#RDVdesmots – Doutes VS certitudes

unbrindemaman © EM – RDVdesmots – Doutes VS certitudes

L’heure du rendez-vous des mots a sonné ! Au menu cette semaine :

« Le problème avec le monde
c’est que les gens intelligents sont pleins de doutes,
alors que les imbéciles sont pleins de certitudes. »

Charles Bukowsky

L’esprit de cette citation rejoint beaucoup celle de la semaine dernière ou même beaucoup d’autres thèmes dont j’ai déjà parlé ici. Aujourd’hui, je voudrais passer par une anecdote pour illustrer un peu mieux le sentiment d’inconfort qui s’empare de moi lorsque je comprends que certaines de mes décisions, qui sont parfois prises sans assurance mais avec conviction, sont balayées d’un revers de la main par des personnes à qui je n’ai rien demandé, un peu trop impliquées à tort ou simplement très mal renseignées.

Pour cette anecdote, je vous amène avec moi il y a quelques mois de cela. Ma fille devait avoir un mois ou deux tout au plus. À cette période, je me rappelle bien que j’étais remplie de doutes. Je pense que j’étais simplement à l’image de toutes les padawans tout juste sortie de la maternité, ma mission était claire : protéger ce petit être, et répondre à tous ses besoins. Pour ce faire, je me posais mille questions et j’avais une crainte spécifique : j’étais terrifiée à l’idée que mon petit bout puisse tomber malade dans ses premières semaines de vie. J’avais entendu des choses atroces et j’étais pétrifiée en pensant aux bronchiolites et autres virus…

Alors dans les premières semaines, j’ai préféré rester dans le cocon de la maison avec l’air du jardin. C’était très bien, calme, maîtrisé… puis j’ai ressenti le besoin de sortir marcher plus longuement, revoir le monde et prendre le grand air…

« Il ne fait pas trop chaud aujourd’hui ? »
« On remet la sortie à demain, elle risque de se déshydrater. »
« Mince il pleut, elle risque d’attraper froid. »
« Pas en week-end il y aura trop de monde non ? »
« Pas plus de deux heures, je ne veux pas la changer en extérieur, elle est encore trop petite, ça va la stresser je pense… »

Et finalement, un beau jour, tous les voyants étaient enfin verts, et mon instinct maternel avait parlé : « C’est pour aujourd’hui ! » Je me sentais fin prête à sortir faire une vraie ballade en ville. J’étais sereine et ma fille était de très bonne humeur.

Ni une, ni deux, nous sommes sortis. Je n’étais pas encore très à l’aise avec le porte-bébé à cette époque, alors elle était dans sa poussette. C’était une belle journée ensoleillée, il y avait une petite brise… Tout était parfait, ma fille avait même fini par s’endormir et j’avais décidé d’en profiter pour rebrousser chemin avant qu’elle ne se réveille et que son estomac crie famine…

J’attendais à l’arrêt de bus pour rentrer… Et c’est là que le point noir de la sortie est apparu. (C’est moi où il se passe toujours quelque chose aux arrêts de bus ?) En fait, il n’y avait pas un, mais deux points noirs. Deux post-adolescentes, ou jeunes adultes si vous préférez, étaient plantées à ma droite. Le genre de filles à demi assises sur les rambardes à commérer discuter depuis 4 heures un bon moment. Vous voyez le tableau ? Plein de monde à l’arrêt de bus, beaucoup de mouvement, moi jeune maman hyper-protectrice qui a pris son courage à deux mains pour enfin sortir avec mon petit bébé au milieu de tout ça, coincée à côté de deux bonnes copines qui ont du temps à tuer.

Ma merveille était endormie et lorsque ces deux jeunes femmes l’ont aperçue, elles ont stoppé net leur discussion. J’ai ressenti un léger rapprochement de curiosité au-dessus de mon épaule, au-dessus de la poussette (ce genre de rapprochement me gêne vraiment, je trouve cela très déplacé, trop intrusif), et leur discussion a repris dans une direction complètement improbable. Les deux filles se sont mises à converser à voix basse en pensant que je ne les entendais pas : « Non mais elle est complètement folle, son gosse a une ou deux semaines grand maximum et elle le sort dehors, elle est tarée. »
« Non mais après un accouchement on se repose, on ne sort pas comme ça au bout de deux jours, je rêve, non mais attends… »

Elles ont marmonné des tas d’autres choses que je n’ai pas entendues à ce sujet avant de ricaner plus fort que les hyènes du Roi lion.

Je n’ai pas pris la parole pour leur dire que je les entendais ou pour leur dire que ma fille n’avait pas une ou deux semaines, mais bien plus. Je n’ai pas pris le temps d’expliquer tout le cheminement et la force qu’il m’a fallu pour accepter de mettre mes craintes de côté pour enfin sortir prendre l’air. Je n’ai pas pris la peine de leur dire que ça ne les regardait pas, et que quand bien même, si ma fille avait eu un jour ou deux de vie, chaque personne est libre de ses faits et gestes. Non, au lieu de cela je suis restée calme. J’ai fait mine de n’avoir rien entendu et je suis rentrée chez moi. Néanmoins, cet épisode désagréable ne m’a pas laissé de marbre et je ne suis pas ressortie d’aussi tôt.

La réalité c’est que beaucoup de personnes ont des visions tranchées sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas, dans des situations qui ne les regardent pas. Il n’ont aucune légitimité à émettre un jugement, eux qui ne sont en rien concernés par nos vies, nos choix, nos actions et qui ne sont pas invités à l’être.

Beaucoup de mamans me rejoindront là-dessus je pense : durant la grossesse et dans les premiers mois qui suivent l’accouchement, la maman vit des modifications autant physiques qu’émotionnelles ou morales, et j’ai vraiment le sentiment que c’est justement à cette période que les remarques, jugements malvenus et comparaisons absurdes, font plus qu’être simplement exacerbés, ils se multiplient !

Une fois que vous avez fait tout le travail et que vous avez finalement mis votre bébé au monde, c’est pire encore, j’ai le sentiment que c’est le moment où tout le monde veut s’approprier la chair de votre chair, votre bébé, celui pour qui vous avez donné votre corps, celui pour qui vous avez vomi 9 mois sans broncher, celui pour qui vous avez manqué d’y laisser votre vie et celui pour qui vous n’auriez pas hésité à la donner.

Ces personnes oublieraient-elles que la mère est toujours la plus à même de savoir ce qui est le mieux pour son propre nourrisson ? Que c’est vraiment la personne au monde qui gardera son enfant dans son cœur pour toujours ? Qu’elle possède un instinct puissant et que son amour est infini, complètement sincère, bienveillant et pur, juste irremplaçable ?

Voilà pour ma proposition de la semaine. Cette citation m’a renvoyée à ce triste souvenir qui, dans le fond, ne s’arrête pas qu’au sujet de la maternité. Ce fléau est présent dans bien d’autres domaines. Je parle de cette façon d’émettre des affirmations sur des décisions déjà prises, sur des modes de vie privés. Certaines personnes passent leur temps à porter des jugements et vont systématiquement à l’encontre du choix des autres avec insistance. Elles ne se rendent pas compte que leur jugement est vain puisque leur avis n’a pas d’importance pour celui qui sait où il va.

Je pense vraiment que cette intrusion provient souvent de personnes qui passent plus de temps à regarder autour d’eux pour passer le temps plutôt que de se questionner sur ce qui les regarde en premier lieu.  Pour se remettre en question eux-mêmes et remettre en question leurs propres certitudes, pour pouvoir redonner une place au doute et en tirer des bénéfices.

EM.

Vous aussi, vous avez rencontré des « madame je-sais-tout » ? Avec les modes « jugement » et « Je m’incruste dans ta vie et je remets en question tous tes choix » activé ?
Si si, vous savez, je parle du mode : « Moi si c’était mon enfant je ne ferais pas ça comme ça. »
Sans que vous n’ayez rien demandé…

Pour la semaine prochaine :

« Ceux qui sont assez fous
pour penser qu’ils peuvent
changer le monde
le font en général. »

Steve Jobs

 

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#RDVdesmots – La vie est un mystère

unbrindemaman © EM –La vie est un mystère

Au menu cette semaine :

« La vie est un mystère qu’il faut vivre
et non un problème à résoudre. »

Gandhi

J’ai mis beaucoup de temps à écrire ce rendez-vous des mots, je me demande pourquoi, pourtant cette citation m’inspire beaucoup de choses. Je pense que j’ai du mal à prendre une seule direction pour écrire cet article.

J’ai beaucoup de souvenirs qui s’entrechoquent et les idées qui s’embrouillent à l’idée de décrire à quel point la vie me semble être un mystère. Je dis mystère car beaucoup de choses m’échappent, je n’ai main ni sur le temps, ni sur l’avenir ou le passé. Tout ce qui relève de la « coïncidence » me semble absolument merveilleux, j’en sais quelque chose, si vous saviez les quantités de coïncidences que j’ai traversées, que j’ai vécues.

Je me souviens encore de cette jolie phrase que mon grand frère avait prononcé après que j’ai été contrariée par ce que je pensais être un problème : « Laisse-toi porter. »

Je pense que cette phrase qui m’a aidée et que j’utilise encore beaucoup aujourd’hui est à double tranchant. Je pense que pour la vie et ses étapes inévitables et incontournables, elle est bienvenue…. mais pour tout ce sur quoi mon action peut changer les choses, alors je maintiens que veux choisir la direction à prendre.

Je distingue évidemment deux types de questionnements, ceux qui sont profonds, intéressants, déterminants, et puis les autres….

