Mamange, mon devoir de mémoire

unbrindemaman © EM – Mamange, mon devoir de mémoire

Il est 23h01, cela doit déjà bien faire deux semaines que je me sens prête à écrire sur ce sujet. En journée, j’écris des articles entiers dans ma tête. Ils sont longs, très longs. Je dis tout ce que j’ai sur le cœur. Puis je m’assois devant mon ordinateur le soir, lorsque j’ai un moment, et je regarde la page blanche rester blanche, parce qu’à chaque fois je réalise qu’aucun mot ne peut décrire mes pensées, mes émotions, mon ressenti… Je me sens vide et j’ai le sentiment de n’avoir plus rien à écrire qui n’a de sens réel en comparaison de ce que je vis ou de ce que j’ai vécu.

Alors ce soir, je prends le clavier sans conviction de publier. Je vais écrire en espérant ne pas être interrompue dans mes pensées, et voir si je garde cet enchaînement de mots ou non. Même si je sais au fond de moi qu’aucun mot ne peut véritablement traduire ce que j’ai à exprimer.

Peu importe si mon récit est décousu, je me lance.

Je me rappelle, il y a bien des années, une petite fille dans la cours de récréation. Elle avait quelques années de moins que moi. Elle avait peut-être 8 ou même 12 ans, je ne sais plus. Toutes mes copines parlaient d’elle avec un ton accusateur. « Regarde, elle vient de perdre son père et elle vient à l’école », « Regarde, regarde, elle joue dans la récréation, elle s’amuse », « Regarde elle sourit », « Regarde elle n’est même pas triste »…

J’ai toujours gardé l’image de cette petite fille, qui avait perdu son père si jeune et qui parvenait à rester impassible aux yeux du monde.

Moi, j’ai toujours été spectatrice de ces types d’événements. Je me disais que j’avais de la chance de n’avoir jamais perdu qui que ce soit que je connaisse. Je me donnais la chair de poule en me demandant ce que ça faisait, et je finissais toujours par me dire « ça n’arrive qu’aux autres ». Je ne voulais pas y penser même si je savais évidemment que la mort fait partie de la vie.

J’en parle d’une certaine manière dans quasiment tous les articles depuis l’ouverture du blog et certaines d’entre vous l’on ressenti entre les lignes et l’ont compris… Je parle souvent de « mes enfants ».

C’est d’ailleurs la question la plus difficile au monde pour moi : « Combien d’enfants as-tu ? » Eh bien je suis doublement maman, n’en déplaise à certains. Maman de jumeaux, ce miracle fou m’est tombé dessus et m’a submergée de bonheur, un bonheur incommensurable. Huit mois de communion, de discussions, huit mois de petits coups de pieds, de mains qui se joignent, huit mois de guillis dans le ventre et dans le dos, huit mois de remontées acides et de vomis faute d’espace dans ce ventre plein à craquer par deux cœurs, deux petits corps chauds qui battaient au rythme du mien, de cœur. Trois cœurs dans un même corps. Beaucoup de sensations, beaucoup de communication et beaucoup d’amour entre nous.

Et puis un jour, mon mari et moi nous apprenons que nous avons « le choix du roi », une princesse et un prince. Nous sommes comblés de joie. A l’échographie, c’est toujours notre fils que nous voyons en premier, et avec plus de facilité. Notre fille se cache dans mon dos au point qu’il est difficile, voire impossible de tout contrôler pour elle, mais à chaque fois tout va bien, et nos merveilles grandissent au fil des mois, en pleine forme.

L’avant-vieille de la Date Prévue d’Accouchement, l’échographie indique que tout va parfaitement bien et que nous pourrons rencontrer nos enfants dans deux jours. « C’est parfait. »

La vieille de la DPA, j’apprends que l’un de mes enfants est plutôt très bas, une deuxième échographie est programmée dans la matinée.

Je revois les yeux livides de l’affreuse étudiante sage-femme. Puis tout s’accélère.

Un cœur sur trois s’est arrêté sans raison, à quelques heures de voir le jour. Aucune cause, pas de pistes. Rien. Le flou le plus complet.

Je suis laissé entre 10 blouses blanches muettes, et moi en larmes, perdue. Je cris de désespoir pour qu’on se presse de sauver mon fils. Je fais mille demandes, je pose des questions, je tremble. Tout est froid. « Ça ne sert à rien madame, c’est trop tard. »

Mon histoire, notre histoire, est un point d’interrogation. Personne ne sait pourquoi c’est arrivé. Je ne savais pas qu’un cœur pouvait cesser de battre à quelques heures du terme de la grossesse. C’est un rêve a portée de main qui m’a été arraché. J’ai vécu un traumatisme très profond. Inexplicable. Cet article me demande une énergie folle. J’ai le sentiment d’écrire du vide, je ne décris pas un dixième de ce que j’ai ressenti. J’ai cru que le temps s’arrêtait. Les images me reviennent et je ne comprends pas ce qui est arrivé. Je me sens perdue dans un brouillard d’incompréhension qu’aucun professionnel n’est en mesure d’expliquer ou d’éclaircir.

J’ai tenu ma fille, mon amour, ma princesse, ma merveille. Elle m’a embrassé au moment où je m’apprêtais à le faire. Elle m’a presque fait boire un peu de son liquide amniotique. Elle est venue à moi dans un élan d’amour. Elle était là, notre bébé. Bien réelle, sur moi. Je l’aime tellement.

Plus tard j’ai retrouvé mon roc, mon époux, qui venait de tout découvrir sur le tard. Et ensemble, nous avons pris notre fils dans les bras pour la première fois. Nous étions tous les quatre réunis ensemble. Notre fils, bien réel, là dans nos bras, notre bébé, sur nous, habillé, si beau. Je l’aime tellement.

Je fragmente mon récit car tous ces souvenirs sont à nous, je ne veux pas tout éparpiller. Je parle d’ailleurs à la première personne, mais nous avons tous les deux été profondément bouleversés. Ces souvenirs nous appartiennent seulement à nous, leurs parents, alors je garde tous les détails pour nous.

Tout au long de ma grossesse, quand je posais ma main sur mon ventre, c’est notre fils que je sentais. A la naissance, il pesait même plus que notre fille… Tout au long de ma grossesse, je voulais garder des souvenirs, et pour chaque vidéo que je revisionne aujourd’hui,  je sais que sous mon ventre qui bouge, ce sont les pieds et les bras de mon fils qui apparaissent. Sur l’échographie 3D, seul le portrait de mon fils a pu être vraiment capturé. Tous les profils visibles sur les échographies en gros plan ne sont autres que ceux de mon fils. A chaque fois que je ressortais des rendez-vous (un rendez-vous par mois pour une grossesse gémellaire comme la mienne), j’étais souvent inquiète pour ma fille. Je me demandais toujours si elle avait assez de place et si elle était confortablement installée en moi.

J’en viens au fond du sujet. Car ce n’est pas les détails de ma vie que je veux exposer ici. Ce n’est pas mon souhait du tout.

Aujourd’hui, je veux parler de quelque chose qui me déchire le cœur, lui qui est déjà bien abîmé. Je ne suis pas la seule à avoir vécu cela dans le monde, d’ailleurs c’est bien pour cela que j’ai pris mon temps avant d’inscrire le mot « mamange » ici. Je ne suis pas le « caliméro » de la blogosphère ou du monde. J’ai une peine qui me regarde. Je ne veux pas avoir à me justifier de mes larmes. Je n’ai pas à me justifier de penser à mon fils.

