Apprendre à dire non

unbrindemaman © EM – Apprendre à dire non

J’avais 16 ou 17 ans, j’attendais en silence devant mon pupitre froid, celui de la salle aseptisé du cours de SVT dont j’allais pourtant choisir la spécialité l’année suivante par passion pour les sciences.

Tout autour de moi, je pouvais très nettement ressentir la force d’excitation qui régnait. Aujourd’hui, si les rumeurs étaient justes, nous allions nous livrer à une dissection. J’appréhendais beaucoup ce jour et une sueur froide me parcourut l’échine quand j’ai réalisé qu’effectivement, j’allais à mon tour traverser cette limite, celle qui allait faire de moi une personne d’expérience à qui l’on pourrait demander, à quoi ressemble une cuisse de grenouille décortiquée ou si « c’est cool » d’avoir vu les entrailles d’une souris

J’ai espéré très fort qu’à nouveau, ma promotion tombe sur les cuisses de grenouille, comme l’année précédente, mais notre enseignant devait être bien renseigné…

Il s’est absenté quelques minutes durant lesquelles les murmures se sont instantanément transformés en un brouhaha grandissant d’excitation avant qu’il ne revienne accompagné d’un grand bac blanc opaque. Des cris de joie se sont fait entendre et je l’ai vu nous demander d’enfiler nos gants et d’installer devant nous de plus petits bacs qu’il nous avait préalablement distribués, à la suite de quoi il a déambulé entre les rangs.

Il tendait le bac en nous demandant de choisir… jusqu’ici je n’avais pas encore vu.

Je regardais mon plateau et mes gants blancs et je me demandais sérieusement ce que je faisais ici. J’avais terriblement honte de ce que j’allais faire, parce qu’au fond, je savais.

Puis mon tour est arrivé. Il s’est posté devant moi et m’a tendu le grand bac blanc. A l’intérieur, j’ai été horrifié d’y apercevoir une vingtaine de souris blanches, mortes, entassées, jetées les unes par-dessus les autres. Certaines d’entre elles avaient les yeux rouges, entrouverts. J’ai eu un dégoût profond pour cette image qui reste jusqu’à aujourd’hui gravée dans ma mémoire. L’image d’une terrible cruauté.

J’ai regardé mon enseignant, je lui ai dit que je ne pouvais pas faire l’exercice et que je ne pouvais de toute façon même pas en tenir une. Il m’a regardé d’un air stoïque et m’a dit : « Tu as des gants, donc tu en choisis une et tu fais l’exercice comme tout le monde. » Il n’y avait aucune place pour le débat, rien. Je suis passée au travers de la question éthique qui m’animait pour m’appuyer sur l’expression d’un sentiment qui, je le croyais naïvement, aurait pu avoir une force de persuasion qui m’aurait permis d’échapper à cette situation : « Je ne peux pas, j’ai peur ». Et là, c’est l’impatience qui s’est lu sur son visage : « Allez, allez, tu nous fais perdre du temps, tu te dépêches d’en prendre une, il faut avancer ! »

Je me revois prendre une pauvre souris du bout des doigts, avec dégoût et peine entremêlée. Je me revois suivre les directives à la lettre tel un bon petit soldat. Je me revois inciser le ventre de « ma protégée », je me revois tirer délicatement sa peau à quatre épingles (au sens propre) avant que l’enseignant ne vienne reprendre mes gestes en écartelant davantage et avec plus de force la peau fine et encore poilue de la petite bête qui gisait sous mes yeux : « Comme ça, tu n’y verras rien autrement »…

En fond, j’entendais tout autour de moi des rires et des questions : « Tiens ? C’est quoi ce truc-là ? » « Ah, c’est très intéressant, venez tous voir, ici c’est la vessie, elle est bien pleine, on dirait bien que cette souris-là n’a pas eu le temps d’uriner avant de mourir »…

Ce que cet enseignant n’avait pas compris, c’est que je n’avais justement pas envie de voir quoi que ce soit. Je n’avais pas envie de participer à tout cela, par principe, par morale, par éthique mais aussi par peur, par dégoût, quoi qu’il en soit, c’était mon choix… mais je n’ai pas su dire non.

La vraie question est : aurais-je pu dire non ? Un non catégorique.

Eh bien moi je peux vous le dire, là maintenant, cachée devant mon ordinateur, plusieurs années plus tard, catégoriquement, je peux vous dire que non, je n’aurais pas pu dire non.

J’étais une bonne élève sans problèmes, sans histoire. Sage… Ce jour était attendu par la masse qui m’entourait. Je pense que personne ne devait partager mon point de vue, personne ne devait partager ma sensibilité sur cette question. Je me sentais incomprise par le professeur et par les autres, seule en somme. Il m’a forcée la main.

Je ne voulais pas attirer tous les regards sur moi et poser de problème au bon déroulement de la séance, et surtout, il représentait une autorité que j’avais apprise, depuis près de seize ans, à écouter et à respecter.

Aujourd’hui, j’ai une vingtaine d’années et jusqu’à aujourd’hui, j’ai encore un puissant sentiment de respect et de fait, d’accord presque inconditionnel, très marqué, comme ancré en moi, à l’égard des institutions auxquelles je suis confrontées dans mon quotidien. C’est une forme de formatage que j’ai reçu depuis que j’ai été soumise à l’éducation nationale, qui, peu à peu, a été remplacée par d’autres structures, les dernières en date étant les structures médicales. Depuis peu, j’ai ouvert les yeux et en ai fait plusieurs articles dont un, au sujet des membres du personnel hospitalier mais aussi au travers d’un article plus général intitulé : Le monde est rempli de spécialistes.

Mon récit vous semble être une simple anecdote ? Il n’en est rien. A 16 ans, j’ai pu me résigner, accepter, puis tenter d’oublier ce cours de travaux pratiques. A 16 ans, là où une majeure partie des gens n’avait pas été affectée, je l’ai été. Là où l’institution qu’est l’éducation nationale avait jugé que cet exercice était adapté à mon âge et mes émotions, elle n’avait ni pris en compte mes convictions, ni le fait que moi, EM, j’aurais pu, ne pas être prête à ce moment précis.

Alors aujourd’hui, je voudrais me concentrer plus spécifiquement sur cette éducation nationale et sur le petit rappel à l’ordre qui s’est installé cet été pendant que bon nombre de parents étaient, à raison, les pieds en éventail pour souffler un peu et repartir de plus belle pour une année effrénée.

Je ne vais pas vous parler de la loi Shiappa, non. Si jamais il me venait la maladresse de faire référence à cette loi qui n’est autre qu’une montagne qui accouche d’une souris, je risquerais de me voir criblée de toute part.