L’autre soir sur Twitter, je lisais par exemple que la première université d’été du féminisme organisée par Marlène Schiappa allait traiter du débat suivant : « Peut-on être féministe et mère au foyer ? »

Cette question à tendance péremptoire sous-entend que les deux concepts sont contraires au point de devoir ouvrir un débat pour se demander s’ils sont compatibles. Vive les stéréotypes ! Présidé par qui ? Ah oui… Pourquoi ? Mais oui… égalité homme/femme… Ah oui pardon, les femmes doivent travailler pour prétendre être les égales de l’homme, donc il faut démontrer par A plus B que les femmes au foyer ne valent pas même une féministe…

Une maman doit donc travailler pour être féministe et ainsi gagner le grade de femme moderne décerné par l’ex-blogueuse du blog maman travaille, j’ai nommé notre très chère Marlène Schiappa que vous connaissez bien…

(NB : On peut commencer blogueuse et finir secrétaire d’Etat, la vie est bien un mystère, merci à toi Gandhi pour cet éclaircissement.)

Mais attendez une seconde… Qui a dit qu’être mère au foyer, ce n’était pas un travail ?

Vous pensez que je m’éloigne du sujet ? Je ne pense pas. La vie c’est aussi ça, c’est se poser des questions qui ont du sens. C’est refuser de se perdre et de perdre son temps à débattre sur de faux sujets. C’est refuser de se faire embarquer là où on ne souhaite pas que le courant général nous emporte.

A chaque fois que ma rame aura la possibilité d’inverser un courant qui ne me convient pas, je ferais l’effort d’engager ce mouvement pour garder le cap de ce que je veux pour ma vie. Pour tout le reste, là où je n’ai pas prise, alors je me laisserai porter.

Alors cher Gandhi, voilà ce que je pense : oui la vie est un mystère, mieux vaut se laisser porter que de chercher la résoudre, elle qui n’est en rien un problème. Ceci dit, la vie est un chemin pleins d’embûches qui ne devrait pas se laisser surprendre par des « Je t’en pose des questions ? », car cette phrase insupportable n’est là que pour nous guider dans le sillon déjà creusé d’une vérité douteuse.

Les questions que je me pose ne portent pas sur le pourquoi de la vie, mais surtout sur le comment de mes actions dans cette vie.

EM.

Je ne sais pas si ma proposition aura été très claire cette semaine. Je m’en excuse si ce n’est pas le cas pour cette fois. Chacun de nous donne un sens à sa vie qui le regarde. Je ne voulais pas m’étendre sur ce sujet spécifique mais plus sur les manières de vivre nos vies, les yeux fermés ou éveillés au monde qui nous entoure. Je rejoins Gandhi sur le fond et je reste alerte à la fois.

 Et vous, que vous inspire cette citation ?

 Pour la semaine prochaine :

« Le problème avec le monde
c’est que les gens intelligents sont pleins de doutes,
alors que les imbéciles sont pleins de certitudes. »

Charles Bukowsky

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Concours Instagram ! Fêtons les 500 !

unbrindemaman © EM – Concours sur Instagram uniquement

Tadaaam ! Pour fêter les 500 brindilles sur Instagram, je vous propose un concours ! Pour participer, vous devez vous abonner à mon compte Instagram et inviter 2 personnes sous la publication directement sous l’image pour tenter de remporter ce dessin aquarelle encadré.

unbrindemaman © EM – Aquarelle encadré

Pour la petite histoire, il y a quelques semaines de cela, j’ai acheté de nouveaux gros crayons de couleur pour ma choupette. Et lorsqu’elle les a portés à sa bouche, j’ai vite compris qu’il s’agissait de crayons aquarellables… Alors je les lui ai un peu piqués en attendant qu’elle soit en âge de les utiliser. C’était une grande première pour moi, j’ai mélangé les techniques ! J’espère que cette production originale et unique vous plaira et que vous serez nombreuses à participer !

Ce sera aussi l’occasion pour moi de tester les modes d’envoi en vue de l’ouverture prochaine de la boutique en ligne.

Fin du concours le 1 octobre à minuit !

unbrindemaman © EM – Enjoy the little things

EM.

Rendez-vous sur Instagram ! Et moi je retourne à la rédaction du rendez-vous des mots 😉

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Je vous dévoile le logo de la boutique unbrindemaman !

Aujourd’hui je vous propose un tout petit article Mumpreneuse pour vous partager un petit avancement qui m’a occupée ces derniers jours.

Je voulais enfin vous présenter le logo de la boutique !! Je l’ai étudié, construit et dessiné avec beaucoup de soin. Il comporte énormément de petits symboles qui me tiennent à cœur.

Il y a d’abord le b et le d, deux lettres à la structure identique, qui se regardent, et dont les deux grandes boucles majestueuses se gonflent en se laissant guider dans une même direction, à l’image des voiles d’un même bateau.

Si vous y regardez de plus près, vous pourrez aussi remarquer que la feuille verte qui s’envole au dessus du i est semblable à un oiseau qui reviendrait y poser une brindille du bout du bec…

Je ne vous dévoilerai pas tous les sens cachés de ces courbes subtilement agencées, comme d’habitude je garde quelques petits secrets.

J’ai voulu un logo élégant, simple et épuré à l’intention des mères que nous sommes : des femmes, des épouses, des working girls ou des femmes au foyer (où tout à la fois parfois…) Pour qu’en dépit de nos différences, chacune de nous puisse s’approprier et brandir ces quelques mots qui nous rapprochent, en étant fière de se dire : « Je suis celle que je suis et j’ai, en plus, un brin de maman en moi ».

J’espère vraiment qu’il vous plaira ! Le voici :

 

Je suis impatiente de lire vos retours 🙂

EM.

A très vite pour le rendez-vous des mots cette fois-ci.

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Point mumpreneuse !

unbrindemaman © EM – Esquisse en vu d’un portrait de martin pêcheur

C’est la rentrée et vous n’avez pas encore vu passer le post de lancement de la boutique en ligne unbrindemaman. Un point Mumpreneuse s’impose !

Alors alors, le choses avancent bien ! Administrativement tout est calé et ça c’est bien ! Concernant les produits, vous le savez déjà…il y aura deux pans majeurs : des produits avec différents motifs imprimés et puis il y aura aussi des tableaux uniques, aquarelles, dessins… cédés encadrés et en original.

Pour les premiers produits à motifs, nous commencerons doucement, il y en aura assez peu pour nos débuts. Ils sont partiellement finalisés ! Pour ce qui est des tableaux, il y en a déjà un qui est parti avant même que la boutique n’ouvre officiellement 😱 alors je dois garder un rythme de production constant pour rester en mesure d’alimenter la boutique régulièrement. Une chose est sûre, c’est un réel plaisir pour moi de travailler sur ce projet !

Que manque-t-il au lancement de la boutique ? Eh bien il nous reste encore à mettre en place une plateforme de vente qui sera directement rattachée au blog ! Pour finaliser tout cela, il faudra être encore un petit peu patients, mais je ne manquerai pas de vous partager l’avancement, mes réflexions, choix et prises de décisions au fur et à mesure dans les articles Mumpreneuse du blog.

Disons encore quelques semaines avant le lancement !

unbrindemaman © EM – Un nouveau petit martin pêcheur bientôt disponible dans la boutique

EM.

A très bientôt pour un nouvel article !

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Publié dans Dessin, Mumpreneuse | 25 commentaires

Apprendre à dire non

unbrindemaman © EM – Apprendre à dire non

J’avais 16 ou 17 ans, j’attendais en silence devant mon pupitre froid, celui de la salle aseptisé du cours de SVT dont j’allais pourtant choisir la spécialité l’année suivante par passion pour les sciences.

Tout autour de moi, je pouvais très nettement ressentir la force d’excitation qui régnait. Aujourd’hui, si les rumeurs étaient justes, nous allions nous livrer à une dissection. J’appréhendais beaucoup ce jour et une sueur froide me parcourut l’échine quand j’ai réalisé qu’effectivement, j’allais à mon tour traverser cette limite, celle qui allait faire de moi une personne d’expérience à qui l’on pourrait demander, à quoi ressemble une cuisse de grenouille décortiquée ou si « c’est cool » d’avoir vu les entrailles d’une souris

J’ai espéré très fort qu’à nouveau, ma promotion tombe sur les cuisses de grenouille, comme l’année précédente, mais notre enseignant devait être bien renseigné…

Il s’est absenté quelques minutes durant lesquelles les murmures se sont instantanément transformés en un brouhaha grandissant d’excitation avant qu’il ne revienne accompagné d’un grand bac blanc opaque. Des cris de joie se sont fait entendre et je l’ai vu nous demander d’enfiler nos gants et d’installer devant nous de plus petits bacs qu’il nous avait préalablement distribués, à la suite de quoi il a déambulé entre les rangs.

Il tendait le bac en nous demandant de choisir… jusqu’ici je n’avais pas encore vu.

Je regardais mon plateau et mes gants blancs et je me demandais sérieusement ce que je faisais ici. J’avais terriblement honte de ce que j’allais faire, parce qu’au fond, je savais.

Puis mon tour est arrivé. Il s’est posté devant moi et m’a tendu le grand bac blanc. A l’intérieur, j’ai été horrifié d’y apercevoir une vingtaine de souris blanches, mortes, entassées, jetées les unes par-dessus les autres. Certaines d’entre elles avaient les yeux rouges, entrouverts. J’ai eu un dégoût profond pour cette image qui reste jusqu’à aujourd’hui gravée dans ma mémoire. L’image d’une terrible cruauté.