Mais j’ai entendu des choses atroces depuis que ce drame est arrivé et j’aimerais profiter de cet article pour les dénoncer :

– Une médecin rouge de honte, voix tremblotante, qui ne tenait pas en place sur son siège, m’a glissé, dans une volonté évidente de se dédouaner : «  Vous n’avez pas signalé que vous ne sentiez plus l’un des bébés alors je ne sais pas… » Cette phrase me met hors de moi. J’ai fait les cours de préparations à l’accouchement et j’ai posé cette question au moins trois fois. A chaque fois, la sage-femme me disait avec un air amusé de me calmer et de rester rationnel, car si je sentais du mouvement, c’était bon. Pour une femme enceinte de jumeaux, et je sais qu’il y en a beaucoup qui me suivent ici, entre deux mains, deux pieds, deux têtes, deux derrières, quatre bras, quatre jambes… il est tout bonnement impossible de savoir qui bouge quand. Surtout lorsque leurs rythmes de sommeil alternent.

J’avais des contractions depuis un moment, je remettais les décisions entre les mains des médecins. De toute façon, je n’avais pas mon mot à dire.

– Il y a eu les:  « Oh c’est bon, tu as déjà ta fille, estime-toi heureuse », « Il y en a pour qui c’est pire », « L’important c’est que toi, tu sois en vie », « Tu es sûre que tu n’as rien fait de mal ? », « Ce n’est qu’un bébé, tu n’avais pas encore vécu avec lui ».

Ai-je besoin de commenter ces réflexions ? Je ne suis pas dans un concours de malheurs et je ne demande à personne de peser ma peine, encore moins de la comparer.

J’aurais donné ma vie pour mon fils sans hésiter. Je sais que mon mari aussi aurait donné la sienne bien volontiers. Je l’ai tenu dans mes bras, je l’ai senti durant de nombreux mois. C’est mon fils. J’aime mes enfants plus que ma propre personne. J’aurais tout fait pour eux. La seule chose sur laquelle les médecins ont été clairs, c’est que rien ne peut expliquer ce qui est arrivé. C’est interne. « Un cœur qui s’arrête, cela peut arriver à n’importe qui, n’importe quand. » C’est inexplicable dans notre cas, car tout allait bien.

Mon fils n’est pas « qu’un bébé », c’est mon fils. La chair de ma chair. J’ai vu son sourire et ses cheveux, je l’ai porté dans mon ventre et dans mes bras, comme notre fille, comme sa jumelle. Ce n’est pas un mirage qui a traversé notre vie. C’est une réalité, un être qui a communiqué avec moi et mon époux, au même titre que notre fille qui nous accorde le plaisir de nous offrir ses éclats de rire chaque jour que Dieu fait. C’est peut-être d’ailleurs ce qui explique certaines de mes réactions hyper-protectrices vis-à-vis de ma fille. J’ai déjà perdu un enfant… Ce que nous avons vécu est très traumatisant. Je connais la valeur de la vie d’autant plus aujourd’hui qu’une partie de moi est partie.

– Il y aussi les faux tristes, un peu hypocrites ; ils vous regardent les sourcils en circonflexe et pensent vous rabaisser à coup de : « han, ma pauvre ».
La vérité, c’est que j’ai une double chance : celle d’avoir porté la vie, et celle d’avoir porté ces vies-là en particulier.

À choisir entre effacer tout ce qui est arrivé sans connaître mon fils, ou revivre la même chose, je choisirais de tout éprouver de nouveau. Je suis honorée d’être la maman de mes jumeaux. C’est une réelle fierté pour moi. Une richesse inestimable.

Toutes ces petites phrases assassines sont lancées le plus souvent par des gens qui n’ont pas d’enfants. Ils ne sont pas sensibles à cela. Ils cherchent à se mettre à ma place et se projettent sans comprendre. Ils n’ont rien vécu de ce que j’ai vécu, de ce que nous avons vécu.

Il y a différents types de réactions. Il y a ceux qui font comme si notre fils n’avait jamais existé. Ils l’omettent de toutes les discussions. Ils ne cherchent même pas à savoir si je vais bien concernant cette question. Il y a ceux qui minimisent ma peine, qui ne comprennent pas que je puisse être tant affectée. Ceux qui évitent le sujet à tout prix. Ceux qui parlent de manière très crue et froide, et qui veulent connaître tous les détails, sans pincettes. Il y a ceux qui se donnent le rôle des plus malheureux, ils pensent peut-être que leur peine pour ce qui m’est arrivée peut surpasser la mienne : je me demande qui dans ce monde peut prétendre être plus malheureux pour ma perte que moi, la mère de mes jumeaux, moi qui ai tout éprouvé, moi qui ai tout senti, moi qui ai tout vécu. Mes enfants m’ont tant donné durant ces longs mois de vie que nous avons partagés ensemble… Je n’ai plus de mots.

Aujourd’hui, j’ai le même sentiment que j’ai eu en sortant de la maternité il y a un an et quelques mois. Je sens qu’il manque quelqu’un. Je sens qu’il me manque une partie de moi. J’ai le cœur qui saigne un peu chaque jour et les yeux qui gouttent, dans l’ombre, à l’abri des regards, loin de celui de ma fille, pour qu’elle ne voie que mes sourires réconfortants. J’ai une blessure à vif qui continue de me brûler intérieurement et qui ne s’éteindra jamais.

A toutes les personnes qui m’ont déjà lancé un « oh eh, c’est bon hein, tu as ta fille auprès de toi, donc arrête de pleurer » : ces personnes ne comprennent pas que l’amour ne se divise pas, il se multiplie. Cela signifie que lorsque j’étais enceinte, mon cœur avait grandi. Il y avait une place pour moi, une pour mon mari, une pour ma fille et une pour mon fils. Puis, lorsque nous sommes rentrés à trois au lieu d’être quatre, j’ai ressenti un vide. La grossesse gémellaire ne justifie pas les pertes… Cette réflexion n’a aucun sens. Chaque enfant est une individualité à part entière, même quand ils arrivent par paire. Chaque enfant a une âme propre et un corps propre. Il n’est pas question de troc ou de compensation.

Mon fils me manque et je pense à lui chaque jour, plusieurs fois par jour même. Il est dans chacun de mes pas, dans chacun de mes mots, dans chacun de mes souffles, je l’aime et je le pleure un peu chaque jour. Cela n’enlève rien à l’amour et au bonheur incroyable que me procure ma fille. Je l’aime à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Il n’est pas question de comparaison. C’est inimaginable. J’aime mes deux enfants comme je les ai aimés quand j’ai appris leur existence, et comme je les aimerai pour toujours. Ce n’est pas la durée de vie qui détermine la quantité d’amour à donner. Des souvenirs, j’en ai eu avec mon fils, j’en ai avec mon fils. Des souvenirs, j’en ai eu avec ma fille, j’en ai avec ma fille et j’espère en avoir encore beaucoup avec elle, la prunelle de mes yeux.

Ce que je veux crier haut et fort, c’est que notre fils est un être à part entière, un beau petit homme qui a passé du temps à jouer avec sa sœur jumelle et avec nous, dans mon ventre certes, mais tout ceci était bien réel. Il fait partie à part entière de notre famille.

Il nous a apporté tant de bonheur que je ne peux pas accepter que des personnes cherchent, par leurs mots ou leurs attitudes, à étouffer ou à minimiser son existence. Ces mêmes personnes peuvent trouver cela absurde d’enterrer un bébé. Pour nous, c’était une évidence.

C’est notre fils. Il a apporté quelque chose au monde en partageant de son temps et du bonheur avec nous. En nous impactant, il a impacté le monde et il continuera de le faire aussi longtemps que sa mémoire restera vivante dans nos cœurs et dans nos esprits. Je voudrais crier fort : Mon fils, tu n’es pas orphelin d’amour sur cette terre. Nous t’aimons, ta sœur jumelle, ton père, et moi, ta maman.