Avant toute chose, vous devez impérativement savoir que je n’écris pas sans m’être préalablement bien renseignée à la source. Le sujet dont je souhaite parler est sensible car au moindre mot qui va à l’encontre des grands courants, vous êtes raillée et montée au pilori. On crie à la fake news et au sabotage, et hop, votre voix est étouffée, laissée pour compte…

De quelle fake news parle t-on au juste ? Ce n’est pas parce que certaines personnes mal informées s’emmêlent les pinceaux dans leurs argumentaires que toute discussion est prohibée, si ? Dans quelle démocratie vit-on ? Parfois je me le demande.

Vous l’aurez compris, je bouillonne de ne pouvoir m’exprimer sans que l’on ne m’assujettisse au silence à coup de « t’es parano », « mais qu’est ce que tu racontes »….

Alors je choisis de le faire ici, dans ma bulle de liberté et de réflexion, bulle qui éclatera peut-être au visage de ceux qui semblent avoir trop peur de se pencher eux-mêmes sur la question, préférant entrapercevoir un fake-news inscrit sur Le monde ou le 20 minutes pour se rassurer, au risque d’être dérangés par une vérité qui pourrait, au fond, leur déplaire.

Eh oui, aujourd’hui je vous parle des séances d’éducation affective et sexuelle qui, selon l’article L312-16 du code de l’éducation, déjà en vigueur au 15 avril 2016 (et dans une version antérieure, déjà présente depuis le 7 juillet 2001), je cite : « sont dispensées dans les écoles, les collèges, et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupe d’âge homogène ».

Vous avez bien lu. J’aurai donc très bien pu ouvrir ce débat et partager mon opinion bien avant que notre très chère Shiappa s’y accole pour de bon dans l’imaginaire collectif. Il se trouve que je suis maman depuis peu et que toutes ces questions se révèlent devant moi à mesure que ma fille grandit et que des débats publics s’animent. Le blog est encore jeune et je profite de la liberté d’expression dont je jouis ici pour vous partager mes questionnements et mon regard au fur et à mesure, je le fais donc aujourd’hui tout comme j’aurai pu le faire en 2001…

Cela étant dit et en mettant la vraie loi Schiappa de côté (LOI n° 2018-703 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes) : que s’est-il donc simultanément passé cet été ?

Eh bien la secrétaire d’Etat, qui n’est autre que Marlène Schiappa (pour ceux qui n’auraient pas suivi), a envoyé aux recteurs une circulaire visant à renforcer les modalités d’application pour que la loi de 2001, qui me fait précisément bondir, soit mise en œuvre, car il s’est avéré qu’elle n’était pas ou très peu appliquée, selon une étude menée par le Haut conseil de l’égalité entre les hommes et les femmes (HCE).

Alors qu’on se le dise, lorsque j’entends la secrétaire d’Etat appeler les parents « à ne croire que leurs établissements, l’équipe éducative, les préfectures et la loi », je veux bien faire preuve de bonne foi puisqu’elle y fait référence… Quoi que non, enfin… comment dire, sortant de la bouche d’un auteur semblerait-il porno et concernant ces questions bien spécifiques (et surtout bien sensibles), je préfère quand même me renseigner et m’informer par mes propres moyens avant de tout croire les yeux fermés… vous en conviendrez.

J’ai donc décidé de lire non seulement la loi, mais aussi un rapport relatif à l’éducation à la sexualité publié par le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE) ainsi que toute les ressources à l’attention du personnel éducatif sur cette question.

Dans la synthèse du document ci-joint, publié par le HCE, que je vous invite aussi à consulter par vous-mêmes, il est dit que : « La sexualité et les relations intimes et affectives forment une découverte et un apprentissage qui, à tous les âges de la vie, mais plus particulièrement chez les jeunes, soulèvent de nombreuses questions et besoins. »

Des questions et des besoins… des besoins ? Des besoins sexuels à tout âge de la vie ? Vraiment ?

Bon, soyons précis, en affirmant que l’être humain possède une vie sexuelle, intime et affective à tout âge de la vie, le HCE prend une position claire qui est de dire que la sexualité est un processus linéaire et évolutif. Cette position s’appuit sur plusieurs théories qui sont largement discutables (je vous invite notamment à prendre connaissance des études qui la soutiennent et la promulguent. Elles furent notamment menées par un certain Kinsey et sont aujourd’hui lisibles via le Kinsey Institute et son SIECUS qui jouit de l’accréditation de l’ONU et dont la voix est très influente). Cette représentation linéaire d’une sexualité évolutive et « à degrés », depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte, est une position parfaitement contestable.

Le docteur en psychopathologie Ariane Bilheran l’explique très bien : « Il n’y a pas de développement sexuel de l’enfant, car il existe une différence de nature, et non de degré entre le statut de l’enfant et le statut de l’adulte. (…). A l’adolescence, avec l’émergence de la puberté, il faut que les adultes aident au contraire, à réprimer le pulsionnel et non à l’autoriser tout azimut. Dans ces textes (elle parle des textes relatifs aux « standards pour l’éducation sexuelle en Europe » qui donnent la ligne de conduite idéologique pour la planification du « Plan Sexuel 2017-2030 » qui s’appuie sur un rapport du 2 mars 2016 du haut conseil de la santé publique dont il tire des références directes ; l’OMS a d’ailleurs sponsorisé et validé ces « standards pour l’éducation sexuelle en Europe »), il existe une confusion perverse entre la prévention/protection des enfants et l’exposition des enfants. Sous le faux prétexte de les protéger, on les expose et on les transgresse. »

Ariane Bilheran ne parle pas de « sexualité de l’enfant et de sexualité de l’adulte », elle parle du « sexuel infantile, et de la sexualité de l’adulte ». Elle insiste bien sur le fait que « Le développement pulsionnel de l’enfant est psychique, il n’est pas sexuel. Il na rien à voir avec l’acte sexuel des adultes (…) ; l’enfant n’est pas un être sexualisé en miniature. L’enfant est un être traversé par des pulsions qui sont de l’ordre du sexuel infantile, qui n’a rien à voir avec la sexualité de l’adulte. » La différence de nature est clair. Elle reprend ainsi : « Il n’y a pas une espèce de continuité, une échelle de degrés, etc. Contrairement à ce que tous ces « droits sexuels » et cette « éducation sexuelle » veulent nous faire avaler. »

Vous l’aurez compris, je partage absolument cette vision qui fait une distinction claire entre l’approche à observer vis-à-vis d’une personne en fonction des différentes étapes de sa vie, à savoir : avant ou après la puberté.

Dans le document du HCE, s’ensuit un listing visant à pointer du doigt les inégalités entre les filles et les garçons, estimés être directement liés à l’appartenance sexuelle de ces derniers. Je vous laisse méditer sur l’origine de cet émoi, mais nous y reviendrons.

Dans cette liste d’effets indésirables à cause du fait que les hommes et les femmes soient biologiquement différents, vous pourrez lire un monticule d’affirmations :

« L’entrée dans la vie amoureuse est un moment révélateur des inégalités entre les filles et les garçons ». Sur quelles études se basent-ils pour émettre cette observation ?

