#RDVdesmots Proverbe Touareg

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots

  Le #RDVdesmots, c’est une semaine, une citation, une production libre.

Vous souhaitez participer au rendez-vous des mots ? C’est très simple, il vous suffit d’être inspirée par la citation, vous pouvez participer sur votre blog, sur Instagram, Facebook, Twitter ou même en commentaire. Il n’y a pas de jour imposé ou d’ordre, pas de contraintes. Tout le monde peut participer. Faites parler votre imagination ! N’oubliez pas d’utiliser le hashtag #RDVdesmots et de faire signe en commentaire pour que nous puissions nous retrouver les unes les autres.

Je vous laisse ici les citations des semaines passées, que vous pouvez vous approprier à tout moment :

 

Durant le long et très doux weekend qui vient de s’écouler, j’ai été très peu présente, pour ne pas dire absente sur le blog. Il faut dire que le blog tourne tambour battant depuis son ouverture, alors quand le soleil a fait son apparition, je dois avouer que je n’ai pas hésité une seconde à remettre mes articles pour pus tard. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

Ceci étant dit, je vous retrouve comme prévu pour notre rendez-vous des mots hebdomadaire. La citation du jour m’est tombée dessus la semaine passée. Je l’ai découverte grâce à une publication de Toptopicleblog sur Instagram et cela m’a semblé être un bon défi :

« On entend le fracas des arbres qui tombent,
mais pas le murmure de la forêt qui pousse. »

Proverbe touareg

A première vue, la citation est claire et limpide à mes yeux. Elle m’inspire le fait que la société a tendance à mettre le focus sur ce qui est mauvais au lieu de mettre en lumière ce qui est bon.

Avec une réflexion accélérée, j’aurais pu en arriver à me dire que cette présentation des choses apporte le pessimisme.

J’aurais pu illustrer cette idée par une image pour étoffer l’article, et j’aurais pu m’arrêter là. Mais comme je suis l’instigatrice du #RDVdesmots et que mon souhait est qu’un plus grand nombre de personne ait envie d’y participer, je vais aller plus loin.

Il y a donc la forêt qui est un tout. Dans l’image, il y a l’idée que la forêt résonne pour le fracas de ses arbres qui tombent, au lieu d’être entendue pour l’exploit de sa survie et de son expansion.

Pourtant la forêt, qui vie et qui pousse, est peuplée de sons, plus bruyants les uns que les autres. Tous ces petits bruits qui rendent compte de quelque chose de positif sont masqués par les grands bruits gênant des arbres qui tombent. (Parfois ils n’ont même pas besoin d’être masqués, on les oublie juste. A force, on ne les entend plus.) Mais pourquoi ?

Parce que le bien est une base de travail. C’est ce qui est commun et normal, presque attendu. Alors que l’arbre qui tombe est l’élément nouveau qui vient interrompre ce grand bruit blanc et calme du quotidien qui va bien.

Ce proverbe rappelle à quel point nous pouvons oublier de nous attarder sur ce qui est banal, positif et bon dans nos vies. Dans ce cas, il ne tient qu’à nous de faire résonner le positif, en dépit des fausses notes qui viennent perturber la mélodie.

Mais en y réfléchissant bien, le fracas de l’arbre qui tombe doit-il toujours être perçu comme quelque chose de négatif ? Certains grands arbres font du bien à la forêt en tombant. Parfois ils jonchent le sol parce qu’ils étaient malades ou parce que le vent avait besoin de décharger son énergie.

Quoi qu’il en soit, un arbre à terre à de bon qu’il laisse passer de nouveau les rayons du soleil à l’endroit où il est tombé. Paradoxalement, il arrive parfois que ce qui nous semble mauvais soit en fait bon, et inversement.

Jusqu’ici, je suis restée très proche du champ lexical du proverbe. Mais depuis que j’expose mon interprétation, il y a un parallèle qui me vient à l’esprit.