Ma première grossesse a fait de moi une maman et une mamange en même temps. Pour mon époux et moi, ce fut notre première expérience en tant que parents. Parents de jumeaux, parents pour la première fois et puis parange aussi…

Aujourd’hui, je l’écris noir sur blanc, même si j’ai mis du temps à le faire clairement ici. Pourquoi j’ai pris ce temps ? Parce que je ne veux pas faire pleurer les chaumières. Parce que toutes les larmes qui englobent notre histoire sont pour nous, elles nous appartiennent. Parce que je ne veux pas répondre aux questions des curieux et déballer notre vie, je veux garder le contrôle, éviter les intrusions, éviter les jugements et les suppositions stériles. Je veux vivre ma peine d’avoir perdu mon fils, et ma joie d’avoir ma fille auprès de moi, sans me justifier, sans réfléchir aux dires des autres qui ne savent pas, qui ne comprennent pas…

Avec le temps et l’expérience, je crois pouvoir dire que les émotions les plus sincères sont les plus décomplexées. Pour moi, elles se font à l’abri du feu des projecteurs. En façade, je peux être impassible et même rire, comme le faisait la petite fille de la récréation de mon enfance, et puis dans l’ombre, je sais très bien où j’en suis avec cette question.

J’ai la foi, c’est important à mentionner aussi, car cela m’aide beaucoup. Je sais que je ne pleure pas pour mon fils, qui est à l’abri des vices de ce monde, mais je pleure mon fils. C’est-à-dire que c’est pour moi que je pleure, parce qu’il me manque. J’ai besoin de lui, plus qu’il n’a besoin de moi là où il se trouve. Je voudrais ressentir son amour et être sûre qu’il puisse ressentir le mien. Le manque est difficile à supporter mais je vais bien. Nous allons tous bien, nous continuons à vivre bercés par les sourires de notre princesse qui égaye notre quotidien. Cette épreuve nous a soudés plus que jamais.

J’écris cet article pour dire au monde que notre fils a existé. Il a bouleversé notre vie, et dans chacune de nos actions, il est là. Il continue d’exister dans nos mémoires et dans notre cœur, il nous pousse à être meilleurs chaque jour et dans cette mesure, il continue d’apporter au monde. Il est très important dans nos vies.

Je l’écris aussi pour dire que les mamanges ont des droits. Elles ont le droit de raviver la mémoire de l’existence de leurs petits anges dans les mémoires car oui, ils ont bel et bien existé. Dans mon cas, c’est plus qu’un droit, c’est un devoir, car délaisser son souvenir et l’oublier serait inhumain à mes yeux, ingrat même.

Contrairement à ce que beaucoup de personnes peuvent imaginer, il n’y a rien de plus réconfortant pour moi que de parler de mon bébé, parler de ses traits et des souvenirs que j’ai avec lui. Il n’y a rien de plus réconfortant pour moi que de rappeler son nom dans mon quotidien. Son nom est un pansement pour mon cœur meurtri. La mémoire de son nom le fait être parmi nous, et à chaque fois que je l’entends résonner, mon cœur sourit et je m’apaise.

Nous ne t’oublierons jamais.
Mon fils, je t’aime depuis toujours et pour toujours.

EM.

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Banque de citations et règles du jeu du #RDVdesmots

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots

Le #RDVdesmots prend un petit mois de pause car j’ai des choses à vous dire dans les prochains articles. Pour ne pas interrompre le fil des prochaines publications, je préfère suspendre un peu notre rendez-vous hebdomadaire pour privilégier la qualité à la quantité. N’ayez crainte, nous reprendrons ce rendez-vous bien assez vite !

L’article du jour a pour but de répertorier toutes les citations du rendez-vous des mots déjà proposé pour s’y retrouver un peu mieux. Cet article se verra enrichir chaque semaine d’un nouveau lien cliquable menant à la dernière citation en date.

Dans cet article, je vous présente donc le rendez-vous phare du blog : le rendez-vous des mots. Pour cela, je vous republie ici le texte de présentation que j’avais écrit pour signer le lancement de ce nouveau concept, suivi de la liste des citations qui ont déjà été traitées mais que n’importe qui peut encore s’approprier à tout moment !

J’ai pensé qu’il serait amusant de mettre en place ce rendez-vous qui consisterait à partager une production chaque semaine autour d’un proverbe ou d’une citation en commun (déterminé en amont).

Vous souhaitez participer au rendez-vous des mots ? C’est très simple, il vous suffit d’être inspirée par la citation, vous pouvez participer sur votre blog, sur Instagram, Facebook, Twitter ou même en commentaire. Il n’y a pas de jour imposé ou d’ordre, pas de contraintes. Tout le monde peut participer.

Tous les formats et médiums sont possibles : articles d’actualité, historiques, philosophiques, humoristiques, une anecdote, un avis personnel, une histoire, une poésie, un dessin, une photo, un tricot, une construction… Vous pouvez détourner la citation ou au contraire lui donner un ton grave et sérieux. Votre production peut être courte ou longue… Tout est libre ! Pas de jour de publication imposé. Tout le monde peut participer sans contrainte.

Celles qui souhaitent participer pourraient utiliser l’appellation suivante pour que nous puissions nous retrouver les unes les autres : #RDVdesmots

Les citations peuvent être traitées dans le désordre ou même de manière irrégulière, peu importe. L’idée de ce rendez-vous est de faire parler notre imagination, et exprimer librement et individuellement ce qu’une phrase nous inspire.

La pluralité de nos regards et de nos compétences permettront une production foisonnante et très riche autour d’un même thème commun.

Nous serons peut-être des centaines à partager nos visions ou alors nous serons peut-être deux… Quoi qu’il en soit, ce rendez-vous reste un prétexte pour produire et partager.

J’en ai assez dit… Je vous laisse ici avec une banque de citations :

Mention spéciale à Suzanne du blog Les chroniques de Sallia qui n’a jamais manqué un seul #RDVdesmots !

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Emballé, c’est pesé !

unbrindemaman © EM – Emballé, c’est pesé !

Les amies, vous devez savoir que nous venons de traverser une méga tempête de cerveaux. Qui s’est avérée fructueuse puisque nous avons enfin passé commande des systèmes d’envoi. Pour cet article Mumpreneuse, je vous parle du casse-tête des envois pour la boutique en ligne unbrindemaman.

Je ne vous ai pas encore présenté les différentes gammes qu’il y aura dans la boutique. Il y aura 7 catégories différentes mais des articles de présentation leur sera dédiés. La difficulté tient du fait que chacun des produits possède une taille et un degré de fragilité différent. Il a fallu se pencher sur les différents types d’envoi possibles. Le produit le plus complexe à envoyer étant : les cadres ! Pour en parler très brièvement, il y aura deux types de cadres. Des petits cadres carrés que vous connaissez déjà et qui seront envoyés sans vitre, et puis d’autres plus grands, en taille A4, qui seront envoyés, idéalement, vitrés.

Comment être sûre que la vitre ne se brise pas en chemin ? Comment bien emballer pour que ce soit élégant et joli mais sans exploser le budget ? Comment faire si une personne commande juste une toute petite chose ? Et comment faire si quelqu’un prend de tout ? Mille questions qui fond froid dans le dos, n’est-ce pas ?

Nous avons longuement recherché les différents modes d’envoi possibles et nous avons rencontré beaucoup de contraintes pour que les frais de port ne reviennent pas trop chers aux clientes…. Nous avons aussi rencontré plusieurs bonhommes qui s’y connaissent en envoi de colis, ou lettres…

Je vous ai même fais un petit schéma des différents casse-têtes qui nous ont traversé l’esprit…

unbrindemaman © EM – Schéma dessiné en vitesse sur ordinateur, pour ma défense…

(Bon promis, j’écris et je dessine mieux que ça dans la vraie vie …)

J’avais envie de garder une trace de cette recherche qui a été très enrichissante et amusante au final !

Finalement, je peux simplement vous dire que nous avons opté pour quatre moyens d’envoi différents selon les commandes possibles. Mais je ne veux pas dévoiler le résultat final dès maintenant. Les premières qui commanderont auront le privilège de découvrir la couleur du papier de soie que j’ai choisi, ainsi que le mode de transport un peu spécial pour les tableaux vitrés…

En attendant, j’attends aussi de recevoir les cartes de visite que j’ai désigné un peu plus grandes que la norme pour pouvoir y inscrire un petit mot pour les mamans qui commanderont des tableaux justement… Une fois qu’elles seront arrivées ainsi que les enveloppes et autres cartons, je pourrais procéder à deux tests d’envoi. L’un sera destiné à la maman qui a remporté l’aquarelle suite au concours des 500 sur Instagram. La seconde maman, vous la connaissez toutes sans doute, elle a bien voulu accepter d’être mon « cobaye » pour tester une nouvelle gamme de la boutique, et l’envoi qui va avec…

Je ne vous en dis pas plus, vous en saurez plus bien assez vite !