J’ai regardé mon enseignant, je lui ai dit que je ne pouvais pas faire l’exercice et que je ne pouvais de toute façon même pas en tenir une. Il m’a regardé d’un air stoïque et m’a dit : « Tu as des gants, donc tu en choisis une et tu fais l’exercice comme tout le monde. » Il n’y avait aucune place pour le débat, rien. Je suis passée au travers de la question éthique qui m’animait pour m’appuyer sur l’expression d’un sentiment qui, je le croyais naïvement, aurait pu avoir une force de persuasion qui m’aurait permis d’échapper à cette situation : « Je ne peux pas, j’ai peur ». Et là, c’est l’impatience qui s’est lu sur son visage : « Allez, allez, tu nous fais perdre du temps, tu te dépêches d’en prendre une, il faut avancer ! »

Je me revois prendre une pauvre souris du bout des doigts, avec dégoût et peine entremêlée. Je me revois suivre les directives à la lettre tel un bon petit soldat. Je me revois inciser le ventre de « ma protégée », je me revois tirer délicatement sa peau à quatre épingles (au sens propre) avant que l’enseignant ne vienne reprendre mes gestes en écartelant davantage et avec plus de force la peau fine et encore poilue de la petite bête qui gisait sous mes yeux : « Comme ça, tu n’y verras rien autrement »…

En fond, j’entendais tout autour de moi des rires et des questions : « Tiens ? C’est quoi ce truc-là ? » « Ah, c’est très intéressant, venez tous voir, ici c’est la vessie, elle est bien pleine, on dirait bien que cette souris-là n’a pas eu le temps d’uriner avant de mourir »…

Ce que cet enseignant n’avait pas compris, c’est que je n’avais justement pas envie de voir quoi que ce soit. Je n’avais pas envie de participer à tout cela, par principe, par morale, par éthique mais aussi par peur, par dégoût, quoi qu’il en soit, c’était mon choix… mais je n’ai pas su dire non.

La vraie question est : aurais-je pu dire non ? Un non catégorique.

Eh bien moi je peux vous le dire, là maintenant, cachée devant mon ordinateur, plusieurs années plus tard, catégoriquement, je peux vous dire que non, je n’aurais pas pu dire non.

J’étais une bonne élève sans problèmes, sans histoire. Sage… Ce jour était attendu par la masse qui m’entourait. Je pense que personne ne devait partager mon point de vue, personne ne devait partager ma sensibilité sur cette question. Je me sentais incomprise par le professeur et par les autres, seule en somme. Il m’a forcée la main.

Je ne voulais pas attirer tous les regards sur moi et poser de problème au bon déroulement de la séance, et surtout, il représentait une autorité que j’avais apprise, depuis près de seize ans, à écouter et à respecter.

Aujourd’hui, j’ai une vingtaine d’années et jusqu’à aujourd’hui, j’ai encore un puissant sentiment de respect et de fait, d’accord presque inconditionnel, très marqué, comme ancré en moi, à l’égard des institutions auxquelles je suis confrontées dans mon quotidien. C’est une forme de formatage que j’ai reçu depuis que j’ai été soumise à l’éducation nationale, qui, peu à peu, a été remplacée par d’autres structures, les dernières en date étant les structures médicales. Depuis peu, j’ai ouvert les yeux et en ai fait plusieurs articles dont un, au sujet des membres du personnel hospitalier mais aussi au travers d’un article plus général intitulé : Le monde est rempli de spécialistes.

Mon récit vous semble être une simple anecdote ? Il n’en est rien. A 16 ans, j’ai pu me résigner, accepter, puis tenter d’oublier ce cours de travaux pratiques. A 16 ans, là où une majeure partie des gens n’avait pas été affectée, je l’ai été. Là où l’institution qu’est l’éducation nationale avait jugé que cet exercice était adapté à mon âge et mes émotions, elle n’avait ni pris en compte mes convictions, ni le fait que moi, EM, j’aurais pu, ne pas être prête à ce moment précis.

Alors aujourd’hui, je voudrais me concentrer plus spécifiquement sur cette éducation nationale et sur le petit rappel à l’ordre qui s’est installé cet été pendant que bon nombre de parents étaient, à raison, les pieds en éventail pour souffler un peu et repartir de plus belle pour une année effrénée.

Je ne vais pas vous parler de la loi Shiappa, non. Si jamais il me venait la maladresse de faire référence à cette loi qui n’est autre qu’une montagne qui accouche d’une souris, je risquerais de me voir criblée de toute part.

Avant toute chose, vous devez impérativement savoir que je n’écris pas sans m’être préalablement bien renseignée à la source. Le sujet dont je souhaite parler est sensible car au moindre mot qui va à l’encontre des grands courants, vous êtes raillée et montée au pilori. On crie à la fake news et au sabotage, et hop, votre voix est étouffée, laissée pour compte…

De quelle fake news parle t-on au juste ? Ce n’est pas parce que certaines personnes mal informées s’emmêlent les pinceaux dans leurs argumentaires que toute discussion est prohibée, si ? Dans quelle démocratie vit-on ? Parfois je me le demande.

Vous l’aurez compris, je bouillonne de ne pouvoir m’exprimer sans que l’on ne m’assujettisse au silence à coup de « t’es parano », « mais qu’est ce que tu racontes »….

Alors je choisis de le faire ici, dans ma bulle de liberté et de réflexion, bulle qui éclatera peut-être au visage de ceux qui semblent avoir trop peur de se pencher eux-mêmes sur la question, préférant entrapercevoir un fake-news inscrit sur Le monde ou le 20 minutes pour se rassurer, au risque d’être dérangés par une vérité qui pourrait, au fond, leur déplaire.

Eh oui, aujourd’hui je vous parle des séances d’éducation affective et sexuelle qui, selon l’article L312-16 du code de l’éducation, déjà en vigueur au 15 avril 2016 (et dans une version antérieure, déjà présente depuis le 7 juillet 2001), je cite : « sont dispensées dans les écoles, les collèges, et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupe d’âge homogène ».

Vous avez bien lu. J’aurai donc très bien pu ouvrir ce débat et partager mon opinion bien avant que notre très chère Shiappa s’y accole pour de bon dans l’imaginaire collectif. Il se trouve que je suis maman depuis peu et que toutes ces questions se révèlent devant moi à mesure que ma fille grandit et que des débats publics s’animent. Le blog est encore jeune et je profite de la liberté d’expression dont je jouis ici pour vous partager mes questionnements et mon regard au fur et à mesure, je le fais donc aujourd’hui tout comme j’aurai pu le faire en 2001…

Cela étant dit et en mettant la vraie loi Schiappa de côté (LOI n° 2018-703 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes) : que s’est-il donc simultanément passé cet été ?

Eh bien la secrétaire d’Etat, qui n’est autre que Marlène Schiappa (pour ceux qui n’auraient pas suivi), a envoyé aux recteurs une circulaire visant à renforcer les modalités d’application pour que la loi de 2001, qui me fait précisément bondir, soit mise en œuvre, car il s’est avéré qu’elle n’était pas ou très peu appliquée, selon une étude menée par le Haut conseil de l’égalité entre les hommes et les femmes (HCE).

Alors qu’on se le dise, lorsque j’entends la secrétaire d’Etat appeler les parents « à ne croire que leurs établissements, l’équipe éducative, les préfectures et la loi », je veux bien faire preuve de bonne foi puisqu’elle y fait référence… Quoi que non, enfin… comment dire, sortant de la bouche d’un auteur semblerait-il porno et concernant ces questions bien spécifiques (et surtout bien sensibles), je préfère quand même me renseigner et m’informer par mes propres moyens avant de tout croire les yeux fermés… vous en conviendrez.

J’ai donc décidé de lire non seulement la loi, mais aussi un rapport relatif à l’éducation à la sexualité publié par le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE) ainsi que toute les ressources à l’attention du personnel éducatif sur cette question.

Dans la synthèse du document ci-joint, publié par le HCE, que je vous invite aussi à consulter par vous-mêmes, il est dit que : « La sexualité et les relations intimes et affectives forment une découverte et un apprentissage qui, à tous les âges de la vie, mais plus particulièrement chez les jeunes, soulèvent de nombreuses questions et besoins. »

Des questions et des besoins… des besoins ? Des besoins sexuels à tout âge de la vie ? Vraiment ?

Bon, soyons précis, en affirmant que l’être humain possède une vie sexuelle, intime et affective à tout âge de la vie, le HCE prend une position claire qui est de dire que la sexualité est un processus linéaire et évolutif. Cette position s’appuit sur plusieurs théories qui sont largement discutables (je vous invite notamment à prendre connaissance des études qui la soutiennent et la promulguent. Elles furent notamment menées par un certain Kinsey et sont aujourd’hui lisibles via le Kinsey Institute et son SIECUS qui jouit de l’accréditation de l’ONU et dont la voix est très influente). Cette représentation linéaire d’une sexualité évolutive et « à degrés », depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte, est une position parfaitement contestable.

Le docteur en psychopathologie Ariane Bilheran l’explique très bien : « Il n’y a pas de développement sexuel de l’enfant, car il existe une différence de nature, et non de degré entre le statut de l’enfant et le statut de l’adulte. (…). A l’adolescence, avec l’émergence de la puberté, il faut que les adultes aident au contraire, à réprimer le pulsionnel et non à l’autoriser tout azimut. Dans ces textes (elle parle des textes relatifs aux « standards pour l’éducation sexuelle en Europe » qui donnent la ligne de conduite idéologique pour la planification du « Plan Sexuel 2017-2030 » qui s’appuie sur un rapport du 2 mars 2016 du haut conseil de la santé publique dont il tire des références directes ; l’OMS a d’ailleurs sponsorisé et validé ces « standards pour l’éducation sexuelle en Europe »), il existe une confusion perverse entre la prévention/protection des enfants et l’exposition des enfants. Sous le faux prétexte de les protéger, on les expose et on les transgresse. »

Ariane Bilheran ne parle pas de « sexualité de l’enfant et de sexualité de l’adulte », elle parle du « sexuel infantile, et de la sexualité de l’adulte ». Elle insiste bien sur le fait que « Le développement pulsionnel de l’enfant est psychique, il n’est pas sexuel. Il na rien à voir avec l’acte sexuel des adultes (…) ; l’enfant n’est pas un être sexualisé en miniature. L’enfant est un être traversé par des pulsions qui sont de l’ordre du sexuel infantile, qui n’a rien à voir avec la sexualité de l’adulte. » La différence de nature est clair. Elle reprend ainsi : « Il n’y a pas une espèce de continuité, une échelle de degrés, etc. Contrairement à ce que tous ces « droits sexuels » et cette « éducation sexuelle » veulent nous faire avaler. »

Vous l’aurez compris, je partage absolument cette vision qui fait une distinction claire entre l’approche à observer vis-à-vis d’une personne en fonction des différentes étapes de sa vie, à savoir : avant ou après la puberté.