« Les jeunes femmes subissent la double injonction de devoir se montrer désirables mais « respectables » ». A en lire ces lignes, je comprends que les femmes devraient pouvoir être désirables mais non respectables. Qu’en est-il des hommes ? Pourquoi la société devrait-elle aspirer à une telle quête ?

« Les jeunes, et en particulier les filles, méconnaissent leur corps, et le plaisir féminin reste tabou ». Que vient faire la question du plaisir féminin à côté du fait que les femmes en savent moins sur leur corps que les hommes ? Pour combler cette différence, visent-ils à enseigner les différents moyens d’aboutir à un plaisir féminin en cours d’éducation sexuelle pour rétablir une « égalité des plaisirs » entre les hommes et les femmes ? Plaisir et Biologie sont deux choses distinctes. Où veulent-ils en venir ?

En définition, l’éducation à la sexualité se résume en cela d’après leurs mots :

« L’éducation à la sexualité vise, à partir de la parole des jeunes, à les doter des connaissances, compétences et savoirs-être dont ils et elles ont besoin pour une vie sexuelle et affective épanouie. Cette éducation s’inscrit dans une conception holistique de la santé et est un outil indispensable pour atteindre l’égalité femmes-hommes. »

Cette définition me dépasse. Les termes « compétences » et « savoir-être » sont complètement déplacés. Comment comptent ils transmettre les « compétences » adaptées à une vie sexuelle épanouie au juste ? Le « savoir-être » ? Faudra-t-il aussi dicter tout ce qui relève d’un comportement associé à un sentiment amoureux pour prétendre à une vie affective épanouie ? Sur quels critères et avec quel baromètre comptent-ils mesurer l’épanouissement sexuel ou affectif ?

«(…) pour atteindre l’égalité femmes-hommes » : J’en profite pour rappeler que biologiquement une fille/femme et un garçon/homme sont naturellement inégaux par la force des choses. Il ne faut pas avoir peur des termes. Inégaux ne signifie pas que l’un est meilleur que l’autre. Inégaux ne signifie pas que l’un n’est pas le complémentaire de l’autre. Inégaux ne signifie pas que l’un peut dominer l’autre, non. L’inégalité tient du fait que l’homme n’est pas soumis à des cycles menstruels. Si vous préférez, l’inégalité tiens aussi du fait que la femme à cette chance inouïe de pouvoir porter la vie neuf mois durant, quand l’homme ne le peut pas. La quête d’un respect mutuel ou d’une équivalence serait plus juste qu’une quête d’égalité homme/femme. Cette quête n’est en fait qu’un faux combat puisque le dénouement attendu est tout bonnement impossible.

Suite à leur définition de l’éducation à la sexualité, vous pourrez prendre connaissance de ce qui mine le HCE :

« Le HCE observe que parmi les 12 millions de jeunes scolarisé.e.s chaque année, seule une petite minorité bénéficie tout au long de leur scolarité de séances annuelles d’éducation à la sexualité, comme la loi l’a prévu. Par ailleurs, les jeunes se tournent vers Internet, et notamment les réseaux sociaux, les médias (radios jeunes, magazines féminins…) ou encore la pornographie pour trouver des réponses aux questions qu’elles.ils se posent sur la sexualité. Ne sachant pas toujours où piocher l’information et démuni.e.s face à la quantité disponible, les jeunes peuvent recourir à des ressources erronées, normatives voire contraires à l’égalité femmes-hommes. Cela peut aussi être le cas pour leurs parents. (…) Alors que les jeunes sont en attente d’éducation à la sexualité, les difficultés des adultes à aborder ces questions entravent l’élaboration assumée d’une politique publique d’éducation à la sexualité qui informe et accompagne chaque jeune de manière adaptée à son développement et à ses besoins. »

Donc le haut conseil de l’égalité homme/femme nous explique, la bouche en cœur et avec les yeux de la détresse, que l’éducation nationale et ses cours d’éducation sexuelle sont le dernier recours puisque notre société est hyper sexualisée, que l’instrumentalisation des rapports entre les sexes est partout, que la pornographie est inévitable, que l’asservissement du corps de la femme fait légion et que les parents sont de sombres idiots incapables de faire preuve de discernement, allant jusqu’à piocher dans ces références ignobles pour faire l’éducation sexuelle de leur marmaille.

Excusez ma colère mais enfin, ce passage est tout bonnement illisible pour nos esprits sains. Alors, moi, jeune maman, j’ai une question à poser au HCE et au gouvernement plus généralement, qui semble être bien conscient du problème sociétal dans lequel notre pays s’est empêtré : Pourquoi ne pas agir à la source de tous ces problèmes ?

Voilà ce qui se produit, au lieu d’adapter la société toute entière aux esprits innocents et sains de nos enfants, on nous explique qu’il va falloir adapter les esprits de nos enfants à cette société détraquée.

Vous les voyez tous les jours, ces images de femmes nues dans les publicités pour parfum. Dans des positions suggestives, placardées dans nos rues, sur nos affiches, dans nos bouches de métros, sur nos bus. Vous les voyez partout ces images à caractère érotique, oui, vous les voyez partout et tout le temps ; le problème, c’est que nos enfants aussi les voient. Nos enfants aussi y sont soumis de manière continue.

Alors, en regard de cette réalité, je comprends très bien que l’on cherche à éduquer les jeunes esprits à s’habituer à ces images dès le plus jeune âge. Mais ce qui est certain, c’est que je ne peux pas l’accepter. Je ne peux pas accepter cette réponse qui surfe sur une oblique incohérente et détraquée portée par des théoriciens fous qui expriment sans vergogne que les enfants, jusqu’aux nourrissons, ont besoin et envie de ressentir du plaisir sexuel, eux aussi. Je vous le dis, cette théorie est folle, et c’est sur cette base de réflexion que tout se joue, même si les programmes d’éducation sexuelle français ne s’y conforment pas encore dans les termes. Le fait est qu’elle est validée par l’OMS et qu’elle est bien présente dans les standards pour l’éducation sexuelle en Europe. C’est sur cette théorie, sur cette vision linéaire et évolutive de la sexualité que repose cette proposition obligatoire de cours visant à éduquer affectivement et sexuellement des générations entières.

Soit vous y adhérez, soit vous la rejetez.