Je croise les doigts pour tout recevoir au plus vite, et pour que tout arrive à bon port sans dégâts ! Si ces deux tests arrivent sans encombre, je serai vraiment super rassurée des choix que nous avons faits, car tout ceci a un sacré coût tout de même…

Comme quoi, il faut vraiment penser à tout ! En terme de produits, de réalisation, d’emballage, d’envoi, de budget, de prix, de réserves, de déco…

Il est vrai que je n’écris pas un article à chaque fois que nous prenons une décision, mais le résultat est toujours le fruit d’une très riche, longue et intense réflexion !

Pour le moment, notre projet avance bien ! Il bouillonne comme jamais ! Je suis impatiente de vous le dévoiler dans ses moindres détails, mais pour cela il faut encore un peu de patience…

EM.

Je suis vraiment très désolée du retard que j’ai pris sur le blog des copinautes qui me lisent régulièrement. Sachez que je lis vos articles même si je n’ai pas toujours le temps de commenter. Je suis d’ailleurs aussi super en retard sur les réponses aux commentaires de mon propre blog, ce qui ne m’empêche pas de lire toutes les réponses et de les savourer dès que je les vois apparaître dans la boîte mail ! Je dois remédier à tout cela, mais sachez que je suis super reconnaissante de voir que vous continuez à laisser des commentaires alors que je prends du temps pour y répondre. Je ne vous snobe pas, loin de là. Je dois juste trouver mon équilibre entre la boutique qui me prend beaucoup de temps (démarrage oblige), le blog que j’aime tant, et ma vie tout simplement ! Je vous signale aussi que j’ai largement déserté Facebook depuis deux bonnes semaines. Je reviendrai sûrement dès que tout sera plus calé pour la boutique. En revanche, je suis souvent sur Instagram et je réponds plus rapidement à absolument tous les commentaires ! Je vais rattraper tout cela dans les jours à venir et je vous dis à très vite !

 Merci à toutes !!

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#RDVdesmots – Soyons fous

unbrindemaman © EM – RDVdesmots – Soyons fous

Nous sommes déjà samedi dimanche ! C’est l’heure de vous publier le rendez-vous des mots de la semaine avant qu’il ne soit trop tard.

Au menu cette semaine :

« Ceux qui sont assez fous
pour penser qu’ils peuvent
changer le monde
le font en général. »

Steve Jobs

Cette citation me rappelle un souvenir. Un beau jour lors d’une rentrée scolaire, nous avions rendez-vous avec nos professeurs principaux en début d’année pour parler de notre avenir. A cette réunion, nous avions approximativement 5 à 10 minutes par élève. L’organisation était telle que dans une même salle de classe, chacun des deux professeurs s’entretenait seul avec un élève tandis que le reste de la classe attendait en fil indienne dans le couloir de l’autre côté de la porte ouverte qui laissait entendre un brouhaha ambiant. Je suis arrivé ce jour-là sans savoir de quoi allait véritablement retourner notre échange. Je faisais partie des premiers à passer et je me suis installée calmement.

L’enseignant avait une feuille devant lui et après m’avoir demandé mon nom, mon âge et mon niveau… il me lança la question suivante : « Que souhaitez-vous faire plus tard ? » Alors, comme bon nombre d’étudiants de mon âge à cette époque, j’ai répondu vaguement qu’il était trop tôt pour savoir où je finirai et que de toute façon le BAC n’était pas encore passé, que je ne savais pas encore quelles portes pourraient s’ouvrir à moi… Il m’interrompit net. Etait-ce mon temps imparti qui se terminait ou était-il lassé d’avoir déjà entendu ce discours mille fois ? « Quel est votre rêve le plus fou ? » Ce à quoi je répondis tout aussi net : « Architecte ». Un calme s’installa et je le vis inscrire ces 10 lettres à l’encre sur mon « papier d’identité ». Voilà, l’entretien était terminé. Cet échange venait de faire de moi une future architecte.

Je n’ai pas la prétention de dire que j’ai changé le monde… sûrement pas, non. Mais cette petite anecdote me revient parfois à l’esprit parce qu’elle me rappelle que j’ai bel et bien réalisé mon rêve le plus fou de l’époque.

Bien des années plus tard, je voudrais de nouveau énoncer quelques-uns de mes rêves les plus fous du moment. Après tout, c’est bien parce que les rêves sont forgés d’espoir, de travail et d’un soupçon de « magie » qu’ils peuvent être rendu réels… Je pense que rien n’arrive par hasard, mais je voulais retenter l’expérience. Peut-être que les inscrire ici participera à les concrétiser en partie.

Les voici en vrac :

– Je rêve de pouvoir toujours voir grandir et faire grandir moi-même mes enfants, aussi nombreux soient-ils.

– Je rêve de mettre mes compétences d’architecte au profit de belles causes. Quand je dis belles causes, je ne parle pas de dessiner de belles villas… ce qui reste toujours très intéressant, mais ce n’est pas ce vers quoi j’aspire. Je suis loin de rouler sur l’or, mais cette profession a de beau que la finalité du processus doit toujours servir à abriter, et… il y a des tas de gens à abriter sur terre…

– J’ai un rêve un peu dingue qui me vient d’une envie un peu folle parfois… ouvrir une librairie dans ma ville. Oui oui, cela vous semble-t-il étrange ? Je pense à une petite librairie jeunesse dans laquelle je pourrais me rendre tous les matins quand je serai plus âgé, pour accueillir des bambins avides de lecture, ce qui participerait par la même occasion à faire revivre un quartier entier qui aurait bien besoin de plus d’activités pour les jeunes.

– C’est imminent je l’espère, mais ce rêve fou ne pouvait pas manquer à cette liste : Je rêve d’officialiser le lancement de la boutique en ligne unbrindemaman. Je rêve que cette marque prenne petit à petit sa place auprès des mamans qui voudront bien accueillir ce projet sur leurs étagères, leurs murs ou simplement dans leur cœur.

– Je rêve d’une longue vie pour ce blog. Que nos échanges restent fréquents. J’ai plein de nouveaux petits projets en perspective (vidéos…), et d’autres dont nous avons déjà parlé ici, ce qui m’amène à mon prochain rêve fou…

– Je rêve d’écrire le livre que vous m’avez proposé d’écrire. (Voir la section Livre du blog pour en savoir plus.) J’ai déjà le titre et la structure de l’histoire, mais je ne risque pas de vous en reparler tout de suite car il faut vraiment que je trouve le temps d’entamer un bon morceau avant de vous en partager une partie et d’avoir vos premiers avis. Ce projet qui me tiens à coeur prendra le temps qu’il devra prendre (des mois ? des années ?) mais quoi qu’il en soit, il est dans mon esprit.

– Et puis bien sûr j’ai d’autres rêves, peut-être un peu fous, plus intimes que je garde pour moi et que j’inscrirai ailleurs que sur le blog.

EM.

Et vous ? Quels sont vos rêves les plus fous ? Je vous laisse répondre en commentaire, ou directement sur votre bullet journal pour vos rêves les plus intimes. Pourquoi pas sur votre blog si vous en avez un ? Nous pourrions dire que ce #RDVdesmots aura pris la forme d’un TAG le temps d’une semaine. Je tague toute personne qui aura lu cet article. 😉

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Ma vie à deux vitesses

unbrindemaman © EM – Ma vie à deux vitesses.