Dans le document du HCE, s’ensuit un listing visant à pointer du doigt les inégalités entre les filles et les garçons, estimés être directement liés à l’appartenance sexuelle de ces derniers. Je vous laisse méditer sur l’origine de cet émoi, mais nous y reviendrons.

Dans cette liste d’effets indésirables à cause du fait que les hommes et les femmes soient biologiquement différents, vous pourrez lire un monticule d’affirmations :

« L’entrée dans la vie amoureuse est un moment révélateur des inégalités entre les filles et les garçons ». Sur quelles études se basent-ils pour émettre cette observation ?

« Les jeunes femmes subissent la double injonction de devoir se montrer désirables mais « respectables » ». A en lire ces lignes, je comprends que les femmes devraient pouvoir être désirables mais non respectables. Qu’en est-il des hommes ? Pourquoi la société devrait-elle aspirer à une telle quête ?

« Les jeunes, et en particulier les filles, méconnaissent leur corps, et le plaisir féminin reste tabou ». Que vient faire la question du plaisir féminin à côté du fait que les femmes en savent moins sur leur corps que les hommes ? Pour combler cette différence, visent-ils à enseigner les différents moyens d’aboutir à un plaisir féminin en cours d’éducation sexuelle pour rétablir une « égalité des plaisirs » entre les hommes et les femmes ? Plaisir et Biologie sont deux choses distinctes. Où veulent-ils en venir ?

En définition, l’éducation à la sexualité se résume en cela d’après leurs mots :

« L’éducation à la sexualité vise, à partir de la parole des jeunes, à les doter des connaissances, compétences et savoirs-être dont ils et elles ont besoin pour une vie sexuelle et affective épanouie. Cette éducation s’inscrit dans une conception holistique de la santé et est un outil indispensable pour atteindre l’égalité femmes-hommes. »

Cette définition me dépasse. Les termes « compétences » et « savoir-être » sont complètement déplacés. Comment comptent ils transmettre les « compétences » adaptées à une vie sexuelle épanouie au juste ? Le « savoir-être » ? Faudra-t-il aussi dicter tout ce qui relève d’un comportement associé à un sentiment amoureux pour prétendre à une vie affective épanouie ? Sur quels critères et avec quel baromètre comptent-ils mesurer l’épanouissement sexuel ou affectif ?

«(…) pour atteindre l’égalité femmes-hommes » : J’en profite pour rappeler que biologiquement une fille/femme et un garçon/homme sont naturellement inégaux par la force des choses. Il ne faut pas avoir peur des termes. Inégaux ne signifie pas que l’un est meilleur que l’autre. Inégaux ne signifie pas que l’un n’est pas le complémentaire de l’autre. Inégaux ne signifie pas que l’un peut dominer l’autre, non. L’inégalité tient du fait que l’homme n’est pas soumis à des cycles menstruels. Si vous préférez, l’inégalité tiens aussi du fait que la femme à cette chance inouïe de pouvoir porter la vie neuf mois durant, quand l’homme ne le peut pas. La quête d’un respect mutuel ou d’une équivalence serait plus juste qu’une quête d’égalité homme/femme. Cette quête n’est en fait qu’un faux combat puisque le dénouement attendu est tout bonnement impossible.

Suite à leur définition de l’éducation à la sexualité, vous pourrez prendre connaissance de ce qui mine le HCE :

« Le HCE observe que parmi les 12 millions de jeunes scolarisé.e.s chaque année, seule une petite minorité bénéficie tout au long de leur scolarité de séances annuelles d’éducation à la sexualité, comme la loi l’a prévu. Par ailleurs, les jeunes se tournent vers Internet, et notamment les réseaux sociaux, les médias (radios jeunes, magazines féminins…) ou encore la pornographie pour trouver des réponses aux questions qu’elles.ils se posent sur la sexualité. Ne sachant pas toujours où piocher l’information et démuni.e.s face à la quantité disponible, les jeunes peuvent recourir à des ressources erronées, normatives voire contraires à l’égalité femmes-hommes. Cela peut aussi être le cas pour leurs parents. (…) Alors que les jeunes sont en attente d’éducation à la sexualité, les difficultés des adultes à aborder ces questions entravent l’élaboration assumée d’une politique publique d’éducation à la sexualité qui informe et accompagne chaque jeune de manière adaptée à son développement et à ses besoins. »

Donc le haut conseil de l’égalité homme/femme nous explique, la bouche en cœur et avec les yeux de la détresse, que l’éducation nationale et ses cours d’éducation sexuelle sont le dernier recours puisque notre société est hyper sexualisée, que l’instrumentalisation des rapports entre les sexes est partout, que la pornographie est inévitable, que l’asservissement du corps de la femme fait légion et que les parents sont de sombres idiots incapables de faire preuve de discernement, allant jusqu’à piocher dans ces références ignobles pour faire l’éducation sexuelle de leur marmaille.

Excusez ma colère mais enfin, ce passage est tout bonnement illisible pour nos esprits sains. Alors, moi, jeune maman, j’ai une question à poser au HCE et au gouvernement plus généralement, qui semble être bien conscient du problème sociétal dans lequel notre pays s’est empêtré : Pourquoi ne pas agir à la source de tous ces problèmes ?

Voilà ce qui se produit, au lieu d’adapter la société toute entière aux esprits innocents et sains de nos enfants, on nous explique qu’il va falloir adapter les esprits de nos enfants à cette société détraquée.

Vous les voyez tous les jours, ces images de femmes nues dans les publicités pour parfum. Dans des positions suggestives, placardées dans nos rues, sur nos affiches, dans nos bouches de métros, sur nos bus. Vous les voyez partout ces images à caractère érotique, oui, vous les voyez partout et tout le temps ; le problème, c’est que nos enfants aussi les voient. Nos enfants aussi y sont soumis de manière continue.

Alors, en regard de cette réalité, je comprends très bien que l’on cherche à éduquer les jeunes esprits à s’habituer à ces images dès le plus jeune âge. Mais ce qui est certain, c’est que je ne peux pas l’accepter. Je ne peux pas accepter cette réponse qui surfe sur une oblique incohérente et détraquée portée par des théoriciens fous qui expriment sans vergogne que les enfants, jusqu’aux nourrissons, ont besoin et envie de ressentir du plaisir sexuel, eux aussi. Je vous le dis, cette théorie est folle, et c’est sur cette base de réflexion que tout se joue, même si les programmes d’éducation sexuelle français ne s’y conforment pas encore dans les termes. Le fait est qu’elle est validée par l’OMS et qu’elle est bien présente dans les standards pour l’éducation sexuelle en Europe. C’est sur cette théorie, sur cette vision linéaire et évolutive de la sexualité que repose cette proposition obligatoire de cours visant à éduquer affectivement et sexuellement des générations entières.

Soit vous y adhérez, soit vous la rejetez.

En parallèle de toute cette discussion, il nous est présenté une réalité malheureuse qui est bien soulignée et encadrée par des mots très alarmistes et terrifiants qui sont que notre pays abrite de nombreux violeurs (sans blague, étant donné le bouillon de culture déplorable dans lequel les esprits macèrent à longueur de journée, cela ne m’étonne guère). Ce message de peur nous incite à croire que ces cours d’éducation sexuelle seront indispensables pour « sensibiliser » nos enfants dans l’objectif qu’ils soient en mesure de se défendre (rappelons que tous les parents sont idiots, en plus de quoi ils ne sont pas en mesure de transmettre les bons repères qui collent avec les critères d’égalité homme/femme envisagés par le HCE…)

Mais puisque le mal est partout, comme on nous l’explique…

Moi qui suis équilibrée, en pleine capacité de transmettre le meilleur à mes enfants sur ces questions qui relèvent de l’intime… comment puis-je être assurée du fait que celui qui sera chargé d’enseigner cette « éducation affective et sexuelle », n’en profitera pas pour transgresser et violer mes enfants ?

Ai-je besoin d’en dire plus ?

Je crois que les choses sont assez claires. Si l’environnement était plus sain, les esprits le seraient aussi. Nos enfants pourraient évoluer à leurs rythmes, poser les questions qui les intriguent avec leurs mots, à l’âge qui leur convient. Le HCE s’occuperait d’éradiquer à sa source les problèmes d’images à caractère pornographique, sexuel ou érotique en refusant que l’argent prime sur l’environnement visuel qui se trouve être directement soumis à nos enfants, rétablissant ainsi une image de respect mutuel entre les hommes et les femmes. L’école pourrait éventuellement, en plus d’être garant de l’apprentissage de la lecture, l’écriture et du dénombrement, apprendre à nos enfants à faire preuve de force de caractère pour se défendre en toute circonstance : leur apprendre à dire non.

