans teinte de jugement et surtout pour moi, le point qui me chagrine le plus ce sont surtout les réflexions sur des sujets qui sont subjectifs, et donc, de fait, relatifs aux goûts des parents. Dans mon exemple il n’y avait aucun danger pour ma fille, ni pour moi. Beaucoup de mamans fond des ballades bien plus tôt avec leur nourrisson. C’était mon choix de sortir ce jour là et personne, mis à part mon mari, n’aurait du être en mesure d’avoir le droit de porter un « jugement » et de me dire : « non, elle est trop petite… je pense que tu ne devrais pas sortir si tôt » Parce que c’est son père et qu’au sujet de nos enfants, nous choisissons à deux (c’est la base du dialogue) .
      Ton exemple est très différents. Généralement les jeunes mamans ont besoin de conseils, elles en demandent beaucoup d’ailleurs. Ces conseils sont les bienvenus. Mais parfois certaines personnes veulent être trop présentent sur tout les fronts. Elles font preuve de trop de pression, des tonnes de conseils, d’avis subjectifs ou infondés… C’est très lourd à supporter parfois !
      En tout cas merci beaucoup pour ton commentaire ! 🙂
      EM.

  7. A nouveau un #RDVdes mots lu avec grand plaisir. Je prends soin de te lire mais aussi de lire les commentaires de toutes celles qui m’ont précédé. C’est très enrichissant! On ne naît pas mère mais on le devient, c’est un apprentissage et tout n’est pas inné. Les bons conseils sont toujours les bienvenus mais les jugements intempestifs sont malvenus. On ne sait pas et ne connait pas tout dans la vie et tous les jours c’est une joie de découvrir quelque chose. Les personnes qui portent des jugements beaucoup trop hâtifs sur comment élever son enfant sont souvent celles qui n’en ont pas ou qui n’ont pas su faire avec le leur. Je me réjouis en lisant ton article d’habiter en campagne puis d’être indépendante (mon propre chef!) tu comprends pourquoi je ne supporte pas ce genre d’intrusion que ce soit sur la manière d’élever son enfant ou au travail. Je suis maître de mes choix et aussi de mes erreurs mais j’assume. On s’analyse peut être trop souvent, on se pose trop de questions….

    • Paty dit :

      Tout à fait d’accord avec toi, Jeanne 😀 Et comme pour les médicaments, ce qui est bon et marche avec l’un peut s’avérer catastrophique pour un autre, même dans la même fratrie 😉

      • Bonjour Paty,
        D’accord avec ton commentaire. Pour les médicaments, chaque être humain a ses propres réactions et nos enfants n’y échappent pas. J’ai deux enfants fille et garçon et cela a été totalement différent, l’approche à la naissance, l’éducation, tout! Comme je l’ai déjà dit dans mon précédent commentaire, j’apprécie énormément tous vos commentaires. C’est un moment d’échange 🙂

    • EM dit :

      Absolument d’accord avec toi Jeanne ! Tu as mis le curseur au bon endroit. On ne dit pas non aux conseils bienveillants et bien amené. Il faut rester ouvert pour apprendre et avancer avec nos petits bouts. Tu as plus d’expérience que moi et pourtant tu le dit très bien : « Les bons conseils sont toujours les bienvenus mais les jugements intempestifs sont malvenus ». Il y a de tout, des personnes qui ont le coeur vraiment vide d’intentions et qui veulent le bien et le bon autour d’eux, et puis ceux qui ont du temps à tuer, des avis à distribuer coute que coute..
      Merci à toi Jeanne, merci à toi aussi Paty ! J’aime beaucoup la section des commentaires, ça vie ! c’est beau ! Merci à toutes ! 😀

  8. Suzanne dit :

    Les « gens » devraient se mêler de ce qui les regardent d’abord mais c’est bien connu, on aime bien faire la morale parce qu’on sait tout sur tout, qu’on a tout vu et tout vécu…Généralement ce genre de personnes, je ne les écoute que d’une oreille et encore des fois, je fais sembler d’écouter lol. En fait je prends que ce dont j’ai besoin. J’avoue que ma Maman est championne pour donner des tonnes de conseils (pas forcément des bons 😉 ) mais parce que c’est ma maman que j’aime fort et que je connais son foutu caractère (qu’elle m’a finalement transmis lol), je ne me permettrai pas de l’envoyer bouler sauf force majeure (ça a du arriver une fois en presque 37 ans d’existence).
    Bref, j’ai horreur des donneurs de leçons surtout quand ce n’est pas justifié !
    En tout cas, c’est toujours un plaisir de te lire !!!

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