Bonjour à toutes ! Je vous retrouve plus en forme que la dernière fois que j’ai pris le clavier. J’ai pris quelques jours pour me reposer et je vais bien. Le pansement de contention n’aura même pas été utile, les choses se sont arrangées seules en mangeant « liquide » pendant quelques jours.

Je vous remercie pour tous vos messages ici et sur les différents réseaux. Vos petits messages privés me réchauffent vraiment le cœur, je ne m’attendais pas à ça en lançant le blog il y a quelques mois et j’ai de plus en plus de belles surprises, merci beaucoup. Cet épisode quelque peu gênant m’aura quand même valu ma première Une Hellocoton ! On ne pourra pas dire que je ne donne pas de ma personne pour faire vivre ce blog ! #humour

En tout les cas, je préfère reporter le #RDVdesmots de cette semaine à la semaine prochaine pour me laisser plus de temps pour y réfléchir (idéalement, et s’il y avait beaucoup de participantes à chaque fois, je laisserai juste cette citation passer et je passerais à une nouvelle citation la semaine suivante sans me soucier d’en manquer une ou non, mais je continue de jouer le jeu avec vous à chaque semaine pour qu’il y ait toujours au moins deux participations ! J’en profite pour remercier les chroniques de Sallia pour ses participations régulières.) J’espère que vous ne m’en voudrez pas… Je vous retrouve donc aujourd’hui pour un petit article, juste parce que j’ai envie d’écrire, vous parler un peu de moi. C’est aussi le principe du blog après tout.

Aujourd’hui, je vous parle du rythme que j’adopte dans mon quotidien. Enfin, je devrais parler de rythmes, au pluriel. Il y en a au moins deux à vrai dire. Je pense que beaucoup de mamans se retrouveront dans mes mots.

Depuis que je suis maman, j’ai un rythme très particulier. Il y a les phases d’une lenteur extrême, ce sont des temps très calmes où je suis à l’écoute de ma fille. Je suis au plus près d’elle, nous passons du temps ensemble. Je la regarde jouer, je lui lis des histoires, je lui en raconte aussi. Nous dessinons ensemble. Je lui laisse le temps, tout le temps qu’elle pourrait avoir besoin pour faire ce dont elle a envie. Même si cela revient à rester posée à côté d’elle pour la regarder et l’encourager.

Il y a deux raisons qui me poussent à prendre ce temps, comme il me vient, sans me poser de questions :

  • Je veux profiter de ma fille. La voir grandir, être à son écoute, l’accompagner à chaque instant et être là pour elle.
  • C’est un pur moment de détente qui me fait du bien au moral.

Pendant ces longs moments où je peux simplement être en train de tenir une pièce de puzzle, ou tendre mon bras une trentaine de fois pour faire un « top là », j’ai souvent l’esprit qui fini par bouillonner. Je réfléchis aux articles que j’aimerais écrire pour le blog. Je réfléchis à la boutique qui ouvrira prochainement aussi. Je me dis que le temps m’échappe, que tout file beaucoup trop vite et que mes journées sont trop courtes pour avoir le temps de réaliser toute mes idées. Puis le son du « top là » me ramène à l’instant présent et mon esprit se calme à nouveau.

Alors bien sûr, dans une journée j’ai aussi beaucoup de choses à faire en dehors de tous ces projets qui m’animent. A la maison, la cuisine c’est mon dada, c’est moi qui prépare tout et j’adore cela. Je n’échangerai pas cette tâche à accomplir qui est un réel plaisir pour moi. Il y a des temps dans la journée où je n’ai pas d’autres choix que de laisser mon mini moi jouer seule. Toujours sous surveillance, mais plus lointaine tout de même. Ces temps-là sont aussi durs pour elle que pour moi. Tout dépend de son degré de concentration au moment où je m’éclipse dans la cuisine. Inévitablement, elle finit par le remarquer et me réclame. Alors j’ai pris l’habitude d’être très organisée et méthodique pour ne pas perdre une seconde. J’ai développé des techniques qui m’étonnent moi-même… Je profite aussi de tous les instants où mon mari s’occupe de notre choupette pour faire ce qui est essentiel pour moi ou pour la famille, en maman poule que je suis.

Le deuxième rythme est débordant d’énergie et de production dans le sens de la concrétisation de mes idées. Il a lieu seulement au moment où notre bébé ferme les yeux. Je pense pouvoir dire que je ne peux absolument rien faire de bien finalisé et précis lorsque notre choupette est réveillée. Rien. C’est-à-dire que tenir un crayon plus de 30 secondes d’affilée relève de l’exploit… Vérifier mes mails est une action possible, mais y répondre est une autre histoire. Si je parviens à déposer mes pensées sur le mémo de mon téléphone en journée, c’est un petit miracle…

Vous l’aurez compris, comme toutes les mamans, j’ai le mode tornade activé dès que les paupières de mon bébé se font lourdes. Je dois vite, vite, faire ce qui est indispensable et qui n’attend pas (linge, vaisselle, balais…) tout en silence car chaque seconde de sommeil doit être rentabilisé. Puis vite ! Vite ! Attraper quelques minutes de production en plein vol pour faire avancer mes petits projets qui me font du bien.

Généralement, j’offre le temps de la sieste aux tâches quotidiennes. Les débuts de soirées/soirées sont pour le blog (pour alimenter le blog et voir celui des copinautes, être sur les réseaux…) et penser ou produire pour la boutique.

Je ne programme presque jamais mes articles. Mes billets sont le fruit d’une réflexion qui a largement le temps de mûrir en journée. Sur plusieurs jours parfois. J’ai rarement besoin de creuser longuement avant de trouver un sujet. J’ai beaucoup de thèmes qui bouillonnent et qui attendent seulement d’être mis en forme. Paradoxalement, moins j’ai de temps pour le blog et plus j’ai envie d’écrire.

Je me dis souvent que j’ai une chance incroyable de pouvoir m’occuper moi-même de ma fille. J’ai le sentiment d’être privilégiée. J’ai aussi conscience que ma situation est très particulière. Je ne peux pas concevoir mon quotidien sans être active sur le plan de la réflexion ou de la création. Alors j’essaie de combiner mes deux passions, ma famille et mes petits projets. C’est un bel équilibre qui est parfois déconcertant, cerné entre des phases au ralenti, dans un temps étiré pour s’accorder au rythme de mon bébé, une douce lenteur. Et en face de cela il y a ces accélérations frénétiques, contenues dans un temps très court, pour avoir le temps de faire le plus de choses possibles. C’est une forme de contrat que j’ai signé avec moi-même. Une dose d’adrénaline que j’aime retrouver à des moments de la journée.

Et le repos dans tout cela ?

Un jour, une puéricultrice m’a dit : « Le sommeil d’une maman allaitante vaut le double de celui d’une femme qui n’a pas même d’enfant. » Je me suis souvent demandé si cette affirmation était vraie. Par malheur, mon époux était présent au moment où cette phrase assassine a été lancée. Je me fais régulièrement charrier depuis. Selon cette hypothèse, quatre heures devraient suffire à me recharger au même titre que si j’avais dormi huit heures… J’y crois sans y croire. Il est vrai que depuis que j’ai un petit être dans ma vie, mes nuits sont le dernier de mes soucis. Je dors vraiment très peu et finalement je me dis que tous les temps calmes que je partage avec ma fille sont terriblement reposants, alors je ne sais pas trop.