Je sais ce que vous pensez. Ma vision est utopique, illusoire car nous le savons tous, ceux qui tiennent les ficelles de la publicité et des médias ne sont autres que ceux qui ont de l’argent, et contre ceux-là, nous ne pouvons rien…

Alors je maintiendrais à jamais que l’environnement le plus sûr pour l’épanouissement de nos enfants, des miens du moins, reste le foyer chaud du logis qui les a conçus et mis au monde. Personne d’autre que nous, leurs parents, ne peut prétendre en savoir plus sur la manière et le moment le plus approprié pour répondre pas à pas aux questionnements de la chair de notre chair sur ces questions intimes qui les regardent.

J’ai déjà eu cette discussion avec plusieurs mamans en faveur de l’éducation sexuelle à l’école, elles affirmaient, poing levé, que c’est justement dans le silence de certains foyers que le pire arrive parfois. Je pense qu’il faut guérir la société à commencer par l’environnement qu’elle donne à voir. Se concentrer ensuite sur les parents. Ce n’est une fois encore pas les enfants qu’il faut adapter. C’est d’abord les parents qu’il faut éduquer, et les nouvelles générations iront bien.

Une chose est sûre, jusqu’ici tous les textes officiels que j’ai rencontrés sont restés très flous sur le contenu du programme à l’intention des jeunes enfants pré pubères encore à l’école. Les parents seront-ils informés des dates de ces séances ? Quels seront les termes employés ? Qui seront les intervenants ? Les parents pourront-ils être présents durant ces trois séances obligatoires ? Sur quels supports s’appuieront-ils pour expliquer ? Expliquer quoi pour quel âge au juste ? Par où commenceront-ils ? Parlera-t-on encore de cigogne, de choux et de roses aux tout petits ? Une maman qui emploiera ces termes empreints de poésie pour imager les choses sera-t-elle dépassée par la réaction de ses enfants déjà aguerris sur le sujet ? Les textes parlent d’évaluations, en quoi consisteront-ils ? Comment seront-ils réalisés ?

J’y ai passé des heures et n’y ai trouvée aucune réponse claire…

Alors comme certaines écoles ont déjà appliqué la loi de 2001, je me suis attelée à rechercher des bribes d’informations. J’ai trouvé cette vidéo qui rend compte d’un cours type dans une classe de primaire. Je vous invite à la visionner. Les informations transmises en regard de l’âge des enfants m’a profondément choquée.

Oui, tout ceci est bien réel.

Je suis aussi tombée sur les deux extraits qui vont suivre. Je les ai trouvés dans le magazine Madmoizelle, criant à la fake news d’une part et partageant affirmation et témoignage de l’autre :

« Pourquoi il faut démarrer l’éducation sexuelle plus tôt ?

Ces personnes qui s’indignent d’une éducation sexuelle à l’école, a fortiori dès la maternelle, omettent une chose : s’il y a une vérité dans le document utilisé pour monter une fake news de toutes pièces, c’est que les questionnements d’un enfant sur sa sexualité arrivent à un très jeune âge. »

Le document en question fait référence à un tableau basé sur les études en matière de sexualité infantile établie par le pédophile Kinsey.

Sonia Lebreuilly détaillait ainsi le contenu des séances qu’elle met en place avec de très jeunes enfants :

« J’essaie de faire en sorte que ce soit le plus ludique possible : on fait des dessins, il y a des visuels, il y a des poupons sexués. On fait généralement deux séances.

Pendant la première, on dessine deux personnes sous la douche : ça permet de casser l’idée que c’est tabou, que c’est sale, qu’on n’a pas le droit d’en parler.

Ensuite, on essaie de le nommer et de donner le bon vocabulaire comme pénis, vulve.

La 2ème séance est axée sur l’intimité et le plaisir du corps : on y travaille le droit de dire non, le fait que quand ça concerne notre corps, même quand c’est papa ou maman, on a le droit de ne pas être d’accord.

L’idée, c’est d’assimiler que si on aime son corps, on essaie de lui faire du bien, donc on va le protéger, y compris des autres. »

C’est à n’y rien comprendre. Par groupe d’enfants en bas âge, on leur explique que l’on a le droit de parler de sexe ? Cette femme fait donc le choix de les désinhiber, là ou il faudrait plutôt leur apprendre à cacher, préserver, pour mieux protéger leur intimité.

La deuxième séance est à se taper la tête contre les murs. Un enfant à qui l’on parle des plaisirs du corps va tout faire pour aller rechercher ce plaisir, quitte à demander naïvement à un adulte de l’aider à y accéder. La naïveté et l’innocence sont justement le propre des enfants en bas âge.

Elle parle du « droit de dire non » et non pas du devoir de dire non à cet âge. Rendez-vous compte du pouvoir des mots. Une maladresse, une imprécision, une faute de langage, une erreur, représente une faute grave. Nous ne pouvons savoir ce qui se déroulera et se dira précisément dans ces cours d’éducation sexuelle adressés par un tiers pour nos très jeunes enfants. Les mots ont un poids. Tous nos enfants sont différents, ils ont des développements différents, des sensibilités différentes. Cette lourde responsabilité ne peut et ne doit incomber qu’à des personnes d’une confiance et d’une droiture absolues que seule les responsables légaux peuvent désigner.

Je ne peux pas accepter que de tels cours, qui exhibent ce qui relèvent de l’intime sur la place publique, soient présidés par des membres associatifs engagés (membre du planning familial, etc… ) comme l’énonce la loi.

Ces situations me révoltent.

J’ai continué ma quête et j’ai de nouveau été confrontée au fameux document du HCE qui est à notre portée à tous, j’ai trouvé des définitions et des sites de références dans la section des « fiches pratiques ».

Je suis tombée sur cette définition très inquiétante :

Genre (HCE, 2014) : Le genre est le système de normes hiérarchisées et hiérarchisantes de masculinité/féminité. Ces normes sont différentes, construites en opposition, et valables dans une culture donnée à une époque donnée. Ce système produit des inégalités entre les femmes et les hommes.

Théorie du genre bonjour…

Nous y voilà… La notion de genre est clairement remise en cause et cela dépasse de beaucoup ce sur quoi nous sommes principalement tous d’accord, à savoir qu’il n’y a rien de choquant à voir des petites filles jouer avec des voitures ou laisser des garçons faire des scoubidous. Non, le genre est accusé de produire des inégalités entre les femmes et les hommes parce qu’elles sont construites en opposition.

Les genres sont complémentaires ; mais qui les met en opposition, si ce n’est ce texte libre que nous sert le HCE ? Ce que je peux en dire, c’est que tout ce qui interroge et fini par introduire la théorie du genre m’inquiète au plus au point. Je ne m’attarderai pas sur cette question dans ce dossier. J’ai déjà écrit un article très complet sur le sujet que je vous invite fortement à lire : J’avance à contre courant.

Je passe directement aux « exemples d’outils pour intervenir auprès de jeunes publics » : les deux premières ressources m’ont tout de suite interpellée :

Pour les 0-6 ans : Le guide de la Lozère « sac à d’oses d’amour » est destiné à la formation et au développement des compétences professionnelles des équipes éducatives des structures d’accueil collectif de mineur.e.s autour de la thématique de la sexualité chez les 0-6 ans. Ce guide permet notamment d’étayer le positionnement professionnel des utilisateur.rice.s sur cette thématique peu abordée pour cette tranche d’âge.

Ainsi que pour les 6-12 ans : le livre de Thierry Lenain, C’est ta vie, éditions Oskar (2013) Cet ouvrage, illustré par Benoit Morel, est présenté «  comme une encyclopédie destinée aux enfants sur le sexe, l’amitié et l’amour ». Y sont abordées de manière simple les relations affectives et sexuelles entre les êtres humains à travers 5 thématiques : « les liens », « les contacts », « les interdits », « les corps », et « le bébé ».

Je vais me concentrer spécifiquement sur la première trouvaille qui a manqué de me brûler la cornée. Je vous parle d’un matériel pédagogique destiné à une éducation sexuelle pour des enfants de 0 à 6 ans…

« Kin-nnn-sey où es-tu ? M’entends-tu ? Que fais-tu ?»
« Je mets ma culotte ! »

Et maintenant, vous la voyez l’anguille sur la roche ?

Je pourrais noircir des pages entières à l’encontre de cette théorie perverse mais je vais vous épargner cette redondance et passer directement au contenu de ce « guide » qui n’est pas destiné aux enseignants, mais bien aux enfants dans le fond. Comme vous pouvez le voir directement sur le site associé, le « sac à doses d’amour » n’est autre qu’un répertoire de livres à l’intention des enfants.

Des livres tels que « Poils partout » pourront être lus dans les classes. Dans cet album jeunesse, l’explication des développements physiques et sexuels futurs passent par les figures parentales pour « mieux en rire » ou… pour mieux détruire ce qu’il reste de l’autorité parentale. Bouuh, j’ai employé le terme « autorité ». J’en entends déjà venir appeler « au bûcher ! » Du calme, la parentalité positive ou bienveillante a de bon qu’elle tempère l’adultisme, ceci dit, et quoi qu’on en dise, la famille est une structure. Une vraie structure où il doit y avoir une hiérarchie claire et définie, sans quoi c’est l’anarchie. Autorité parentale ne rime pas avec violences ou irrespect. Dans les conceptions mentales de nos enfants, la figure parentale est primordiale, c’est le repère, le réconfort, un point d’attache indispensable à un développement serein et apaisé ; tous les bons psychologues vous le diront, on ne touche pas aux figures parentales. Alors lorsque je lis dans ce livre, de mes yeux : «  Maintenant, parlons un peu de ton père. Quand M. et Mme Hormones ont commencé à s’occuper de lui, il avait à peu près huit ans et on aurait presque dit une petite fille, à part son petit pénis bien sûr »… je m’insurge !