En parallèle de toute cette discussion, il nous est présenté une réalité malheureuse qui est bien soulignée et encadrée par des mots très alarmistes et terrifiants qui sont que notre pays abrite de nombreux violeurs (sans blague, étant donné le bouillon de culture déplorable dans lequel les esprits macèrent à longueur de journée, cela ne m’étonne guère). Ce message de peur nous incite à croire que ces cours d’éducation sexuelle seront indispensables pour « sensibiliser » nos enfants dans l’objectif qu’ils soient en mesure de se défendre (rappelons que tous les parents sont idiots, en plus de quoi ils ne sont pas en mesure de transmettre les bons repères qui collent avec les critères d’égalité homme/femme envisagés par le HCE…)

Mais puisque le mal est partout, comme on nous l’explique…

Moi qui suis équilibrée, en pleine capacité de transmettre le meilleur à mes enfants sur ces questions qui relèvent de l’intime… comment puis-je être assurée du fait que celui qui sera chargé d’enseigner cette « éducation affective et sexuelle », n’en profitera pas pour transgresser et violer mes enfants ?

Ai-je besoin d’en dire plus ?

Je crois que les choses sont assez claires. Si l’environnement était plus sain, les esprits le seraient aussi. Nos enfants pourraient évoluer à leurs rythmes, poser les questions qui les intriguent avec leurs mots, à l’âge qui leur convient. Le HCE s’occuperait d’éradiquer à sa source les problèmes d’images à caractère pornographique, sexuel ou érotique en refusant que l’argent prime sur l’environnement visuel qui se trouve être directement soumis à nos enfants, rétablissant ainsi une image de respect mutuel entre les hommes et les femmes. L’école pourrait éventuellement, en plus d’être garant de l’apprentissage de la lecture, l’écriture et du dénombrement, apprendre à nos enfants à faire preuve de force de caractère pour se défendre en toute circonstance : leur apprendre à dire non.

Je sais ce que vous pensez. Ma vision est utopique, illusoire car nous le savons tous, ceux qui tiennent les ficelles de la publicité et des médias ne sont autres que ceux qui ont de l’argent, et contre ceux-là, nous ne pouvons rien…

Alors je maintiendrais à jamais que l’environnement le plus sûr pour l’épanouissement de nos enfants, des miens du moins, reste le foyer chaud du logis qui les a conçus et mis au monde. Personne d’autre que nous, leurs parents, ne peut prétendre en savoir plus sur la manière et le moment le plus approprié pour répondre pas à pas aux questionnements de la chair de notre chair sur ces questions intimes qui les regardent.

J’ai déjà eu cette discussion avec plusieurs mamans en faveur de l’éducation sexuelle à l’école, elles affirmaient, poing levé, que c’est justement dans le silence de certains foyers que le pire arrive parfois. Je pense qu’il faut guérir la société à commencer par l’environnement qu’elle donne à voir. Se concentrer ensuite sur les parents. Ce n’est une fois encore pas les enfants qu’il faut adapter. C’est d’abord les parents qu’il faut éduquer, et les nouvelles générations iront bien.

Une chose est sûre, jusqu’ici tous les textes officiels que j’ai rencontrés sont restés très flous sur le contenu du programme à l’intention des jeunes enfants pré pubères encore à l’école. Les parents seront-ils informés des dates de ces séances ? Quels seront les termes employés ? Qui seront les intervenants ? Les parents pourront-ils être présents durant ces trois séances obligatoires ? Sur quels supports s’appuieront-ils pour expliquer ? Expliquer quoi pour quel âge au juste ? Par où commenceront-ils ? Parlera-t-on encore de cigogne, de choux et de roses aux tout petits ? Une maman qui emploiera ces termes empreints de poésie pour imager les choses sera-t-elle dépassée par la réaction de ses enfants déjà aguerris sur le sujet ? Les textes parlent d’évaluations, en quoi consisteront-ils ? Comment seront-ils réalisés ?

J’y ai passé des heures et n’y ai trouvée aucune réponse claire…

Alors comme certaines écoles ont déjà appliqué la loi de 2001, je me suis attelée à rechercher des bribes d’informations. J’ai trouvé cette vidéo qui rend compte d’un cours type dans une classe de primaire. Je vous invite à la visionner. Les informations transmises en regard de l’âge des enfants m’a profondément choquée.

Oui, tout ceci est bien réel.

Je suis aussi tombée sur les deux extraits qui vont suivre. Je les ai trouvés dans le magazine Madmoizelle, criant à la fake news d’une part et partageant affirmation et témoignage de l’autre :

« Pourquoi il faut démarrer l’éducation sexuelle plus tôt ?

Ces personnes qui s’indignent d’une éducation sexuelle à l’école, a fortiori dès la maternelle, omettent une chose : s’il y a une vérité dans le document utilisé pour monter une fake news de toutes pièces, c’est que les questionnements d’un enfant sur sa sexualité arrivent à un très jeune âge. »

Le document en question fait référence à un tableau basé sur les études en matière de sexualité infantile établie par le pédophile Kinsey.

Sonia Lebreuilly détaillait ainsi le contenu des séances qu’elle met en place avec de très jeunes enfants :

« J’essaie de faire en sorte que ce soit le plus ludique possible : on fait des dessins, il y a des visuels, il y a des poupons sexués. On fait généralement deux séances.

Pendant la première, on dessine deux personnes sous la douche : ça permet de casser l’idée que c’est tabou, que c’est sale, qu’on n’a pas le droit d’en parler.

Ensuite, on essaie de le nommer et de donner le bon vocabulaire comme pénis, vulve.

La 2ème séance est axée sur l’intimité et le plaisir du corps : on y travaille le droit de dire non, le fait que quand ça concerne notre corps, même quand c’est papa ou maman, on a le droit de ne pas être d’accord.

L’idée, c’est d’assimiler que si on aime son corps, on essaie de lui faire du bien, donc on va le protéger, y compris des autres. »

C’est à n’y rien comprendre. Par groupe d’enfants en bas âge, on leur explique que l’on a le droit de parler de sexe ? Cette femme fait donc le choix de les désinhiber, là ou il faudrait plutôt leur apprendre à cacher, préserver, pour mieux protéger leur intimité.

La deuxième séance est à se taper la tête contre les murs. Un enfant à qui l’on parle des plaisirs du corps va tout faire pour aller rechercher ce plaisir, quitte à demander naïvement à un adulte de l’aider à y accéder. La naïveté et l’innocence sont justement le propre des enfants en bas âge.

Elle parle du « droit de dire non » et non pas du devoir de dire non à cet âge. Rendez-vous compte du pouvoir des mots. Une maladresse, une imprécision, une faute de langage, une erreur, représente une faute grave. Nous ne pouvons savoir ce qui se déroulera et se dira précisément dans ces cours d’éducation sexuelle adressés par un tiers pour nos très jeunes enfants. Les mots ont un poids. Tous nos enfants sont différents, ils ont des développements différents, des sensibilités différentes. Cette lourde responsabilité ne peut et ne doit incomber qu’à des personnes d’une confiance et d’une droiture absolues que seule les responsables légaux peuvent désigner.

Je ne peux pas accepter que de tels cours, qui exhibent ce qui relèvent de l’intime sur la place publique, soient présidés par des membres associatifs engagés (membre du planning familial, etc… ) comme l’énonce la loi.

Ces situations me révoltent.