La forêt pourrait représenter notre société et le bruit serait les médias. Considérons que les arbres qui tombent sont les faits divers. Dans cette configuration, les choses prennent une tournure légèrement plus gênante, car il y a peu de chance que le négatif soit en fait bon.

Plus gênant encore, dans cette configuration ce sont les médias qui choisissent quel instrument attribuer à quel événement. Ici, ce sont encore et toujours les médias qui choisissent le volume du tapage qu’ils souhaitent répandre.

Ainsi, si je regarde BFM TV plus d’une demi-heure, je peux entendre un enchaînement de fracas. Un homme qui meurt écrasé par un poids lourd, suivi d’ossements humains retrouvés je ne sais où.

Pas le temps de retrouver mon souffle que BFM me propose un sujet de 15 minutes sur Johnny, avant de reprendre sur des images atroces… Tout cela interrompu par des publicités de yaourts, de liquide vaisselle et de voyages…

Suite à cela, j’ai peur, peur et encore peur. La télévision est très bien faite, car si vous changez de chaîne, des programmes insipides seront là pour vous changer les idées. Et nous voilà tombés dans une société d’hommes et de femmes endormis. Incapables de faire face à ce concentré de violence et de haine. Bien gentiment aiguillés par deux ou trois politiciens bien rasés qui apparaîtront après trois ou quatre nouvelles publicités.

Je ne suis pas en train de dire qu’il faut cacher les faits divers choquants ou violents. Le fait est qu’on ne peut pas tout montrer, alors comment la sélection se fait-elle ? Ma question est la suivante : les bruits que produisent les médias sont-ils déterminés par les attentes de l’audience (pire, des politiciens ?) ou par le poids de l’arbre ?

Bon détende-vous, je ne suis pas complotiste, mais parfois je me demande vraiment comment les chaînes d’informations fonctionnent. Souvent, ces bruits semblent calculés, et très dépourvus d’humanité puisque vite oubliés.

Cette semaine, j’ai reçu un message qui m’a fait pensé à ce #RDVdesmots. Un message d’une maman blogueuse, Claude Such, qui est bénévole pour retrouver un jeune garçon disparu depuis trois ans maintenant, et qui m’a invitée à contribuer à son opération un dessin = un soutien pour faire vivre la mémoire du garçon disparu. J’ai à mon tour participé et je vous laisse l’image que vous pouvez partager à votre tour (ou en produire une nouvelle), juste ici :

unbrindemaman © EM – Ma participation à 1dessin=1soutien #JeChercheLucas

Pour ce genre d’affaire qui interpelle et intéresse (malheureusement par simple curiosité) un grand nombre de citoyens, les chaînes d’informations ont généralement un intérêt médiatique qui se révèle, à mon sens, assez hypocrite.

Violon et gros titres, tout est bon pour faire monter les audiences. Mais dans le fond, quel rapport entretiennent-ils avec les êtres humains qui se cachent derrière chaque fait divers ?

Cette affaire a bien été médiatisée, puis le bruit s’est affaibli et aujourd’hui, le visage du jeune Lucas Tronche ne passe quasiment jamais à la télévision… Heureusement que des personnes continuent à faire connaître cette affaire irrésolue.

Dans un tout autre registre : cette semaine encore, j’ai reçu un autre mail qui m’a fait penser à notre #RDVdesmots. Un mail de Vertbaudet.

Mail très classique : « Nous avons besoin de connaître votre avis suite à votre achat… ». Je ne sais pas vous, mais moi je ne prends jamais le temps de répondre à ces mails (j’oublie généralement de le faire). Dans mon cas, ce genre de rapport à l’information confirme le proverbe du jour.

Quand il n’y a rien à dire et que tout va bien, nous avons tendance à ne pas nous faire entendre, alors que lorsqu’il y a réclamation ou déception, les voix se lèvent.