Tout ce que je peux dire, c’est que ma vie à deux vitesses, je l’aime. Je l’aime parce que j’ai une chance incroyable d’avoir ma fille auprès de moi. Je l’aime même si parfois, il m’arrive d’avoir envie de vouloir m’isoler un peu pour me concentrer, pour écrire ou dessiner… Je l’aime parce qu’à côté de cela j’ai cette chance d’avoir la possibilité d’élever mon enfant moi-même, que nous partageons beaucoup de temps ensemble. Parce que nous nous forgeons des souvenirs indélébiles. Je l’aime parce que finalement le temps, pour moi et pour mes projets, je finis toujours par le trouver. Je choisis mes priorités et j’avance… Je laisse mûrir mes idées et je laisse le temps au temps. Ma vie à deux vitesses, je l’aime même si j’ai tendance à tirer un peu trop sur la corde le soir et que je fais passer mes projets avant mon sommeil… sommeil qui me donne parfois le sentiment d’en perdre, du temps… Ce temps si précieux, je le chéris chaque jour. Je pense que je ne goûterais pas au même plaisir si j’échangeais une partie du temps que je passe avec ma fille contre du temps de production pour mes projets. Pour ce qui est de ma carrière d’architecte, je n’en parle même pas. Je fais le choix de la mettre entre parenthèse un moment. Je suis reconnaissante de pouvoir le faire. Pour certaines femmes, la carrière passe avant tout. Moi je suis de celles qui seraient meurtries de ne pouvoir accompagner la chair de ma chair dans ses premières années, surtout avec une profession aussi prenante que la mienne #nolife. Alors ma règle d’or, c’est de laisser le temps faire les choses, de trouver mon équilibre en restant toujours épanouie auprès de ceux que j’aime, en continuant toujours de faire ce que j’aime. J’ai un rythme assez particulier en ce moment. Un temps particulier pour un rythme particulier. « Laisse-toi porter. »

Ma vie aux mille allures, c’est une vie de maman qui partage son propre temps avec celui de ses enfants et de sa famille. Toutes les mamans ne choisissent pas la même rythmique, mais toutes les symphonies restent mélodieuses tant que les bébés et les parents sont épanouis, puisqu’au final c’est tout ce qui compte.

EM.

Ma vie à deux vitesse, je l’aime beaucoup. Et vous, quel est le rythme que vous avez adopté ? Vous travaillez depuis chez vous ? En extérieur ? Vous êtes mère au foyer ? (Ce qui n’est pas moins un travail.) Comment organisez-vous votre temps entre vos projets et votre vie de famille ?

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Le cododo, un sport à part entière

unbrindemaman © EM – Photo de mon petit-déjeuner liquide.Vous allez vite comprendre… 

Vous êtes-vous déjà demandée quelle était la différence entre la pratique du cododo et le catch par exemple ? Figurez-vous qu’il y en a assez peu…

Je sais qu’il y a des filles qui ne sont pas mamans qui me suivent par ici, alors pour vous les filles, je propose cette toute petite introduction au sujet.

Pour faire simple, le cododo est une pratique ancestrale qui consiste à ce que la maman s’endorme au plus près de son bébé dans ses premiers mois de vie pour pouvoir répondre à ses besoins avec rapidité et efficacité. Pour les mamans allaitantes, cette pratique permet d’abord de rester très proche de son nourrisson, le bébé n’a donc pas le temps de se réveiller complètement s’il réclame à manger. Ensuite, il permet aux mamans de ne pas se lever systématiquement 4 ou 6 fois par nuit pour apaiser bébé. En bref, cette pratique est très réconfortante pour l’enfant qui a besoin de sentir ses parents, et elle est aussi très rassurante pour la maman qui peut ainsi vérifier plusieurs fois par nuit si son bébé respire bien, sans devoir se lever complètement pour autant.

Dans beaucoup de cultures, le cododo n’a jamais cessé d’être pratiqué. Ceci dit, en France et plus généralement dans le monde occidental, un certain écart s’est progressivement instauré entre la nouvelle maman et son nourrisson, dès les premiers jours de vie. Dans cette configuration, le nouveau-né reste dans son berceau mais surtout, dans sa propre chambre. Rapidement, les mamans qui doivent retourner travailler ont besoin de repos, et le bébé est d’emblée mis à part pour qu’il prenne ses marques seul, le plus rapidement possible.

Le cododo a ainsi traversé plusieurs phases, tantôt apprécié, tantôt très mal vu pour diverses raisons (sacralité de la chambre parentale, mamans dite modernes qui travaillent et qui ont besoin de repos, qui ne veulent pas être rattachées à leur bébé toute la nuit, recherche d’une liberté post-accouchement…) Quoi qu’on en pense, l’efficacité et les bienfaits du cododo pour la maman et pour l’enfant ont largement été démontrés depuis, et beaucoup de mamans nouvelle génération n’hésitent pas à retourner à cette pratique ancestrale.

Pour ma part, je ne porte aucun jugement. Je respecte le choix des mamans qui choisissent de mettre le bébé dans une chambre à part dès le début, et aussi de celles qui préfèrent pratiquer le cododo. En ce qui me concerne, un berceau au plus près de moi dans les premières semaines était largement suffisant, et puis peu à peu le cododo, à proprement parlé, s’est présenté comme une évidence.

Alors, comme ce sujet divise encore les femmes, je voudrais être claire sur le fait que l’on peut être adepte d’une pratique et trouver de quoi en rire. Toutes les remarques de type : « Bah t’as qu’à la mettre dans sa chambre » ne tiennent pas vraiment dans mon cas… j’ai fait un choix qui me convient et que j’assume pleinement et je veux rester libre de rire de certains aspects de cette pratique sans recevoir ce type de discours en retour.

En clair, cet article devrait vraiment parler aux mamans, allaitantes où non, qui pratiquent le cododo et qui sont assez reposées pour simplement en rire.

Entrons dans le vif du sujet.

Qu’on se le dise, le cododo c’est un peu comme un match de boxe. Il faut éviter les coups, rester à l’affût. Pas évident quand on est à demi endormi… La plupart du temps, cododo est synonyme de contorsion, équilibre et apnée. A ce moment, le bébé est au centre de tout et c’est lui qui détermine la place que vous aurez le droit d’occuper ou non sur votre parcelle dédiée. Quant à sa parcelle à lui, elle est bien définie : le lit entier. Quitte à ce que vous l’occupiez déjà. Ainsi des phénomènes de superpositions ne sont pas impossibles, ils sont même très fréquents en réalité… et parfois des pertes sont à déplorer.

Quand je parle de pertes, je pense à l’usage de l’un de vos bras ou de votre cou tout simplement. Il peu s’agir d’autres membres bien sûr… Plus le sommeil de bébé est mouvementé et plus le bilan est lourd.

Il y a deux jours de cela, j’ai eu la surprise d’ouvrir spontanément les yeux en pleine nuit, une intuition m’a arrachée de mon sommeil en un rien de temps et j’ai vu clair dans l’obscurité de la nuit. Ma fille était debout. J’en profite pour préciser qu’il arrive parfois (assez rarement) que bébé se mette à jouer avec sa maman pendant de courtes périodes de réveil au cours de la nuit, ce qui est entièrement normal. Habituée à ce genre d’épisode, je l’ai laissée jouer et escalader à sa guise pour enfin la laisser s’assoupir à nouveau. Au dernier moment, après une énième cascade, elle a perdu l’équilibre et s’est réceptionnée sur… moi. Je vous le donne en mille : douleur effroyable et irradiante pour ma part alors que mon mignon petit bébé s’était rapidement endormi, en quelques secondes seulement…

Une fois le jour levé et en bonne maman millenniale qui se respecte, j’ai googlé pour essayer de comprendre un peu mieux les causes de ma douleur persistante, (pour savoir si vous êtes une maman millenniale, filez lire l’article de ma copinaute Estefania) et là, le diagnostic est tombé : luxation de la mâchoire. Bim !

D’après toutes les images de crânes, passées sous toutes les coutures, que j’ai pu voir pour essayer de comprendre le schmilblick, j’ai compris que seule une manœuvre réalisée par un professionnel pouvait remettre les choses en place.

Quelle fut mon horreur en lisant qu’un pansement de contention serait nécessaire à « la cicatrisation de la capsule ligamentaire de l’articulation qui a été distendue. »

Alimentation liquide ou à la paille pendant une semaine 0_0

Je vais attendre calmement la fin du week-end avant de pouvoir prendre un rendez-vous chez le médecin. Cela me laissera un peu de temps pour essayer de trouver une tournure sympathique, pour tenter d’amoindrir l’absurdité des circonstances ayant mené à ce blocage de mandibule.