J’ai continué ma quête et j’ai de nouveau été confrontée au fameux document du HCE qui est à notre portée à tous, j’ai trouvé des définitions et des sites de références dans la section des « fiches pratiques ».

Je suis tombée sur cette définition très inquiétante :

Genre (HCE, 2014) : Le genre est le système de normes hiérarchisées et hiérarchisantes de masculinité/féminité. Ces normes sont différentes, construites en opposition, et valables dans une culture donnée à une époque donnée. Ce système produit des inégalités entre les femmes et les hommes.

Théorie du genre bonjour…

Nous y voilà… La notion de genre est clairement remise en cause et cela dépasse de beaucoup ce sur quoi nous sommes principalement tous d’accord, à savoir qu’il n’y a rien de choquant à voir des petites filles jouer avec des voitures ou laisser des garçons faire des scoubidous. Non, le genre est accusé de produire des inégalités entre les femmes et les hommes parce qu’elles sont construites en opposition.

Les genres sont complémentaires ; mais qui les met en opposition, si ce n’est ce texte libre que nous sert le HCE ? Ce que je peux en dire, c’est que tout ce qui interroge et fini par introduire la théorie du genre m’inquiète au plus au point. Je ne m’attarderai pas sur cette question dans ce dossier. J’ai déjà écrit un article très complet sur le sujet que je vous invite fortement à lire : J’avance à contre courant.

Je passe directement aux « exemples d’outils pour intervenir auprès de jeunes publics » : les deux premières ressources m’ont tout de suite interpellée :

Pour les 0-6 ans : Le guide de la Lozère « sac à d’oses d’amour » est destiné à la formation et au développement des compétences professionnelles des équipes éducatives des structures d’accueil collectif de mineur.e.s autour de la thématique de la sexualité chez les 0-6 ans. Ce guide permet notamment d’étayer le positionnement professionnel des utilisateur.rice.s sur cette thématique peu abordée pour cette tranche d’âge.

Ainsi que pour les 6-12 ans : le livre de Thierry Lenain, C’est ta vie, éditions Oskar (2013) Cet ouvrage, illustré par Benoit Morel, est présenté «  comme une encyclopédie destinée aux enfants sur le sexe, l’amitié et l’amour ». Y sont abordées de manière simple les relations affectives et sexuelles entre les êtres humains à travers 5 thématiques : « les liens », « les contacts », « les interdits », « les corps », et « le bébé ».

Je vais me concentrer spécifiquement sur la première trouvaille qui a manqué de me brûler la cornée. Je vous parle d’un matériel pédagogique destiné à une éducation sexuelle pour des enfants de 0 à 6 ans…

« Kin-nnn-sey où es-tu ? M’entends-tu ? Que fais-tu ?»
« Je mets ma culotte ! »

Et maintenant, vous la voyez l’anguille sur la roche ?

Je pourrais noircir des pages entières à l’encontre de cette théorie perverse mais je vais vous épargner cette redondance et passer directement au contenu de ce « guide » qui n’est pas destiné aux enseignants, mais bien aux enfants dans le fond. Comme vous pouvez le voir directement sur le site associé, le « sac à doses d’amour » n’est autre qu’un répertoire de livres à l’intention des enfants.

Des livres tels que « Poils partout » pourront être lus dans les classes. Dans cet album jeunesse, l’explication des développements physiques et sexuels futurs passent par les figures parentales pour « mieux en rire » ou… pour mieux détruire ce qu’il reste de l’autorité parentale. Bouuh, j’ai employé le terme « autorité ». J’en entends déjà venir appeler « au bûcher ! » Du calme, la parentalité positive ou bienveillante a de bon qu’elle tempère l’adultisme, ceci dit, et quoi qu’on en dise, la famille est une structure. Une vraie structure où il doit y avoir une hiérarchie claire et définie, sans quoi c’est l’anarchie. Autorité parentale ne rime pas avec violences ou irrespect. Dans les conceptions mentales de nos enfants, la figure parentale est primordiale, c’est le repère, le réconfort, un point d’attache indispensable à un développement serein et apaisé ; tous les bons psychologues vous le diront, on ne touche pas aux figures parentales. Alors lorsque je lis dans ce livre, de mes yeux : «  Maintenant, parlons un peu de ton père. Quand M. et Mme Hormones ont commencé à s’occuper de lui, il avait à peu près huit ans et on aurait presque dit une petite fille, à part son petit pénis bien sûr »… je m’insurge !

Je pourrais aussi vous donner un deuxième exemple, le livre « Zizis et zézettes » que j’ai vu pas plus tard que la semaine dernière en devanture de la librairie jeunesse de ma ville. Je lis encore de mes yeux, page 18 : « Zizi et zézette sont des parties du corps très sensibles. Il te suffit d’à peine y toucher pour sentir comme des chatouillis. Olivia aime bien ça. Dans sa chambre, elle se repose en caressant sa zézette. Elle sait qu’elle a le droit si personne ne la voit. (La petite fille est représenté dans son lit, partiellement cachée sous sa couette.) Samuel aussi joue avec son zizi. Comme sa sœur, il le fait quand il est tout seul. » Ce livre parle aussi d’érection mais je vous abrège ce supplice.

Ce livre est adressé aux enfants, à partir de trois ans et oui, il incite à la masturbation, c’est le message sous-jacent que n’importe quel enfant pourrait comprendre sans mal. Je n’arrête pas de voir crier à la fake news : « Non, l’éducation nationale ne va pas apprendre à vos enfants à se masturber… » Le fait est que ce type d’ouvrage est référencé dans le matériel pédagogique à l’intention des éducateurs en matière de sexualité. Si vous avez aussi bien lu que moi, vous avez compris que de tels livres font référence au plaisir féminin, au plaisir masculin (égalité ! égalité !), ils font référence au fait que si personne ne nous voit on a tous les droits, et puis une intervenante se sera chargée de dire en classe que « si on aime son corps, on essaie de lui faire du bien », que « quand ça concerne notre corps, même quand c’est papa ou maman, on a le droit de ne pas être d’accord »… Pensez-vous vraiment qu’un enfant de 9, 6 ou pire, 3 ans comprenne et assimile parfaitement et dans le bon sens, absolument tout ce qu’on lui dit ?

Suis-je vraiment la seule à y voir un danger terrible ? Des dangers terribles ? Des dérives possibles/probables ? Ai-je vraiment besoin de répéter mes craintes ? Et si celui qui cherchait à éduquer, en profitait pour transgresser ? Et si l’enfant comprenait mal (voir le contraire) les choses qu’on lui enseigne en masse ? Et sa pudeur ?

Ce sujet est tellement sensible, il contient tellement de subtilités. Soyons réalistes, face à un adulte malveillant, nos jeunes enfants ne pourront pas faire fi de leur naïveté innée pour passer outre et dire à un adulte, non je ne veux pas te donner du plaisir. Car un enfant est, par nature, en perpétuelle recherche de plaisir. Il pourra donc, en effet, être consentant en pleine connaissance de cause.