Je pourrais aussi vous donner un deuxième exemple, le livre « Zizis et zézettes » que j’ai vu pas plus tard que la semaine dernière en devanture de la librairie jeunesse de ma ville. Je lis encore de mes yeux, page 18 : « Zizi et zézette sont des parties du corps très sensibles. Il te suffit d’à peine y toucher pour sentir comme des chatouillis. Olivia aime bien ça. Dans sa chambre, elle se repose en caressant sa zézette. Elle sait qu’elle a le droit si personne ne la voit. (La petite fille est représenté dans son lit, partiellement cachée sous sa couette.) Samuel aussi joue avec son zizi. Comme sa sœur, il le fait quand il est tout seul. » Ce livre parle aussi d’érection mais je vous abrège ce supplice.

Ce livre est adressé aux enfants, à partir de trois ans et oui, il incite à la masturbation, c’est le message sous-jacent que n’importe quel enfant pourrait comprendre sans mal. Je n’arrête pas de voir crier à la fake news : « Non, l’éducation nationale ne va pas apprendre à vos enfants à se masturber… » Le fait est que ce type d’ouvrage est référencé dans le matériel pédagogique à l’intention des éducateurs en matière de sexualité. Si vous avez aussi bien lu que moi, vous avez compris que de tels livres font référence au plaisir féminin, au plaisir masculin (égalité ! égalité !), ils font référence au fait que si personne ne nous voit on a tous les droits, et puis une intervenante se sera chargée de dire en classe que « si on aime son corps, on essaie de lui faire du bien », que « quand ça concerne notre corps, même quand c’est papa ou maman, on a le droit de ne pas être d’accord »… Pensez-vous vraiment qu’un enfant de 9, 6 ou pire, 3 ans comprenne et assimile parfaitement et dans le bon sens, absolument tout ce qu’on lui dit ?

Suis-je vraiment la seule à y voir un danger terrible ? Des dangers terribles ? Des dérives possibles/probables ? Ai-je vraiment besoin de répéter mes craintes ? Et si celui qui cherchait à éduquer, en profitait pour transgresser ? Et si l’enfant comprenait mal (voir le contraire) les choses qu’on lui enseigne en masse ? Et sa pudeur ?

Ce sujet est tellement sensible, il contient tellement de subtilités. Soyons réalistes, face à un adulte malveillant, nos jeunes enfants ne pourront pas faire fi de leur naïveté innée pour passer outre et dire à un adulte, non je ne veux pas te donner du plaisir. Car un enfant est, par nature, en perpétuelle recherche de plaisir. Il pourra donc, en effet, être consentant en pleine connaissance de cause.

Voilà ce que je pense : la sexualité est partout, nous devons protéger nos enfants de tout cela au lieu de les exposer davantage en ne leur mettant que ça en tête. Il feront cette quête par eux-mêmes, laissons-leur le temps de s’y intéresser le moment venu en répondant à leurs questions et en les accompagnant pas à pas.

La sexualité est partout mais elle n’a assurément rien à faire à l’école. Que le gouvernement mette de l’argent et de l’énergie à modifier les mêmes codes qu’elle dénonce et qu’elle autorise à la fois est une solution.

Que le gouvernement éduque les mentalités, à commencer par les parents, est aussi une chose envisageable.

Mais qu’elle balaye d’un revers de la main le rôle des parents dans cette question si intime et précieuse qu’est la sexualité de leurs enfants, sous prétexte qu’ils ne savent pas répondre aux attentes et aux besoins de leurs propres enfants, est tout bonnement révoltant.

Cette manière de mettre tout le monde dans le même sac (cas sociaux et majorité saine), à l’aide de raccourcis insultants, a pour seul résultat de séparer encore un peu plus l’enfant de ses parents. Quelle confiance l’Etat accorde-t-il encore aux parents ? Pourquoi une telle intrusion dans la vie affective et intime de nos enfants dès le plus jeune âge ?

Une chose est sûre, avec le peu d’informations flou qui nous est donné pour comprendre ce qui fait partie d’un grand « Plan Sexuel 2017-2030 », je ne peux pas, consciemment, jeter, les yeux fermés, mes enfants dans cette fosse aux lionnes (ou aux lions, à vous de choisir).

Les cours de biologie au collège étaient techniques, simples et clairs à mon époque. A ces moments-clés de l’adolescence, je peux comprendre et accepter que nos enfants soient sensibilisés aux différents processus amenant à la conception d’un enfant et de tout ce que cela implique.

Mais pour ce qui est des cours d’éducation sexuelle transmis avant la puberté comme c’est inscrit dans la loi, qu’en sera-t-il pour un enfant ? Comment un enfant exprimera-t-il le fait qu’il ne se sent pas prêt à aborder telles où telles questions ? Aura-t-il conscience ou non de sa maturité à recevoir les informations prévues à sa tranche d’âge ? Parviendra-t-il à dire un non catégorique en face des adultes tout puissants, incarnés par l’enseignant et les intervenants qui se tiendront devant lui ?

J’avais 16 ans et je n’ai pas pu le faire pour éviter de pratiquer une dissection. Par ma seule expérience, je peux affirmer que l’intégralité des enfants non consentants, ne pourront pas énoncer et maintenir le front d’un non catégorique leur permettant d’éviter d’être propulsés dans un monde d’adultes qui n’aura pas su différencier leur condition d’enfants insoumis à une sexualité propre aux adultes.

A seize ans, ma sensibilité a été heurtée. J’ai participé à un crime qui m’a dépassé, sous le joug d’une autorité supérieure et totalitaire, entre les murs de l’éducation nationale, en cours de Science de la Vie et de la Terre, et cette vision d’horreur ne m’a rien apporté dans ma vie d’aujourd’hui si ce n’est de planter une graine, celle de l’affirmation de soi pour apprendre à dire non avec force, conviction et véhémence envers et contre tout ce qui va à l’encontre de ma morale, mon étique, mes convictions ou même mes peurs.

Alors, parce que ce sujet me touche, qu’il me regarde, et que j’ai le droit de donner mon avis, je me permets de le dire, et le répète avec force :

NON, à une éducation « affective et sexuelle » précoce et opaque, délivrée par un tiers engagé, dans le huis clos de nos écoles.

OUI, à une éducation sexuelle transparente, soigneusement adaptée à la sensibilité de chaque enfant et de fait, invariablement encadrée et transmise par les responsables légaux que sont les parents.

unbrindemaman © EM – Non à l’éducation affective et sexuelle à l’école

EM. Une maman engagée et sensible à l’avenir de ses enfants.

Il y aurait encore énormément à dire (témoignages...), mais je m’arrête là pour aujourd’hui.

Au travers de cet article, je tiens vraiment à insister sur le fait que tenir un point de vue comme je le fait aujourd’hui n’est pas réservé qu’aux conspirationnistes vivant en ermite en marge de la société. Pour ceux qui me suivent déjà, vous me connaissez, je suis EM, architecte et maman, une personne à part entière. Je suis une personne équilibrée, j’ai simplement un esprit critique, une morale, une responsabilité de mère, des convictions, une grande sensibilité et une liberté d’expression. J’ai le droit de donner mon opinion et de la partager comme bon me semble.

Si le sujet vous a touché, partagez l’article, emparez-vous de lui, diffusez-le à votre tour, abonnez-vous et venez débattre dans le champ des commentaires qui est ouvert ; il doit rester un lieu d’échange sain et respectueux.

 Merci de m’avoir lue et à très vite pour notre RDVdesmots qui a pris du retard mais qui devrait reprendre un rythme normal à compter de la semaine prochaine.

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Publié dans Éducation, Pensées | 20 commentaires

Minute, papillon !

unbrindemaman © EM – Le temps qui passe

Aujourd’hui, je ne vous retrouve pas pour vous parler du roman d’Aurélie Valognes qui fait un carton, que je vois partout et que j’ai fini par me procurer sur les bons conseils de mon amie Suzanne qui en a fait un billet complet sur son blog. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié ce roman et vous pouvez retrouver mon petit retour sur Instagram (quatrième onglet à droite du blog dans la rubrique « suivez un brin de maman »…). Non, là n’est pas le sujet…

Depuis quelques jours, mon salon est envahi de grands et beaux papillons. Dès que je laisse la fenêtre ouverte, j’en retrouve un sur le canapé, un posé sur la fenêtre, un autre sur un mur… Ils sont particulièrement grands et colorés. Ils sont beaux, forts et fragiles à la fois.

Ce qu’il faut savoir c’est que j’aime beaucoup les papillons mais que j’en ai une vraie peur bleue. J’ai d’ailleurs peur de tous les insectes qui ont une capacité à se mouvoir trop rapidement, qui peuvent voler et se diriger vers moi à toute vitesse. En bref, j’ai peur de tous leurs déplacements imprévisibles qui pourraient les rapprocher de moi sans que j’y sois préparée et « consentante », autrement j’ai le sentiment d’être agressée par ces petites bestioles… Quand je vois un papillon, je peux donc rester un peu paralysée, lui laisser une zone dans laquelle je ne viendrai pas et observer ce beau spécimen de loin.

Vous le savez sûrement, un papillon possède une duré de vie très limitée, une journée pour certaines espèces à 9 mois pour d’autres, d’où l’expression « minute papillon » qui suggère de prendre le temps de savourer les choses puisque le temps passe vite, très vite, et que tout a une fin.

Cela fait déjà un petit moment que j’avais envie de mettre sur feuille mon ressenti vis-à-vis du temps qui passe, alors j’ai profité de cette invasion et de ces longs moments figés dans le temps pour faire mûrir ma réflexion, et je prends aujourd’hui quelques minutes pour la déposer ici.