EM.

J’espère vraiment me tromper sur le diagnostic et revenir en forme dans les jours à venir… Et puis, je relativise, après tout mieux vaut en rire…

Et vous, vous avez déjà été confrontée à de petits gros bobos dont le contexte est affolant de ridicule à déballer ?

PS: j’ai lu tout vos commentaires sous l’article précédent et je compte bien y répondre dans la journée ! Merci à vous toutes pour ces riches échanges.

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#RDVdesmots – Doutes VS certitudes

unbrindemaman © EM – RDVdesmots – Doutes VS certitudes

L’heure du rendez-vous des mots a sonné ! Au menu cette semaine :

« Le problème avec le monde
c’est que les gens intelligents sont pleins de doutes,
alors que les imbéciles sont pleins de certitudes. »

Charles Bukowsky

L’esprit de cette citation rejoint beaucoup celle de la semaine dernière ou même beaucoup d’autres thèmes dont j’ai déjà parlé ici. Aujourd’hui, je voudrais passer par une anecdote pour illustrer un peu mieux le sentiment d’inconfort qui s’empare de moi lorsque je comprends que certaines de mes décisions, qui sont parfois prises sans assurance mais avec conviction, sont balayées d’un revers de la main par des personnes à qui je n’ai rien demandé, un peu trop impliquées à tort ou simplement très mal renseignées.

Pour cette anecdote, je vous amène avec moi il y a quelques mois de cela. Ma fille devait avoir un mois ou deux tout au plus. À cette période, je me rappelle bien que j’étais remplie de doutes. Je pense que j’étais simplement à l’image de toutes les padawans tout juste sortie de la maternité, ma mission était claire : protéger ce petit être, et répondre à tous ses besoins. Pour ce faire, je me posais mille questions et j’avais une crainte spécifique : j’étais terrifiée à l’idée que mon petit bout puisse tomber malade dans ses premières semaines de vie. J’avais entendu des choses atroces et j’étais pétrifiée en pensant aux bronchiolites et autres virus…

Alors dans les premières semaines, j’ai préféré rester dans le cocon de la maison avec l’air du jardin. C’était très bien, calme, maîtrisé… puis j’ai ressenti le besoin de sortir marcher plus longuement, revoir le monde et prendre le grand air…

« Il ne fait pas trop chaud aujourd’hui ? »
« On remet la sortie à demain, elle risque de se déshydrater. »
« Mince il pleut, elle risque d’attraper froid. »
« Pas en week-end il y aura trop de monde non ? »
« Pas plus de deux heures, je ne veux pas la changer en extérieur, elle est encore trop petite, ça va la stresser je pense… »

Et finalement, un beau jour, tous les voyants étaient enfin verts, et mon instinct maternel avait parlé : « C’est pour aujourd’hui ! » Je me sentais fin prête à sortir faire une vraie ballade en ville. J’étais sereine et ma fille était de très bonne humeur.

Ni une, ni deux, nous sommes sortis. Je n’étais pas encore très à l’aise avec le porte-bébé à cette époque, alors elle était dans sa poussette. C’était une belle journée ensoleillée, il y avait une petite brise… Tout était parfait, ma fille avait même fini par s’endormir et j’avais décidé d’en profiter pour rebrousser chemin avant qu’elle ne se réveille et que son estomac crie famine…

J’attendais à l’arrêt de bus pour rentrer… Et c’est là que le point noir de la sortie est apparu. (C’est moi où il se passe toujours quelque chose aux arrêts de bus ?) En fait, il n’y avait pas un, mais deux points noirs. Deux post-adolescentes, ou jeunes adultes si vous préférez, étaient plantées à ma droite. Le genre de filles à demi assises sur les rambardes à commérer discuter depuis 4 heures un bon moment. Vous voyez le tableau ? Plein de monde à l’arrêt de bus, beaucoup de mouvement, moi jeune maman hyper-protectrice qui a pris son courage à deux mains pour enfin sortir avec mon petit bébé au milieu de tout ça, coincée à côté de deux bonnes copines qui ont du temps à tuer.

Ma merveille était endormie et lorsque ces deux jeunes femmes l’ont aperçue, elles ont stoppé net leur discussion. J’ai ressenti un léger rapprochement de curiosité au-dessus de mon épaule, au-dessus de la poussette (ce genre de rapprochement me gêne vraiment, je trouve cela très déplacé, trop intrusif), et leur discussion a repris dans une direction complètement improbable. Les deux filles se sont mises à converser à voix basse en pensant que je ne les entendais pas : « Non mais elle est complètement folle, son gosse a une ou deux semaines grand maximum et elle le sort dehors, elle est tarée. »
« Non mais après un accouchement on se repose, on ne sort pas comme ça au bout de deux jours, je rêve, non mais attends… »

Elles ont marmonné des tas d’autres choses que je n’ai pas entendues à ce sujet avant de ricaner plus fort que les hyènes du Roi lion.

Je n’ai pas pris la parole pour leur dire que je les entendais ou pour leur dire que ma fille n’avait pas une ou deux semaines, mais bien plus. Je n’ai pas pris le temps d’expliquer tout le cheminement et la force qu’il m’a fallu pour accepter de mettre mes craintes de côté pour enfin sortir prendre l’air. Je n’ai pas pris la peine de leur dire que ça ne les regardait pas, et que quand bien même, si ma fille avait eu un jour ou deux de vie, chaque personne est libre de ses faits et gestes. Non, au lieu de cela je suis restée calme. J’ai fait mine de n’avoir rien entendu et je suis rentrée chez moi. Néanmoins, cet épisode désagréable ne m’a pas laissé de marbre et je ne suis pas ressortie d’aussi tôt.

La réalité c’est que beaucoup de personnes ont des visions tranchées sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas, dans des situations qui ne les regardent pas. Il n’ont aucune légitimité à émettre un jugement, eux qui ne sont en rien concernés par nos vies, nos choix, nos actions et qui ne sont pas invités à l’être.

Beaucoup de mamans me rejoindront là-dessus je pense : durant la grossesse et dans les premiers mois qui suivent l’accouchement, la maman vit des modifications autant physiques qu’émotionnelles ou morales, et j’ai vraiment le sentiment que c’est justement à cette période que les remarques, jugements malvenus et comparaisons absurdes, font plus qu’être simplement exacerbés, ils se multiplient !

Une fois que vous avez fait tout le travail et que vous avez finalement mis votre bébé au monde, c’est pire encore, j’ai le sentiment que c’est le moment où tout le monde veut s’approprier la chair de votre chair, votre bébé, celui pour qui vous avez donné votre corps, celui pour qui vous avez vomi 9 mois sans broncher, celui pour qui vous avez manqué d’y laisser votre vie et celui pour qui vous n’auriez pas hésité à la donner.

Ces personnes oublieraient-elles que la mère est toujours la plus à même de savoir ce qui est le mieux pour son propre nourrisson ? Que c’est vraiment la personne au monde qui gardera son enfant dans son cœur pour toujours ? Qu’elle possède un instinct puissant et que son amour est infini, complètement sincère, bienveillant et pur, juste irremplaçable ?

Voilà pour ma proposition de la semaine. Cette citation m’a renvoyée à ce triste souvenir qui, dans le fond, ne s’arrête pas qu’au sujet de la maternité. Ce fléau est présent dans bien d’autres domaines. Je parle de cette façon d’émettre des affirmations sur des décisions déjà prises, sur des modes de vie privés. Certaines personnes passent leur temps à porter des jugements et vont systématiquement à l’encontre du choix des autres avec insistance. Elles ne se rendent pas compte que leur jugement est vain puisque leur avis n’a pas d’importance pour celui qui sait où il va.

Je pense vraiment que cette intrusion provient souvent de personnes qui passent plus de temps à regarder autour d’eux pour passer le temps plutôt que de se questionner sur ce qui les regarde en premier lieu.  Pour se remettre en question eux-mêmes et remettre en question leurs propres certitudes, pour pouvoir redonner une place au doute et en tirer des bénéfices.