Voilà ce que je pense : la sexualité est partout, nous devons protéger nos enfants de tout cela au lieu de les exposer davantage en ne leur mettant que ça en tête. Il feront cette quête par eux-mêmes, laissons-leur le temps de s’y intéresser le moment venu en répondant à leurs questions et en les accompagnant pas à pas.

La sexualité est partout mais elle n’a assurément rien à faire à l’école. Que le gouvernement mette de l’argent et de l’énergie à modifier les mêmes codes qu’elle dénonce et qu’elle autorise à la fois est une solution.

Que le gouvernement éduque les mentalités, à commencer par les parents, est aussi une chose envisageable.

Mais qu’elle balaye d’un revers de la main le rôle des parents dans cette question si intime et précieuse qu’est la sexualité de leurs enfants, sous prétexte qu’ils ne savent pas répondre aux attentes et aux besoins de leurs propres enfants, est tout bonnement révoltant.

Cette manière de mettre tout le monde dans le même sac (cas sociaux et majorité saine), à l’aide de raccourcis insultants, a pour seul résultat de séparer encore un peu plus l’enfant de ses parents. Quelle confiance l’Etat accorde-t-il encore aux parents ? Pourquoi une telle intrusion dans la vie affective et intime de nos enfants dès le plus jeune âge ?

Une chose est sûre, avec le peu d’informations flou qui nous est donné pour comprendre ce qui fait partie d’un grand « Plan Sexuel 2017-2030 », je ne peux pas, consciemment, jeter, les yeux fermés, mes enfants dans cette fosse aux lionnes (ou aux lions, à vous de choisir).

Les cours de biologie au collège étaient techniques, simples et clairs à mon époque. A ces moments-clés de l’adolescence, je peux comprendre et accepter que nos enfants soient sensibilisés aux différents processus amenant à la conception d’un enfant et de tout ce que cela implique.

Mais pour ce qui est des cours d’éducation sexuelle transmis avant la puberté comme c’est inscrit dans la loi, qu’en sera-t-il pour un enfant ? Comment un enfant exprimera-t-il le fait qu’il ne se sent pas prêt à aborder telles où telles questions ? Aura-t-il conscience ou non de sa maturité à recevoir les informations prévues à sa tranche d’âge ? Parviendra-t-il à dire un non catégorique en face des adultes tout puissants, incarnés par l’enseignant et les intervenants qui se tiendront devant lui ?

J’avais 16 ans et je n’ai pas pu le faire pour éviter de pratiquer une dissection. Par ma seule expérience, je peux affirmer que l’intégralité des enfants non consentants, ne pourront pas énoncer et maintenir le front d’un non catégorique leur permettant d’éviter d’être propulsés dans un monde d’adultes qui n’aura pas su différencier leur condition d’enfants insoumis à une sexualité propre aux adultes.

A seize ans, ma sensibilité a été heurtée. J’ai participé à un crime qui m’a dépassé, sous le joug d’une autorité supérieure et totalitaire, entre les murs de l’éducation nationale, en cours de Science de la Vie et de la Terre, et cette vision d’horreur ne m’a rien apporté dans ma vie d’aujourd’hui si ce n’est de planter une graine, celle de l’affirmation de soi pour apprendre à dire non avec force, conviction et véhémence envers et contre tout ce qui va à l’encontre de ma morale, mon étique, mes convictions ou même mes peurs.

Alors, parce que ce sujet me touche, qu’il me regarde, et que j’ai le droit de donner mon avis, je me permets de le dire, et le répète avec force :

NON, à une éducation « affective et sexuelle » précoce et opaque, délivrée par un tiers engagé, dans le huis clos de nos écoles.

OUI, à une éducation sexuelle transparente, soigneusement adaptée à la sensibilité de chaque enfant et de fait, invariablement encadrée et transmise par les responsables légaux que sont les parents.

unbrindemaman © EM – Non à l’éducation affective et sexuelle à l’école

EM. Une maman engagée et sensible à l’avenir de ses enfants.

Il y aurait encore énormément à dire (témoignages...), mais je m’arrête là pour aujourd’hui.

Au travers de cet article, je tiens vraiment à insister sur le fait que tenir un point de vue comme je le fait aujourd’hui n’est pas réservé qu’aux conspirationnistes vivant en ermite en marge de la société. Pour ceux qui me suivent déjà, vous me connaissez, je suis EM, architecte et maman, une personne à part entière. Je suis une personne équilibrée, j’ai simplement un esprit critique, une morale, une responsabilité de mère, des convictions, une grande sensibilité et une liberté d’expression. J’ai le droit de donner mon opinion et de la partager comme bon me semble.

Si le sujet vous a touché, partagez l’article, emparez-vous de lui, diffusez-le à votre tour, abonnez-vous et venez débattre dans le champ des commentaires qui est ouvert ; il doit rester un lieu d’échange sain et respectueux.

 Merci de m’avoir lue et à très vite pour notre RDVdesmots qui a pris du retard mais qui devrait reprendre un rythme normal à compter de la semaine prochaine.

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20 réponses à Apprendre à dire non

  1. petite etoile*** dit :

    Je suis absolument d accord avec toi, il se passe des choses absolument grave et cest extremement inquietant.. malgres la longeur de ton article je l ai lu d une traite extremement bien ecrit criant de verite. Le pire cest que meme nous parents ne pouvons rien dire, on ne sait rien de ce qui va etre fait precisement.. de plus il suffit d un mot une image ou un geste pour choquer un enfant. Chaque enfant a une sensibilite differente, chacun devrait etre libre de parler de ces questions la au moment ou il se pose ces questions et pas qu on leur impose cela de force.

    • EM dit :

      Bonsoir petite étoile,
      Merci beaucoup, tu ouvres le bal des commentaire et ta réaction me rassure. Nous sommes sur la même longueur d’ondes. Oui, le plus inquiétant c’est que les parents restent dans un flou terrible. Je pense qu’il faut être très proche de ses enfants et rester vraiment alerte, dans la communication… Ne pas hésiter à poser des questions directement aux enseignants…
      Merci beaucoup pour ton commentaire et à très bientôt, bonne soirée 🙂
      EM.