Ah le temps qui passe… C’est un sujet inépuisable qui me prend au ventre parfois. Pourtant je suis jeune et j’ai une vie bien remplie, mais je le ressens bien, les journées filent à une vitesse folle. Aucun jour ne se ressemble, et même s’il est d’usage de dire, lorsque tout roule bien et que l’on passe du bon temps, qu’« on ne voit pas le temps passer », eh bien moi j’ai un ressenti qui se trouve aux antipodes de cette phrase toute faite.

Moi, le temps je le vois passer tous les jours, à chaque minute. Non pas que je ne sache pas profiter des instants qui se présentent à moi. Je dirais plutôt que je sens les choses changer, avancer petit à petit. C’est un sentiment qui me donne le vertige si je me concentre sur le fait que le temps défile sans se soucier de savoir ce qui se trouve sur son chemin. Si on y réfléchit bien et que l’on prend de la hauteur, il y a un grand bruit, celui de la vie qui s’agite, abrité dans un univers sourd, et à travers tout cela il y a le temps qui emporte tout sur son passage et qui se fiche de savoir s’il s’adresse à un être ou à une pierre… et tout en bas, là-bas, noyées dans la masse, plus faibles que les éléments et en nombre inférieur, il y a de toutes petites têtes d’épingles… nous, de fragiles êtres humains avec nos vies, nos joies, nos tracas et notre quotidiens. Ça y est ? Vous l’avez, le vertige ?

Je pense que depuis que je suis maman, c’est une sensation qui s’est installée et qui s’exacerbe chaque jour parce qu’un tout petit petit être anime mon intérieur et que je vois des évolutions significatives, rapides et constantes à longueur de temps. Je me demande chaque jour comment la protéger, la contenir dans une bulle de bonheur à l’écart de l’agitation imprévisible du monde tout en lui laissant son entière liberté.

Alors jour après jour, je suis là et je m’émerveille… un sourire, un retournement, un quatre pattes, et puis un beau jour les premiers pas de courses… Il y a les premiers babillages et puis un matin, les premiers mama font enfin leurs apparitions… (Paradoxe quand tu nous tiens) Oh tiens, une nouvelle dent…

Je suis témoin du bienfait du temps depuis plusieurs mois maintenant. Il faut dire qu’avec un bébé, les choses s’accélèrent et cette prise de conscience devient de plus en plus frappante.

Malgré tout, quand je la regarde, je pense à tout ce qui l’attend. Les années de maternelle, de primaire puis de collège, le lycée, puis les études supérieures… Il y a ça et tout le reste, la vie tout simplement, noyée dans un temps. Serais-je présente pour le partager ?

Je me pose souvent cette question et je me surprends d’ailleurs assez souvent à faire des calculs : « Et quand elle aura vingt ans, quel âge j’aurai déjà ? » Et cela me donne le vertige à nouveau.

J’ai déjà fait un billet sur la mort et je pense que ce n’est pas mon sujet ici. Je pense plutôt au temps qui passe, aux temps partagés, à la nostalgie des moments qui filent si vite et que je garde comme des souvenirs presque parfumés, bien gardés.

Cet après-midi, j’ai regardé un papillon bloqué chez moi. Il se débattait de toute part pour trouver une sortie et retrouver sa liberté.

J’ai eu le sentiment qu’il était entré dans un guet-apens, celui d’une construction qui est venue perturber sa vie, mon chez moi. Sa trajectoire s’est vue interrompue nette alors que le monde est aussi à lui et que nous n’avons d’autre choix que de cohabiter dans cette vie, dans ce temps imparti. Ma peur était-elle un motif suffisant pour me donner le droit de le garder emprisonné, et donc de le priver des précieuses minutes de sa courte vie ? J’ai pensé que non.

J’avais vraiment peur de lui, mais j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis approchée au risque qu’il me percute pour lui ouvrir la fenêtre. Envole-toi, papillon.

Finalement, la question devient inévitable : comment obtenir qu’une tête d’épingle manque au monde ou à l’univers entier ? Comment ébranler le temps lui-même ? Marquer son existence ?

Après réflexion, je crois compter sur deux choses : ma fille, ma descendance plus généralement, c’est-à-dire ce que je laisse sur cette terre d’une part. En second lieu je compte sur les souvenirs que j’aurai laissés derrière moi, ceux qui seront ancrés dans les mémoires, ne serait-ce que dans celle du beau papillon que j’ai rencontré cet après-midi.

Alors minute, papillon ! ou minute ! tout court ? Puisque rien ne nous assure au final de vivre plus longtemps que le papillon que l’on vient de croiser… Il faut se rendre à l’évidence, le temps passe et il nous dépasse.

EM.

Nous sommes déjà vendredi pardi ! Je vais tout faire pour faire entrer ma proposition au rendez-vous des mots de la semaine dans cette semaine, mais cette fois-ci je ne promets rien !

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Un paravent de chez Bimago pour mon atelier

unbrindemaman © EM – Paravent de chez Bimago.

Petit disclamer : Je n’accepte pas tous les partenariats que l’on me propose. Je les accepte seulement lorsque le concept ou les produits me semblent intéressants et que je pense qu’en faire la publicité serait un soutien à un projet qu’il me semble bon de promouvoir. Je n’accepte que lorsque j’ai carte blanche et une liberté absolue de dire ce que je veux, comme je le veux en toute honnêteté. Modérément, je n’ai donc pas de problème à aider les projets des autres de temps à autres via mes articles de temps en temps…. Je l’ai déjà fait gratuitement et avec plaisir pour les copinautes notamment et je continuerai à le faire, ceci dit, prendre le temps et l’énergie d’écrire des articles pour promouvoir une idée ou un produit est un travail et recevoir une contrepartie me semble tout à fait acceptable.

La journée d’hier s’est complètement faite happée par les activités du quotidien… Je n’ai pas vu le temps passer et je n’ai pas eu une minute pour me poser devant l’ordinateur, alors je vous retrouve finalement aujourd’hui pour discuter partenariat.

Il y a quelques semaines, j’ai été contactée par un site de décoration d’intérieur : le site Bimago. Mon interlocutrice m’a proposé un échange : je choisis un article de mon choix et je donne mon avis sur le blog.

Je n’avais aucune obligation, si ce n’est de faire un retour honnête et sincère, que mon avis soit positif ou négatif. J’étais libre !

J’ai donc accepté pour plusieurs raisons :

  • Premièrement, certains produits m’ont intéressé, j’aurais pu m’y intéresser sans que l’on vienne vers moi.
  • Deuxièmement, recevoir un produit gratuitement qui m’intéresse et qui me sera utile en échange de mon avis n’est pas une proposition négligeable.
  • Troisièmement, pour qu’une marque laisse la possibilité au blogueur d’émettre un avis négatif comme positif, je considère que cette marque est assez sûre de ses produits pour être rassurée sur le fait qu’il y ait peu de chance qu’une publicité négative soit propagée. C’est rassurant de sentir qu’une marque ait à ce point confiance en ses produits. C’est professionnel, et la liberté qui m’est accordée est un gage d’honnêteté.
  • Enfin, cet article reste dans la lancée de mes articles de la catégorie Mumpreneuse, puisque c’est l’occasion pour moi de vous montrer encore des bribes de mon bureau dans l’atelier dont vous avez pu suivre les étapes de construction au fil des articles, ici-même.

Aujourd’hui, je vous parle donc du site Bimago. C’est un site qui propose entre autres des tableaux peints à la main, des impressions sur toile, des papiers peints, des stickers muraux, des paravents décoratifs, des décorations pour chambre d’enfant, des mappemondes en liège, des cartes du monde à gratter, de la peinture…

Si vous souhaitez décorer votre intérieur, c’est une vraie mine d’or. J’ai pu effectuer une recherche ciblée puisque le site est organisé selon les produits qu’ils vendent, le lieu à aménager, la couleur ou le style que vous visez.

Pour ma part, je vous avais révélé que mon bureau se situe en face d’un point d’eau qui n’est autre que des WC… (Pas très glamour mais très utile pour avoir un accès direct au lavabo lorsque je peins.)

J’étais donc à la recherche d’un paravent pour m’isoler un peu. En naviguant sur le site, j’ai eu un coup de cœur sur un paravent beige/ marron tout à fait dans la teinte de mon atelier, style orient avec un imprimé de mappemonde vintage.

unbrindemaman © EM – Le paravent m’isole des WC et du reste de la pièce.

Sur le site, les paravents existent avec 3 ou 5 panneaux. Le mien n’existait qu’en grand format, alors c’est celui qui est arrivé chez moi. Un peu grand pour mon petit atelier, mais il saura être utile !

Les points forts :

  • La hauteur du paravent est tout à fait convenable (172 x 225 cm (5 panneaux de 45 cm) pour celui que j’ai reçu).
  • L’impression est précise et nette, les couleurs sont profondes et le motif est identique sur les deux faces !
  • L’armature du paravent est en bois et l’impression est reportée sur toile en tliseline. Cela signifie qu’il n’est pas très lourd, je peux le déplacer seule.
  • Une fois fermé, le paravent a une épaisseur d’environ 15 cm, le cadre des panneaux est assez épais pour que le paravent soit solide mais assez fin pour que le tout ne soit pas encombrant une fois replié.
  • La navigation sur le site est intuitive et facile et les délais de livraison ont été respectés.
unbrindemaman © EM – Le paravent refermé est peu encombrant.