EM.

Vous aussi, vous avez rencontré des « madame je-sais-tout » ? Avec les modes « jugement » et « Je m’incruste dans ta vie et je remets en question tous tes choix » activé ?
Si si, vous savez, je parle du mode : « Moi si c’était mon enfant je ne ferais pas ça comme ça. »
Sans que vous n’ayez rien demandé…

Pour la semaine prochaine :

« Ceux qui sont assez fous
pour penser qu’ils peuvent
changer le monde
le font en général. »

Steve Jobs

 

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#RDVdesmots – La vie est un mystère

unbrindemaman © EM –La vie est un mystère

Au menu cette semaine :

« La vie est un mystère qu’il faut vivre
et non un problème à résoudre. »

Gandhi

J’ai mis beaucoup de temps à écrire ce rendez-vous des mots, je me demande pourquoi, pourtant cette citation m’inspire beaucoup de choses. Je pense que j’ai du mal à prendre une seule direction pour écrire cet article.

J’ai beaucoup de souvenirs qui s’entrechoquent et les idées qui s’embrouillent à l’idée de décrire à quel point la vie me semble être un mystère. Je dis mystère car beaucoup de choses m’échappent, je n’ai main ni sur le temps, ni sur l’avenir ou le passé. Tout ce qui relève de la « coïncidence » me semble absolument merveilleux, j’en sais quelque chose, si vous saviez les quantités de coïncidences que j’ai traversées, que j’ai vécues.

Je me souviens encore de cette jolie phrase que mon grand frère avait prononcé après que j’ai été contrariée par ce que je pensais être un problème : « Laisse-toi porter. »

Je pense que cette phrase qui m’a aidée et que j’utilise encore beaucoup aujourd’hui est à double tranchant. Je pense que pour la vie et ses étapes inévitables et incontournables, elle est bienvenue…. mais pour tout ce sur quoi mon action peut changer les choses, alors je maintiens que veux choisir la direction à prendre.

Je distingue évidemment deux types de questionnements, ceux qui sont profonds, intéressants, déterminants, et puis les autres….

L’autre soir sur Twitter, je lisais par exemple que la première université d’été du féminisme organisée par Marlène Schiappa allait traiter du débat suivant : « Peut-on être féministe et mère au foyer ? »

Cette question à tendance péremptoire sous-entend que les deux concepts sont contraires au point de devoir ouvrir un débat pour se demander s’ils sont compatibles. Vive les stéréotypes ! Présidé par qui ? Ah oui… Pourquoi ? Mais oui… égalité homme/femme… Ah oui pardon, les femmes doivent travailler pour prétendre être les égales de l’homme, donc il faut démontrer par A plus B que les femmes au foyer ne valent pas même une féministe…

Une maman doit donc travailler pour être féministe et ainsi gagner le grade de femme moderne décerné par l’ex-blogueuse du blog maman travaille, j’ai nommé notre très chère Marlène Schiappa que vous connaissez bien…

(NB : On peut commencer blogueuse et finir secrétaire d’Etat, la vie est bien un mystère, merci à toi Gandhi pour cet éclaircissement.)

Mais attendez une seconde… Qui a dit qu’être mère au foyer, ce n’était pas un travail ?

Vous pensez que je m’éloigne du sujet ? Je ne pense pas. La vie c’est aussi ça, c’est se poser des questions qui ont du sens. C’est refuser de se perdre et de perdre son temps à débattre sur de faux sujets. C’est refuser de se faire embarquer là où on ne souhaite pas que le courant général nous emporte.

A chaque fois que ma rame aura la possibilité d’inverser un courant qui ne me convient pas, je ferais l’effort d’engager ce mouvement pour garder le cap de ce que je veux pour ma vie. Pour tout le reste, là où je n’ai pas prise, alors je me laisserai porter.

Alors cher Gandhi, voilà ce que je pense : oui la vie est un mystère, mieux vaut se laisser porter que de chercher la résoudre, elle qui n’est en rien un problème. Ceci dit, la vie est un chemin pleins d’embûches qui ne devrait pas se laisser surprendre par des « Je t’en pose des questions ? », car cette phrase insupportable n’est là que pour nous guider dans le sillon déjà creusé d’une vérité douteuse.

Les questions que je me pose ne portent pas sur le pourquoi de la vie, mais surtout sur le comment de mes actions dans cette vie.

EM.

Je ne sais pas si ma proposition aura été très claire cette semaine. Je m’en excuse si ce n’est pas le cas pour cette fois. Chacun de nous donne un sens à sa vie qui le regarde. Je ne voulais pas m’étendre sur ce sujet spécifique mais plus sur les manières de vivre nos vies, les yeux fermés ou éveillés au monde qui nous entoure. Je rejoins Gandhi sur le fond et je reste alerte à la fois.

 Et vous, que vous inspire cette citation ?

 Pour la semaine prochaine :

« Le problème avec le monde
c’est que les gens intelligents sont pleins de doutes,
alors que les imbéciles sont pleins de certitudes. »

Charles Bukowsky

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Concours Instagram ! Fêtons les 500 !

unbrindemaman © EM – Concours sur Instagram uniquement

Tadaaam ! Pour fêter les 500 brindilles sur Instagram, je vous propose un concours ! Pour participer, vous devez vous abonner à mon compte Instagram et inviter 2 personnes sous la publication directement sous l’image pour tenter de remporter ce dessin aquarelle encadré.

unbrindemaman © EM – Aquarelle encadré

Pour la petite histoire, il y a quelques semaines de cela, j’ai acheté de nouveaux gros crayons de couleur pour ma choupette. Et lorsqu’elle les a portés à sa bouche, j’ai vite compris qu’il s’agissait de crayons aquarellables… Alors je les lui ai un peu piqués en attendant qu’elle soit en âge de les utiliser. C’était une grande première pour moi, j’ai mélangé les techniques ! J’espère que cette production originale et unique vous plaira et que vous serez nombreuses à participer !

Ce sera aussi l’occasion pour moi de tester les modes d’envoi en vue de l’ouverture prochaine de la boutique en ligne.

Fin du concours le 1 octobre à minuit !

unbrindemaman © EM – Enjoy the little things

EM.

Rendez-vous sur Instagram ! Et moi je retourne à la rédaction du rendez-vous des mots 😉

Rendez-vous sur Hellocoton !
Publié dans Concours, Dessin, Mumpreneuse | 2 commentaires

Je vous dévoile le logo de la boutique unbrindemaman !

Aujourd’hui je vous propose un tout petit article Mumpreneuse pour vous partager un petit avancement qui m’a occupée ces derniers jours.

Je voulais enfin vous présenter le logo de la boutique !! Je l’ai étudié, construit et dessiné avec beaucoup de soin. Il comporte énormément de petits symboles qui me tiennent à cœur.

Il y a d’abord le b et le d, deux lettres à la structure identique, qui se regardent, et dont les deux grandes boucles majestueuses se gonflent en se laissant guider dans une même direction, à l’image des voiles d’un même bateau.

Si vous y regardez de plus près, vous pourrez aussi remarquer que la feuille verte qui s’envole au dessus du i est semblable à un oiseau qui reviendrait y poser une brindille du bout du bec…

Je ne vous dévoilerai pas tous les sens cachés de ces courbes subtilement agencées, comme d’habitude je garde quelques petits secrets.

J’ai voulu un logo élégant, simple et épuré à l’intention des mères que nous sommes : des femmes, des épouses, des working girls ou des femmes au foyer (où tout à la fois parfois…) Pour qu’en dépit de nos différences, chacune de nous puisse s’approprier et brandir ces quelques mots qui nous rapprochent, en étant fière de se dire : « Je suis celle que je suis et j’ai, en plus, un brin de maman en moi ».

J’espère vraiment qu’il vous plaira ! Le voici :

 

Je suis impatiente de lire vos retours 🙂

EM.

A très vite pour le rendez-vous des mots cette fois-ci.

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