  2. Paty dit :

    Cc, Em,
    Tu as sauté le pas ? ^^
    Ton article est très bien écrit, et même si je n’ai pas le temps d’aller voir tous les liens que tu mets, il laisse à réfléchir… Je suis bien contente de ne pas (plus) être concernée par la question en tant que parent…
    On dirait la mise en place de certaines doctrines des années 70 (post 68tardes) et cela me rappelle les pratiques de certaines sectes, florissantes dans les années 70 et 80, notamment… J’avoue que je comprends mieux ta position « vent debout » !!!!!
    Je dirais, en plus, que cela va dans le sens de nos dirigeants actuels (passés et à avenir ?) mettre tout le monde dans le même moule et haro sur celui qui n’y rentre pas… (sur ce sujet comme sur d’autres…).
    Tout cela me laisse perplexe et ne me semble pas aller dans le bon sens. Si pour certain la démarche part d’un bon sentiment, je crois comme toi que les dérives sont au coin du bois… et les effets ne se verront que tardivement, comme à chaque fois… Je conclurai comme souvent : où est passé le bon sens ? ^^

    • EM dit :

      Bonsoir Paty,
      Avant toute chose je suis heureuse de te lire ici ! Oui ce sujet me turlupine depuis plusieurs semaines déjà et j’ai mis le temps qu’il fallait pour me documenter comme il se doit avant de me jeter à l’eau. C’est un sujet brûlant qui me prends au tripes quand j’y pense alors il fallait bien que je déverse mes mots ici à un moment où à un autre !
      Tu m’ôtes vraiment les mots de la bouche ! J’ai pensé aux mêmes références que toi. Merci beaucoup pour ton avis, la complémentarité qu’offre ton commentaire me réjouis beaucoup.
      Alors oui, « où est passé le bon sens ? … » Je crains que le bon sens n’échappe à plusieurs générations si cette loi se fait réellement appliquer pour de bon, comme elle a été prévu… Triste réalité.
      Merci encore pour ton passage et ton commentaire, bonne soirée.
      EM.

      • Paty dit :

        Cc, EM,
        En complément, je dirais que la seule réponse est d’être à l’écoute de ses enfants, et qu’ils sachent que nous pouvons les aider, les accompagner, les comprendre et leur apporter une réponse différente … ou pas ! Mais il est vrai que certains parents ne sont pas à la hauteur 🙁
        Je viens de « tomber » sur un reportage sur RMC, peut-être date-t-il, je ne sais pas, je n’ai pas regardé la date de tournage, sur les dérives sectaires. Il était très intéressant et abordait le problème de la dépendance psychologique qui t’empêche d’avoir ton regard critique… Cela peut paraître éloigné du sujet que tu as traité, et pourtant il me semble que la « dérive » peut suivre le même mécanisme…
        Donc oui, comme d’hab j’ai envie de dire, il faut garder les pieds sur terre et rester en éveil, c’est la seule solution, et être ouvert à la discussion 😉

        • EM dit :

          Oui comme le dit très bien Catherine aussi, si les parents sont sensible et à l’écoute, à fond dans la communication, alors il ne devrait pas y avoir de problème. Les parents doivent être des accompagnateur, des amis, des confidents… Je le vois comme cela en tout cas.
          Merci 🙂

  3. Ton article donne sincèrement à réfléchir … la fameuse épreuve de la dissection qui ne nous a pas laissé indemnes ni toi ni moi…
    Je vais prendre le temps de le relire cet article pour le comprendre en profondeur, pour l’analyser, le digérer. Il ne m’a pas laissé de marbre en tous cas… alors merci d’avoir osé porter ces mots ici !

    • EM dit :

      Bonsoir Charlotte,
      Ton commentaire me touche profondément pour la bonne raison qu’il semble avoir réveillé une petite flamme. C’est tout ce qui m’importait, partager mes découvertes, le fil de ma réflexion et laisser la question ouverte. Libre à chacun ensuite d’y trouver son compte ou non.
      C’est un sujet très brûlant et difficile à aborder sans être catalogué de paranoïaque… J’ai pris mon courage à deux main et le voilà enfin sur le blog !
      Merci beaucoup pour ton retour et à bientôt,
      Passe une bonne soirée 🙂
      EM.

  4. Dinde De Toi dit :

    Voilà où tu étais caché, tu nous préparais cet article très complet !
    Pour la dissection je n’étais pas prête non plus, alors j’ai séché les cours. Problème résolu 🙈.
    J’avais entendu parlé de ces fameux cours d’éducation sexuelle mais vu toutes tes références je n’avais jusqu’alors que survolé le sujet.
    Honnêtement j’ai beaucoup de mal à me positionner dessus car je n’ai reçu de mes parents aucune éducation sexuelle. Rien. C’était débrouille toi et fais pas ch*er. Au final sans raconter ma vie je crois que j’en aurai bien eu besoin pour éviter certains événements, même de la part de l’école, même tôt. Mieux que rien. Merci mes parents défaillants.

    • EM dit :

      Haha ! Oui je vais bien ! Juste la tête dans ce sujet en ce moment comme tu peux le voir. La chance, tu as pu savoir à l’avance que ce cours allait avoir lieu ! J’aurais fait comme toi si j’avais su…
      Je pense que pour ta fille et tes futurs enfants en général tu sauras parfaitement quoi, comment et à quel moment les informer et répondre à leurs questions.
      Je pense qu’il ne faut pas zéro éducation c’est clair. Je pense que si tout les parents avaient une forme de formation avec des psychologues et non pas des membres du planning familial –‘ , alors certains parents perdus vis à vis de cette question pourraient mieux s’en sortir (ceux qui le souhaitent pourraient directement amener leurs enfants avec eux). Par contre je continue de penser que soumettre son enfant directement et sans surveillance devrait rester un choix à mon sens. C’est un risque, une confiance aveugle qui me fait peur, c’est mon avis très personnel. Je pense vraiment à mes enfants, je me sent capable de leur en parler alors j’aimerai garder ce droit et ne pas être obligé de déléguer…
      En tout cas merci beaucoup pour ton commentaire, j’espère que tout va bien pour toi. Pleins de bisous et à très bientôt :*
      EM.

  5. Wow quel article ! Je n’ai pas cliqué sur tous les liens, je dois dire, mais je rejoins sans mal ton discours ! J’appréhende de voir arriver ces étapes. Le problème est d’une part qu’il y a tellement d’infos pourries qui circulent, qu’on s’y perd de toute façon :/ pas facile de savoir qui dit quoi !
    Ce que je sais, c’est que je pense comme toi, c’est à nous, parents, d’accompagner nos enfants sur des découvertes, quelles qu’elles soient. Je peux comprendre qu’une ado, par exemple, ira voir une « inconnue » plutôt que sa mère pour parler d’un souci intime, mais à la maison, je prône l’échange et la conversation ! Sur n’importe quel sujet. C’est à moi de le faire, pas à un enseignant quelconque(je n’ai rien contre les enseignants, mais pour peu que votre enfant tombe sur un blasé, qui va distribuer quelques polycopiés ou balancer une vidéo en guise de leçon, il laissera plus de questions que de réponses). Et comme tu dis, si les gens, la société, n’étaient pas si tordus de l’esprit, on n’aurait même pas besoin d’en arriver là…

    • EM dit :

      Bonsoir Catherine,
      Merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 Je partage ton point de vu, C’est aux parents de veiller sur leurs enfants. Tout comme toi je prônerai la communication sans limite. Il faut rester disponible et à l’écoute.
      Merci beaucoup et à bientôt :*
      EM.