Les points faibles :

  • Il existe un écart d’environ un centimètre entre les panneaux lorsque le paravent est ouvert. Cela n’est pas gênant pour l’usage que j’en fais, c’est bon à savoir tout de même…
  • Les prix sont assez élevés. Mon paravent a une valeur de 155,09 € (mais je pense qu’il vaut son prix puisqu’il est d’excellente qualité).
  • Pour le motif que j’ai choisi : une carte du monde. J’ai remarqué que Bimago avait choisi d’imprimer une carte du monde avec un monde ancré dans ce XXIème siècle et ses nombreux conflits mondiaux. Ainsi, je me retrouve avec une carte du monde où certains territoires sont représentés et nommés pendant que d’autres sont omis et laissé pour compte. Ceci dit, je sais bien que l’impression d’une carte du monde reste toujours délicate, surtout lorsque l’objectif n’est en rien politique mais tient seulement et simplement du design…
unbrindemaman © EM – Les panneaux sont espacés.
unbrindemaman © EM – Il y a des problèmes dans le monde ? Sans blague…

Voilà pour moi, ma conclusion est globalement positive. Je suis satisfaite et je recommanderais ce site sans mal, c’est pourquoi j’ai choisi d’en parler principalement en bien ici. Je remercie Karolina pour sa confiance et son regard bienveillant sur le blog et la communauté de brindilles qui le compose.

unbrindemaman © EM – Mon joli et pratique petit grand paravent de chez Bimago.

EM.

Je vous retrouve très vite pour un nouvel article Pensée ou même pour le rendez-vous des mots de la semaine !

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Publié dans Découverte, Mumpreneuse | 23 commentaires

Caramel & chocolat

unbrindemaman © EM – Croquis de mes diamants mandarins

Ma semaine et mon week-end ont été vraiment très chargés ! Je n’ai pas publié ici mais je l’ai fait sur les réseaux. J’ai décidé de repartager quelques images et mots dans le blog pour intégrer et graver ici un tout petit hommage, une pensée à la mémoire de mes oiseaux. 

unbrindemaman © EM – Croquis de mes diamants mandarins

Je n’ai pas encore fini de ranger les casiers de mon atelier, d’où l’absence d’articles ces derniers jours… Je suis retombée sur ces vieux croquis de mes oiseaux de l’époque.
Un couple de très beaux diamants mandarins qui avait offert au monde une bien belle portée de 6 petits.

J’avais suivi toute les étapes de cette magnifique aventure. La construction du nid, l’attente… puis j’ai été témoin de la souffrance et de la douleur…

Je me souviens bien des petits cris de la femelle au moment où elle pondait ses œufs.
Je comprends aujourd’hui toute l’énergie et le courage qu’il lui a fallu à ce moment précis. 6 œufs, 6 fois plus de douleur…

unbrindemaman © EM – Croquis de la femelle

Retrouver ce carnet d’observation m’a replongé dans ce souvenir d’une matinée d’été… Moi, attendrie, face à ce couple.

Moi, émerveillée, face à cette femelle qui montais bien volontiers sur moi pour venir picorer directement au creux de ma main.

Moi, impressionnée, face à ce mâle qui réclamait toujours plus de brins en fibres de coco pour renforcer leur nid.

Moi, euphorique et folle de joie aux larmes, face à leur 5 petits venus égailler leur quotidien.

Toujours moi, meurtrie et chagrinée, face à un 6ème œuf qui n’avait pas éclos…

Je les ai tous aimés et je suis très reconnaissante d’avoir pu observer, aider et accompagner ces petits bijoux de la nature. J’espère de tout cœur m’être bien occupée d’eux tous.

unbrindemaman © EM – Caramel et chocolat

PS : A demain pour l’article sur le partenariat dont je vous parle depuis un moment maintenant… Et si vous n’avez pas vu passer les deux propositions du dernier rendez-vous des mots de mes copinautes Dinde de toi et Les chroniques de Sallia, je vous invite à filer les lire !

A demain…

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Publié dans Dessin, Pensées | 21 commentaires

Un Atelier est né

unbrindemaman © EM – En direct de mes tiroirs. Je range, je trie, j’organise…

Précédemment :
L’aventure commence !
Des locaux pour unbrindemaman ?
Début des travaux et retrait de la vieille moquette
Retrait de l’ancien papier peint et sombres découvertes
Pose d’un nouveau papier peint et fatigue
Pose du carrelage et galères du nettoyage !
Le chantier touche à sa fin

Petit article pour vous parler de l’avancement du chantier. Puis-je encore parler de chantier ? Je dirais plutôt que les choses ont assez avancé pour pouvoir travailler dans des conditions convenables. La vieille cave s’est changée en atelier…

Le sol n’est pas complètement dépourvu de tâches de colle à carrelage, mais il est neuf, prêt à vivre de nouvelles choses. Pour un atelier, cela fera l’affaire.

unbrindemaman © EM –Le carrelage n’est pas très droit non plus…

Les murs ne sont pas droits, mais la couleur du nouveau papier peint est unie. Les murs sont plus frais et lumineux. Pour un atelier, cela fera l’affaire.

unbrindemaman © EM – Il reste des vestiges de l’ancienne cave pour nous rappeler ce par quoi nous somme passés… 

Le plafond n’est pas du tout isolé, mais les trous ont été rebouchés et les irrégularités sont désormais dissimulées derrière de petites plaques de polystyrène collées. Pour un atelier, cela fera l’affaire.

unbrindemaman © EM – Avant : des petits trous, des petits trous, toujours des petits gros trous
unbrindemaman © EM – Après  : le polystyrène est un chouette cache-misère, non ?

En un temps assez court, je trouve que les choses ont quand même bien avancé pour un résultat qui me suffit amplement et qui pourra évoluer et se « polir » doucement au fil du temps.

Mon petit coin de bureau se trouve entre un chauffage et un point d’eau… Bon, ce n’est pas très glamour d’avouer que je vais travailler à côté des WC je vous l’accorde, mais le lavabo sera idéal pour laver mes pinceaux et tout mon attirail.

unbrindemaman © EM – J’ai déjà accroché quelques cadres. Je vous présente aussi ma lampe coup de cœur à deux brins…
unbrindemaman © EM –Un peu de douceur après le chantier. (Et puis bon, tous les moyens sont bons pour chasser les odeurs de vinaigre et de colle.)

Je suis comblée, d’autant que je traverse actuellement LA phase que je préfère ! C’est l’heure d’organiser, de ranger, de trier et de décorer (personnaliser) ce petit atelier et ce petit coin de bureau.

J’ai enfin pu déballer mon matériel de dessin que je gardais bien au chaud dans de grandes trousses un peu abîmées depuis la fin de mes études d’architecture. J’ai décidé d’entreprendre un grand rangement pour faire un bilan du matériel encore utilisable que je pouvais garder. Pour ce faire, j’ai prévu un bac à crayons, un bac à encres en tubes (stylos, rotrings, feutres…), un bac à encres liquides et instruments de mesures (plumes, encres de chine, équerres, règles, réglet…) et un bac à peinture (aquarelle, gouache, pinceaux…).

Comme vous pouvez le constater dans la photo de tête d’article, mon objectif n’est pas du tout de bien aligner mes crayons par couleur ou par taille. Je les dispose plutôt en vrac pour un souci de praticité. Certains sont réunis par un élastique, rassemblés selon leurs caractéristiques : les crayons secs, les crayons de couleur, les pastels, les mines, les crayons gras, fusains, pierre noire…

J’ai ma petite organisation qui peut sembler un peu désordonnée dans mes tiroirs, mais il n’en est rien à mes yeux. Je souhaite organiser cet atelier comme un vrai atelier digne de ce nom pour qu’il soit pratique, expressif, chaleureux et surtout le plus fonctionnel possible !

Je vous immerge jusque dans mes tiroirs pour que vous puissiez vraiment voir où tout commence. Chaque choix a un sens. Chaque médium répond à une exigence particulière. C’est par ici que toutes mes idées et créations commenceront. Par le choix d’un crayon, d’une couleur, d’une texture, d’un papier…

J’ai hâte de développer plusieurs visuels à vous soumettre sur différents supports… Et j’ai hâte, hâte de vous proposer de nouveaux tableaux originaux pour la boutique !

unbrindemaman © EM – En exclusivité, je vous montre un aperçu de la petite galerie dont je vous avais parlé…

En bref, j’ai passé une partie de l’après-midi à tester mes stylos/feutres…

Vous avez sûrement dans votre entourage une amie qui ne peut pas s’empêcher d’écrire des mots ou des bouts de phrases ridicules sur un morceau de papier à l’achat de nouveaux stylos, type : « Je suis en train d’écrire avec mon nouveau stylo pour voir comment il écrit ». Cette amie serait même capable de noircir une page de « Bonjour » pour tester son nouveau stylo plume, quitte à descendre méchamment sa nouvelle cartouche d’encre ? Et bien maintenant, vous devez savoir que je fais pleinement partie de cette catégorie de personnes.

J’adore dessiner. J’adore écrire. J’adore voir l’encre dessiner mes pensées. J’aime particulièrement écrire en bleu, même si « ça ne devrait plus se faire lorsque l’on grandit pour se libérer des carcans de l’éducation trop scolaire que nous avons reçue… » (Oui, j’entendais ce genre de chose en architecture…) Que nenni les amies ! Faisons ce qu’il nous plaît, et il me plaît d’écrire en bleu et non pas en noir. Voir des mots en noir me rend triste… C’est sans doute pour cela que les seules pages de mes carnets qui sont noircies d’encre noire sont en réalité des dessins.

Je m’égare…

En résumé, me voilà sur un petit nuage, la page du chantier se tourne pour laisser place à un atelier de création en devenir.

unbrindemaman © EM – Il y a quelques jours, je vous présentais ce bouquet de lavande sur Instagram pour vous remercier, vous, chères brindilles, de m’accompagner dans cette aventure. Voici où il a atterri, dans l’atelier de tous les possibles…

EM.

Je vous emmène avec moi pour la suite de l’aventure, dans un prochain épisode…

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Publié dans Mumpreneuse | 28 commentaires