Il y a sûrement encore mille manières de retourner ce proverbe pour lui donner un sens. Ma proposition consistait à essayer de montrer à quel point les bruits qui font référence au bon et au mauvais doivent être équilibrés, car les uns alertent, protègent et informent, et les autres donnent de l’espoir et de l’optimisme. Ils aident à avancer.

Moi je profite de ce #RDVdesmots pour remercier toutes les personnes qui me soutiennent au quotidien, les abonnées qui sont de plus en plus nombreuses un peu partout.

Ma famille qui m’encourage sans relâche dans mes projets. Avec une mention particulière pour mon époux (unbrindepapa) qui, en plus de décupler le son du murmure de notre forêt qui pousse, fait partie intégrante de la symphonie qui rythme ma vie.

EM.

Voici pour ma participation au #RDVdesmots de cette semaine, un peu décousue mais comme d’habitude, écrite avec le cœur. Je suis impatiente de venir découvrir ce que cette citation vous a inspiré et je vous laisse ici une citation pour la semaine prochaine :

« Il n’y pas de fumée sans feu. »

Proverbe

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17 réponses à #RDVdesmots Proverbe Touareg

  1. Paty dit :

    Cc, EM,
    Ce proverbe t’a bien inspirée !!!! Ah, ah, ah … il t’a fait « voyager » bien loin dans ta réflexion …
    Je pense comme toi, qu’on regarde l’événementiel, puis qu’on oublie, poussé par un autre événement…
    Mais les événements s’entassent, et, tout compte fait, les oublions-nous ou contribuent-ils à nous rendre « blasés » et donc à inciter ceux qui en vivent à surenchérir ? ^^
    Bonne journée 🙂

    • em dit :

      Oui ce proverbe touareg m’a bien fait voyager dans de bien diverses réflexions X)
      Merci pour ton commentaire Paty et au plaisir de te lire de nouveau par ici 😉
      EM.

  2. Encore une fois, je me suis laissée emporter par le flot de tes mots sans pouvoir m’en séparer. Je pense que tu as tout dit dans ton article. Ta réflexion, une fois de plus a fait le tour complet du proverbe. L’être humain est semble-t-il attiré par les faits divers négatifs plutôt que par les belles actions. Pourquoi? Serait-ce une étude sociologique? Tu remarqueras que les films le plus souvent primés sont des drames. Les films comiques ne sont que très rarement primés. Pourtant, au cinéma, ils font un nombre d’entrées record. Alors que doit on comprendre? Est ce que notre information, notre attention est canalisée, détournée? Le fait est, c’est que nous aurions bien besoin d’avoir des informations positives pour aider tout un chacun à avancer. Puis ces chaînes d’info en continu, nous conditionnent. Au prochain numéro et avec grand plaisir!

    • em dit :

      Oh merci beaucoup Jeanne 🙂 C’est très encourageant de te lire. Ton commentaire complète une fois de plus la réflexion. C’est très intéressant !
      Merci beaucoup et à très vite 🙂
      EM.

  3. Suzanne dit :

    C’est fou comme nos idées se rejoignent souvent ! On est quand même sur la même longueur d’ondes 🙂
    J’adore lire tes interprétations à rallonge ( 😉 )

    • em dit :

      Merci, merci et encore merci Suzanne, de participer à ce rendez-vous. Je dévore tes propositions à chaque fois et c’est très enrichissant. Merci encore ! 😉
      EM.

  4. petite étoile*** dit :

    Quel bel article, tout à fait d’accord trop de mauvaises nouvelles, pas assez d’espoir,de beaux messages, être positif c’est primordiale pour avancer comme tu dit. Vraiment tes mots sont bien choisis je n’ai rien a ajouter.

    • em dit :

      Merci pour ton commentaire petite étoile ! Nous sommes d’accord. Heureuse de te relire par ici et que l’article te plaise 🙂
      EM.

  5. Kallline dit :

    Merci EM pour ta réflexion que je trouve juste.
    À bientôt. 🌷

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