  6. Suzanne dit :

    ça y est j’ai tout lu !!! Un article complet et bien argumenté !
    Moi c’était une grenouille qu’on devait disséquer pour voir le système nerveux…
    Pour le reste je partage ton avis et pourtant je fais désormais partie de l’éducation nationale et je n’ai même pas vu ce point ou peut-être ai-je inconsciemment sauté cette partie quand j’ai passé le concours…
    Il y a des ouvrages pour la jeunesse que je trouve choquant et dénué de sens…comme d’habitude, les têtes pensantes qui pondent les lois ne sont pas des gens de terrain…
    Enfin bref, ton article laisse à réfléchir et est comme à ton habitude super bien écrit 😀

    • EM dit :

      Bonsoir Suzanne,
      Merci beaucoup de m’avoir lu ! Mon article/dossier est très long mais il me tenais à coeur.
      Maintenant que tu fais partie de l’éducation nationale tu pourras nous dire si tu sera tenu de rester présente quand les 3 cours obligatoires auront lieux, de quoi ils relèveront… Oui, pas étonnant que tu n’aies pas eu de directives particulières car ce sont des intervenants qui se chargent d’animer ces séances si je ne me trompe pas et d’après mes lectures… En tout cas je sais que tu es une personne en or et que les petits qui sont tombé sur toi sont en sécurité. Les enseignants ne sont pas fous, je pense que beaucoup partagent nos avis qui vont dans le même sens.
      Tu dis quelque chose de très vrai « les têtes pensantes qui pondent les lois ne sont pas des gens de terrain… » (et certains n’ont même pas d’enfants, c’est dire…)
      (Pour certains ouvrages jeunesses aussi je suis d’accord avec toi !)
      Merci beaucoup pour ton passage et ton commentaire ! Bonne soirée et à très bientôt :*
      EM.

  7. Une mummy dit :

    Bravo pour cet article très complet et fouillé. Ce qu’on y découvre est tout simplement effarant et invite à la plus grande vigilance de tout parent doté de bon sens. Je suis un peu sonnée, j’aurai donc du mal à dire avec exactitude ce sentiment de revolte mélangé à un puissant malaise qu’il me reste. Pour ma petite expérience, je me souviens que j’avais un cours sur la puberté, la contraception et les mst lorsque j’étais en 3e. Ça m’avait mise terriblement mal à l’aise, je n’étais pas prête à parler de tout ça alors la masturbation en primaire! Tu as ciblé le mal de notre société: au lieu de s’assainir en remettant le sexe en arrière plan, là où il devrait se trouver, on force les enfants à s’y adapter. C’est terrible en plus d’ouvrir la porte à encore plus de dérives et de dangers. Merci en tout cas pour ces précieuses informations.

    • EM dit :

      Bonsoir, je te remercie beaucoup pour ton commentaire. C’est un sujet difficile à aborder. C’est vrai que j’ai reçu d’autres témoignages en privé concernant ces cours au collèges. Apparement il y a déjà certaines choses à changer pour ces cours dispensé au collège qui sont parfois un peu rude à suivre sans ce sentiment de malaise terrible, mais alors pour ce qui est de cette loi de 2001 (qui étend la chose aux plus petits) et la circulaire récente… je reste comme toi, à la fois effarée et sonnée…
      Merci à toi d’avoir pris la peine et le temps de me lire.
      A bientôt, bonne soirée,
      EM.

  8. Merci EM pour cet article particulièrement intéressant et bien documenté ! C’est une problématique dont je n’avais pas connaissance et j’avoue que je partage ton point de vu, l’idée que dans deux ans quelqu’un que je ne connais pas donne des cours d’éducation sexuelle à mon bébé, parce que oui, à 3 ans, on est encore un bébé, me révolte ! Je ne manquerais pas de partager cet article le plus largement possible !

    • EM dit :

      Merci à toi pour ce retour qui me réjouit vraiment. Je partage complètement ton point de vu, c’est beaucoup trop précoce et opaque…
      Merci beaucoup ! J’y ai passé beaucoup de temps, à me documenter, me renseigner et puis me faire ma propre idée sur la question. Il y aura sûrement pleins d’autres avis divergents dans notre entourage, mais l’essentiel est de faire entendre le siens et de faire ses choix en connaissance de cause par la ensuite.
      Merci beaucoup et à très bientôt ! :*
      EM.

  9. Bonjour EM,
    Je n’ai pu avant pour raison de travail avec ma boutique, lire complètement ton article. Il est bien rédigé, complet et tes arguments, tes explications et ton analyse de ce qui se trame m’interroge sur le devenir de notre société.. J’ai le bonheur, oui je pèse mes mots d’avoir des enfants grands, très grands déjà mais je peux avoir des petits enfants dans la logique des choses. Je viens d’avoir un flash en lisant ton article qui décrit tout en très précis. En fait la société dans laquelle nous évoluons me laisse souvent perplexe! J’en convient qu’il faut protéger nos chères petites « têtes blondes »mais pas à n importe quel prix, respectons les et respectons leur jeunesse. Mais qui nous dit que ces personnes qui sont sensées leur donner ses cours ne sont pas elles même perverses? Cette société me rappelle la lecture d’un livre que la majorité doit connaître sur la société et qui date déjà mais qui semble être d’actualité ou avant-gardiste Mais oui, ce livre écrit par Aldous Huxley « Le meilleur des mondes »
    J’ai découvert dans ton article le billet de l’Express sur notre ministre…..
    Je reste vraiment perplexe et crois faire partie d’une colonie de fourmis avec « ses castes » la reine, les guerriers, les ouvrières, etc… Cela me rend mal à l’aise!

    • EM dit :

      Bonsoir Jeanne,
      Je te remercie beaucoup d’avoir pris ce temps ! (je comprends complètement, j’ai d’ailleurs du retard de lecture sur ton blog, tes DIY sont toujours hyper complet avec références de ta boutique.. et j’adore y jeter un oeil tout les mercredis ! je ne manquerai pas de passer rattraper tout ça 🙂 )
      Je dois jeter un oeil au livre dont tu parles parce que je ne pense pas l’avoir déjà lu. Merci pour la référence. Oui le problème c’est que toute les générations à venir seront malheureusement touché de plein fouet… Je rejoint toute tes remarques. Tout ce manège m’inquiète, m’exaspère et fini pr me désespérer quelques fois et puis je regarde de l’avant et je vois ma fille, mon espoir. Je pense qu’il faut rester très alerte et critique, à longueur de temps, c’est le seul moyen de faire ses choix en connaissance de cause.
      Un grand merci à toi pour avoir pris le temps de lire mes longues lignes. Merci aussi d’avoir pris le temps de déposer un avis et je te dis à très vite sur mon blog ou le tiens :*
      EM.

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